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 Nous partagerons alors vos expériences !

Cécile, 39 ans, 12 septembre 2017

 

Je m’appelle Cécile et j’ai 39 ans. Je vis en couple et maman de deux enfants.

 

J’ai bénéficié de la pose des implants Essure le 02/02/2012.

 

Très rapidement j’ai commencé à déclarer des problèmes de santé. C'est-à-dire : 4 jours après la pose, soit le 06/01/2012, j’ai consulté aux urgences pour migraines, puis de nouveau le 11/01/2012 toujours pour des migraines violentes.

Ensuite j’ai été hospitalisée à deux reprises :

ü  le 12/01/2012 pendant 24 h pour migraines avec aura (6 jours après la pose),

ü  le 19/01/2012 pendant une semaine en neurologie pour migraines avec hémiparésie de la face et de tout l’hémicorps droit. Au bout de 48 h, disparition de l’hémiparésie de la face et du haut du corps mais présence de paresthésie au membre inférieur droit en ressentant : fourmillements, sensation de chaud et/ou froid intense, douleurs au pli de l’aine, mobilisation difficile, boiterie, douleurs musculaires et articulaires, fatigue intense.

En même temps, je déclare bien d’autres symptômes : règles hémorragiques, ventre gonflé, essoufflements, écoulement nasal toute l’année, douleurs dorsales, pression dans les mâchoires, faiblesse musculaire, problèmes de concentration, de mémoire, transit perturbé.

 

Lors de mon hospitalisation, les investigations n’aboutissant pas (scanners, IRM, bilans sanguins…), très vite l’équipe médicale me demande si j’ai des difficultés professionnelles ou familiales, et vu que je suis très fatiguée, ils évoquent un burn out. Bref, une consultation douleur est organisée pendant ce séjour, et le médecin douleur que je rencontre m’examine à peine, et m’explique que ma problématique médicale est d’ordre PSYCHOLOGIQUE. Cette consultation a duré en tout et pour tout 5 minutes ! Très honnêtement je n’ai pas du tout apprécié, je lui ai expliqué que tout allait bien dans ma vie familiale et professionnelle et je lui ai demandé de sortir de cette chambre. Je n’en revenais pas ! 5 minutes de consultation et vous êtes PSY !

 

La colère me prend : je ne suis pas entendue dans ma douleur, sur mon état physique ! Et ce qui m’a profondément blessé pendant cette hospitalisation, c’est que j’étais aide-soignante dans cet hôpital et que je travaillais dans les différents services de médecine dont celui-ci. Comment peut-on porter un jugement sur l’état de santé d’une personne, qu’y physiquement est en souffrance et diminuée ? Quelle honte : le corps médical n’a pas d’étiologie donc vous êtes PSY ! Ce n’est pas cela que l’on nous apprend sur les bancs de l’école, on nous apprend l’empathie.

 

Je sors d’hospitalisation avec un traitement neuroleptique fortement dosé, qui effectivement, agit sur mes douleurs neurologiques.

Avec mon médecin traitant, nous demandons une consultation avec un neurologue dans un CHU. Je refuse toute prise en charge sur mon lieu de travail !

 

Il est important de préciser qu’à cette période, mes enfants ont 6 et demi pour mon fils et 18 mois pour ma fille. A la maison, j’ai beaucoup de mal à tenir debout, je boite, quand mon conjoint rentre tard du travail, c’est mon fils qui douche sa petite sœur car cela m’est impossible de le faire. Je suis assise par terre dans la salle de bain, je le guide pour la toilette de sa petite sœur. Ce n’est pas la place d’un enfant de 6 ans d’assumer ce rôle là.

 

Un point très important à mentionner également, mon conjoint me soutient, il est très présent et je ne suis pas seule.

 

Je me pose des tas de questions, pourquoi mon corps ne va plus ? Et finalement s’ils avaient raison ? C’est peut-être dans ma tête…

 

Je décide de consulter un psychologue pour ne passer à côté de rien. J’effectue plusieurs séances.

En parallèle, j’ai enfin ma première consultation en mars avec un neurologue dans un CHU.

Je précise que le psychologue commence à me faire prendre conscience que je vais bien dans ma tête.

Lors de cette première consultation avec le neurologue, qui a duré quand même entre 45 minutes à une heure, ce médecin a épluché tous les clichés d’imagerie, bilans sanguins que je lui ai apportés, a EXAMINÉ mon corps et a constaté une boiterie mais surtout a découvert une perte des réflexes rotuliens à droite.

Je pleure, les nerfs relâchent… cette femme médecin me confirme qu’il y a réellement un problème physique. L’étiquette PSY me quitte ! Ça y est enfin je suis entendue dans ma douleur.

 

Cinq années d’écoulées comprenant des consultations tous les 6 mois au CHU avec un traitement  de neuroleptiques, d’anti migraineux, une hospitalisation au centre douleur ; toujours au CHU ; où a été mis en place une neurostimulation transcutanée (TENS) positionnée le long de ma jambe. Cette technique a un effet antalgique, déclenchant de l’adrénaline pour soulager et du coup cela évite des médicaments supplémentaires. Le port du TENS quotidien était d’environ 12 h par jour en ne devant  pas dépasser 16 h.

 

J’ai eu un arrêt d’un an. Une nouvelle organisation familiale s’est faite autour de moi. J’ai bénéficié d’un reclassement professionnel. Je suis maintenant secrétaire médicale.

 

Fin 2016, mon conjoint regarde un reportage télévisé. Au travers des témoignages, il a l’impression d’entendre mon vécu, bref de me reconnaître. Il découvre qu’il y a des effets indésirables importants aux implants Essure et que leur composition est au nickel. Nous n’en n’avions pas connaissance. La liste des effets indésirables est longue, différente selon les patientes et déclare entre autre des migraines et des douleurs neuropathiques.

 

J’ai donc rencontré mon gynécologue en janvier dernier n’ayant toujours pas d’étiologie à mes problèmes de santé, où je lui ai posé la question y-a-t-il un rapport entre les implants Essure et ma santé ? À savoir qu’en mai 2016, j’ai été opérée d’un fibrome utérin. Sa réponse : il est impossible que vous soyez allergique, vous l’auriez su très rapidement et le fibrome n’a aucun rapport, les migraines, les saignements hémorragiques, le ventre gonflé sont parce que vous êtes une femme proche des 40 ans !

Au vu de mon insistance, mon gynécologue m’a fait faire des tests allergiques au cobalt et au nickel par un dermatologue, qui ont été posés en mars dernier. L’examen clinique révèle une positivité à deux croix pour le cobalt et le nickel.

 

Grande découverte, je suis allergique ! Aucune information sur la composante au nickel et aucun test allergique n’a été effectué avant la pose des implants Essure.

 

À la suite de ces résultats, pour en effectuer l’ablation, il m’a fallu respecter une procédure, c'est-à-dire, consulter un gynécologue expert référencé par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France, liste créée par rapport aux cas d’effets secondaires.

J’ai donc consulté un gynécologue à 140 km de mon domicile.

 

À la suite de cette consultation, a été organisée une intervention chirurgicale, qui a eu lieu le mercredi 10 mai 2017 en indication : ablation de dipositifs Essure par salpingectomie bilatérale sous cœlioscopie + hystéroscopie.

À J8 de la date d’intervention, j’ai fait un choc septique et j’ai mis plus de 3 semaines à m’en remettre…

 

Quelques jours après l’ablation des Essure, je détecte des signes positifs. Je ressens une disparition rapide des différents symptômes en parallèle au sevrage de mon traitement.

Je n’ose pas y croire, disparition complète de toute la symptomatologie : je n’ai plus la tête dans un étau, ni de douleurs neuropathiques dans ma jambe, ni d’essoufflement, le ventre dégonfle, les règles sont normales… j’ai tellement peur que tout revienne que j’en parle du bout des lèvres !

 

À ce jour, je n’ai plus de traitement neuroleptique depuis fin juin et anti migraineux depuis fin juillet. Il n’existe plus de symptômes. Mon corps s’est réveillé. C’est une renaissance !

Une anecdote qui m’a touchée, j’ai fait du vélo avec ma fille tout une après-midi et elle m’a dit : « c’était trop génial de faire du vélo avec toi Maman ! ». Effectivement c’était la première fois que nous partagions ce moment ensemble et pourtant c’est une chose simple de la vie ! Je ne vais plus au lit à 21 heures et donc je partage la soirée avec mon conjoint. Je pourrais en citer plein d’autres détails !

 

Début juillet, j’ai revu le chirurgien pour la consultation postopératoire qui a été satisfaisante.

 

Voici mon histoire, je vous remercie du temps que vous aurez accordé à sa lecture.

 

 

Cécile


Charlotte V.L. (PB) - Admin Essure® France Alerte

Il y a 5 ans, je suis tombé malade. Aucune maladie avec un nom, en effet, je possède tout ce temps à la recherche de ce qu'il était.

Il a commencé avec des éruptions cutanées et des démangeaisons. Allergies où je pouvais tirer aucune flèche. Qu'est-ce que je me suis rendu était que j'étais fou avec les démangeaisons. Pas beaucoup plus tard, je commençais à me sentir vraiment mauvais. Après avoir mangé ou bu, j'étais malade, je suis une sensation de ballonnement, je suis froid, le sentiment de la chair de poule sur tout mon corps. Ce couvert infections de candida. Et pas un, mais constant, terribles. Il démangeait à un moment donné si violemment que je grattais position sanglante.

Le chemin de traitement ...

Et donc je suis allé chez le médecin. Qui m'a donné une crème. Cela n'a pas aidé. Puis je me suis crème plus forte. Ce qui n'a pas non plus aider...                                                                                                (Téléchargez le récit complet ci-dessous)

 

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Domitille B.

Je m’appelle Domitille, j’ai 38 ans et je vis dans le Nord.

Maman de 2 adorables loulous et certaine de ne plus en désirer (tout comme mon mari), je réfléchis à un mode de contraception radical qui me protégera d’une grossesse accidentelle ! Comme je sais que toute méthode contraceptive comporte des failles, je me dis que je devrais passer directement à la stérilisation !

Le temps passe et cette idée de stérilisation ne me quitte plus ; je commence à me renseigner de ci de là, je recherche la méthode la moins infaillible, la moins douloureuse, la plus rapide… Je cherche et .. JE TROUVE !

 

Là, sur mon écran, je lis la description de la méthode «i-dé-ale» correspondant en tous points à ce que je recherche ! Bon il y a bien ce délai de 4 mois qui m’embête un peu car je suis ultra décidée alors je n’ai pas envie d’attendre encore 4 mois avant la pose de ces implants !! Mais bon, la loi est la loi, j’attendrai…

(Téléchargez mon récit complet ci-dessous)

Le scanner 3D montre clairement le morceau restant !

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Vanessa L (Rhône) (le 3.10.2017)

 

Bonjour à toutes et à tous d'abord merci à Marielle pour avoir fait cette association et nous permettre ainsi d'apporter nos témoignages et nous aider à nous sentir moins seules dans cette épreuve .

 

32 ans 3 enfants 2 filles 1 garçon tout était parfait et je ne voulais pas d'autres enfants; le système Essure m'a été présenté comme pratique efficace indolore et le fait de ne pas à avoir d'arrêt maladie était pratique car étant moi-même à mon compte il m'était impossible de m'arrêter plusieurs jours.

 

Après les 4 mois de réflexion l'intervention a été fixée en octobre 2016 sous anesthésie générale tout s'est bien passé j'ai repris le travail au bout de 3 jours sans complication particulière .

tout allait très bien; en décembre 2016 comme des centaines de personnes j'ai vu et entendu le combat de Marielle Klein au sujet des implants Essure.

 

Une semaine après cette émission mon chirurgien m'envoie un courrier me présentant des symptômes et des effets indésirables liés aux implants ;j'en parle à mon mari et je me dis pas pourquoi ça tomberait sur moi etc etc; les mois passent ...6 mois après la pose j'ai commencé à ressentir des maux de tête malgré la prise de 6 grammes de paracétamol par jour rien n'y faisait et puis j'ai commencé à avoir des malaises et à ne plus pouvoir tenir sur mes jambes j'ai consulté le médecin traitant qui m'ont fait faire un IRM ,des analyses de sang dont tous les examens s'avèrent parfaits et  révèlent que j'étais en parfaite santé . En conclusion je suis au bord du burn-out je fais une dépression car je suis fatiguée, je travaille et j'ai 3 enfants.

 

Je leur ai expliqué qui étant donné que je suis une superwoman et qu'il est impossible pour moi de faire une dépression je savais très bien que mon état de santé et il y a quelque chose d'effet je et ne pouvait pas être un facteur psychique ;

après avoir consulté d'autres médecins traitants pour un total de 5 différents, deux d'entre eux m'ont dit que cela pouvait être lié à mes implants Essure à savoir que les premiers médecins que j'ai consulté mon assuré que mon état de santé n'était pas en lien avec les implants; enfin j'etais écoutée et me sentais moins folle;

Juin 2017,  j'ai donc écris un courrier à mon chirurgien lui expliquant tous mes symptômes :maux de tête, malaise, mal aux articulations ,grosse tension dans la nuque ,perte de cheveux, bref ....et de là il m'a rencontré une semaine après et m'a dit qu'il avait déjà opéré plusieurs de ses patientes pour enlever le dispositif Essure .

 

Une consultation neurologique à confirmer que il n'y avait rien de neuro et m'a donné un traitement pour mes maux de tête .

 

Ablation des trompes prévu le 7 septembre 2017.

 

 

Aujourd'hui le 3 octobre 2017 j'ai fait mon opération il y a de cela 3 semaines salpingectomie bilatérale et il s'avère qu'après le contrôle de l'écho il reste encore un morceau d'Essure dans mon utérus je dois me refaire opérer le 16 octobre prochain avec encore un mois d'arrêt maladie pour ceux qui comprennent étant donné que je suis à mon compte je n'ai rien nous devons vivre avec le salaire de mon mari ; voilà donc à 32 ans je me retrouve avec deux opérations en l'espace d'un mois et demi je ne peux pas m'occuper de mes enfants je suis un vrai légume ne peux à peine me lever pour aller travailler bref encore merci pour vous Marielle et bon courage à vous toutes qui passent par là parce que finalement il n'y a que les femmes qui vivent ça qui peuvent comprendre ce qu'on vit ; et pour celles qui veulent ce dispositif et ben passez votre chemin.


Sophie I. 47 ans (12/08/17)

 

Je m’appelle Sophie, j’ai tout juste 47 ans, 5 magnifiques enfants de 25 ans à 6 ans.

Il y a 6 ans, le 13 août 2011, j’ai mis au monde mon 5ème et dernier enfant, cet accouchement à failli faire parti des dernières meilleures choses de ma vie, Benjamin c’est retourné lors de l’accouchement donc anesthésie générale pour me faire une césarienne en urgence, 1 jours après 40 de fièvre, et ceci pendant 1 semaine, j’ai eu une batterie d’examen, les médecins disaient à mon mari de m’amener les enfants pour peut être me dire un dernier au revoir…bref opération en urgence une semaine après, pour je ne sais pas quoi car mon dossier c’est bizarrement perdu !!! Avec tout ce que j’ai pu endurer durant ces 15 jours d’hospitalisations je suis devenu phobique des hôpitaux….

 

Du coup après 2 bons mois de convalescence, ou j’ai souffert, je me suis dit stop c’est un signe !!!!

Alors je me décide, en juin 2012 peut être,  à en parler à mon gynécologue, dans ce fameux hôpital qui a failli me tuer, j’avais peur, peur de repasser sur la table, peur de laisser mes enfants, peur….elle m’a proposé 2 solutions, soit me ligaturer les trompes à l’ancienne méthode avec les fils, mais d’après elle c’est plus long à ce remettre, c’est plus intrusif, c’est moins bien….et la méthode essure qui est sensationnelle et innovante avec tous ses avantages et pas d’inconvénients !!!!

 

Le seul examen à passer : le test chez un allergologue pour une éventuelle allergie, donc rendez vous pris, je passe ce fameux test, et résultat infime allergie, il  préconise de ne pas  poser  d’essure, il n’y a pas grand-chose mais tout de même…un peu dépité je suis retourner chez mon gynécologue, c’est pas grave elle me ligaturera les trompes avec l’autre méthode, cela sera peut être plus long pour me remettre mais bon…..Et elle, mais je peux vous mettre cette essure, il n’y a pas de problème, je l’ai mis à d’autres femmes comme vous et aucun effet n’est apparus, vous n’avez pas grand-chose sur ce test qui pourrais provoquer quoique ce soit !!!!!

 

Opération en octobre 2012 par un autre gynécologue car la mienne n’était pas là, avec ma peur au ventre d’y rester, mais je me réveille, elle vient me voir et le verdict tombe, on a eu du mal, un est bien mit l’autre à voir, il faudra peut être recommencer …je n’ai jamais pu faire le test de contrôle, j’avais cette peur au ventre qui me disait que tout allait recommencer….Depuis une immense fatigue s’est installée, des insomnies et bouffées de chaleur, la libido a disparu, des douleurs dans les articulations des doigts (peut être de l’arthrose au dire de mon médecin) une douleur pelvienne, à l’aine, au ventre comme des contractions, des pertes hémorragique, des règles toutes les semaines ou absence de règles durant 6 à 8 mois,  mais aussi une immense douleur coté bas ventre gauche ou droit si je prend une mauvaise position, mais tout cela je le mettais sur le compte de la pré ménopause, l’age que je prenais, au dire de mon généraliste, mais pas d’examen effectué pour l’avérer…J’ai vécu comme cela jusqu’en janvier 2016 !!!

 

- Le 18 janvier 2016 arrêt 2 jours pour une diarrhée importante, examen de selle fait mais négatif donc examen de sang, pas bonne mais on sait pas trop ce que j’ai !!!!

- Le 12 avril  2016 arrêt 2 jours, un œil gonflé on ne sait pas pourquoi et une baisse de la vue impressionnante que je ressentait depuis quelques semaines.

- Le  22 juin 2016 arrêt 2 jours pour une sorte d’infection urinaire sans germe dans les urines mais sang, examen de sang pas bonne mais on ne sait pas ce que j’ai !!!!

- Le 10 août 2016 échographie abdomino- pelvienne pour douleur et impression de masse péri-ombilical, absence d’anomalie en faveur d’une pathologie intestinale probablement plutôt fonctionnelle, on ne sait pas ce que j’ai !!!

- Le 29 septembre 2016 arrêt de 3 jours pour grande fatigue, examen sang le 26 septembre 2016  pour la maladie du baisé et lyme négatif, on ne sait pas ce que j’ai !!!

 

Mon grand chef me convoque dans son bureau, alors Sophie, qu’est ce qui vous arrive, ou est ma leader chip, ou est l’employé qui fait du chiffre, qui s’investit… et moi je le regarde, et je ne sait pas ce que j’ai, je vois bien que je ne vais pas bien, que je regresse, que je suis fatigué, j’ai des flash dans les yeux, j’ai mal a la tete souvent, bouffée de chaleur,  la vue qui baisse, que je suis obligé de mon concentré ne serait ce que pour réfléchir, agir, pour ne pas oublié ce que je dois faire, et cela à tout moment, tous les jours…

 

- Le 17 octobre 2016 échographie thyroïdienne, gène au niveau de la gorge, douleur jusque dans la mâchoire, impression de masse,  bilan normal, on ne sait pas ce que j’ai !!!

- Le 21 novembre 2016  arrêt 5 jours pour accident du travail, doigt pris dans machine, je commence à avoir des pertes de mémoires importantes et suis obligé de réfléchir pour travailler, ce jour là je me suis emmêlé les pinceaux !!!!

 

Le 14 décembre je suis allée au boulot, j’adore ce travail, et j’adore travailler. A un moment je monte sur mon grand escabeau pour alimenter ma machine et tout d’un coup un vertige me prend, je me rattrape in extremis pour ne pas tomber, cela m’a pris 2 ou 3 fois, bon on va dire c’est la fatigue…

 

Le 15 décembre je me lève, vers 4 heures du matin pour aller bossé, tout d’un coup un vertige me prend, je m’assoie vite, mes yeux vont de gauche à droite très vite et incontrôlable, ça va pas du tout là, tout le monde dort, je prend sur moi et essaie d’aller m’allonger, je dois avoir de la fièvre.. Je m’allonge par terre et rampe jusqu’à la salle de bain pour prendre ma température, et ce thermomètre qui me dit que tout va bien… Je me dit que stop trop d’arrêt, donc je me prépare en tanguant, en m’accrochant, non je ne réveillerais personne, j’irai au travail, je sens que ça va pas bien du tout, mais je persiste.

 

J’arrive à grimper dans la voiture, inconsciente de ce que je fais, je roule, il fait nuit, la voiture roule à 30km/h, je m’arrête dès que je croise une voiture, dès qu’une me suis, j’arrive au boulot, et attend un peu, j’ai failli me tuer et peut être tuer…et je me rend compte tout d’un coup de mon erreur, de ma bêtise, mais je veux pas être en arrêt… Ca passe un peu, je vais me changer, en essayant de marcher normalement, on dirait une alcoolique, les filles me disent que je suis pâle, c’est rien j’ai mal dormi que je leur répond, et je me met en poste… je vomi, je vomi, je vomi, mais je dit rien jusqu'à ma pause à 9h, j’appel mon mari, lui explique, il prend rdv chez le médecin, je quitte mon boulot, tout va bien pour rentrer que je dis, mais non ça va pas, j’ai mis 1h pour rentrer au lieu de 15mn…

Je suis allé chez le médecin, ça doit être la fatigue voir peut être les vertiges vestibulaire, je veux pas d’arrêt, ça ira, le week-end me fera du bien !!!

Lundi boulot, ça va pas trop mais bon….. Toujours l’impression d’être alcoolisé

 

Mardi 20 décembre 2016, paralysie coté gauche du visage, le médecin m’envoie aux urgences de Nantes,  suspicion de dissection vertébral je suis en arrêt !!!!!

- Vertiges rotatoires

- Nausées

- Impression d’aphasie

- Hypoesthésie péribuccale

- Myalgies des 2 mollets

- Douleur type décharge électrique bras droit

- Instabilité à la marche favorisée à la fermeture des yeux

- Scanner réalisé, RAS, veulent IRM possibilité de pautre interne

- Le samedi 24 décembre 2016 : Perte totale de la voix,vertige, fièvre, le cœur qui s’emballe

- Le mardi 27 décembre 2016 Séance de kiné pour vertige rotatoire à l’hôpital, Kiné m’emmène  aux urgences

- Toux sèche,fièvre 38.2,dysphonie,douleur à la palpation du sillon rétro auriculaire. RAS peut être grippe !!!!

- Le jeudi 29 décembre médecin, prise de sang pas bonne, on ne sait pas ce que j’ai !!!!!

- Le lundi  2 janvier ORL pour la douleur au dessus de l’oreille droite comme des coups de marteau incessant, attente de passage IRM hypothèse zona

- Le vendredi 6 janvier 2017 médecin, je tousse énormément à ne plus pouvoir m’arrêter

- le samedi 7 janvier 2017 radio poumons suspicion pneumopathie

- Syndrome bronchique, ce n’est pas grave

-le vendredi 13 janvier 2017

- Examen de sang, pas bonne donc  radio pulmonaire, RAS, on ne sait pas ce que j’ai !!!!!! du coup le medecin m’envoie aux urgence de la Roche sur Yon, elle ne sait plus quoi faire, les prises de sang sont mauvaises mais elle ne sait pas ce que j’ai !!!!!!

- Persistance de toux grasse, sensation d’étouffement, palpitation

- Radio des poumons RAS, on ne sait pas ce que j’ai !!!!

- Le jeudi 19 janvier 2017 médecin, j’en peux plus et je dors plus, elle me donne des somnifères

 

Début février 2017 reprise du travail pendant une semaine et demi  avec mes vertiges et douleurs, médecin du travail met en inaptitude temporaire temps que IRM pas passée !!!!

- Le mercredi 8 mars médecin plus prise de sang pas bonne, on ne sait pas ce que j’ai !!!!!!

- Le jeudi 9 mars radio thorax pour douleur basi thoracique gauche avec dyspnée

RAS, tout va bien !!!!!! Enfin de ce qu’ils disent…..

- Le mardi 21 mars 2017 IRM, tout va très bien !!!........

- Rendez vous chez l’orl suite IRM, bah vous n’avez rien du tout, je ne sais pas d’où viennent ces douleurs au dessus de l’oreille…..maintenant je me met à parler bizarrement, j’utilise des mots qui n’ont rien a voir dans le contexte, j’oublie de plus en plus ce que je dois faire, je dois me concentrer pour ne pas oublier….

 

Le mardi 28 mars je suis allé à la médecine du travail pour la reprise du travail, toujours avec mes vertiges, bouffées de chaleur, palpitations, mal aux articulations,…., mes douleurs physique et moral, car je n’en pouvais plus de ne pas être comprise, d’avoir mal sans avoir d’explications, pourtant il y avait les prises de sang pour le prouver, et bien voici le conseil de l’infirmière qui m’a fait reprendre :

Ecoutez madame, il faut quand même prendre sur vous-même et arrêter tout ces blabla, c’est dans votre tête que cela se passe, il faudrait peut être vous faire suivre, mettez y du votre aussi !!!! Elle m’a mise en reprise mais a un poste ou je n’étais pas seule, avec visite chez elle 1 mois après.

 

J’en pleurais de rage, j’avais mal, par moment, tout le temps, quelques fois… donc j’ai mit toutes mes douleurs dans ma poche, j’ai repris le travail avec plaisir toutefois car j’en avais marre d’être chez moi, mais vertige, douleurs, fatigue, insomnie..tout était là quand même…

 

Le 6 juillet 2017 j’ai démissionné de mon travail, je n’arrivais plus à réfléchir, a travailler correctement, je me lassais, j’ai fait une liste de tous mes maux, et moi-même je n’en reviens pas, en l’espace d’un an mon état de santé c’est dégradé sans que l’on sache ce que j’ai, je ne suis pas retourné chez le médecin, je vis avec en me taisant, j’ai vu le reportage à la télé sur essure, et là ça à fait tilt, j’ai peut être la solution à mes maux, j’ai peut être la liberté au bout, je suis fatigué nerveusement aussi, tout le monde en pâtit à la maison, en 6 mois j’ai pris 7kg mais je ne sais pas comment, j’ai l’impression d’être à 5 mois de grossesse, moi ancienne obèse qui me suis battue pour perdre plus de 50kg je reprend du poids, actuellement mon moral va pas bien, je tiens pour mes enfants et mon mari qui est a fond derrière moi, mais je ne sais pas par ou commencer et surtout il faut que je réfléchisse sans cesse pour penser, alors il faut que je commence le combat, mais par ou commencer... 


Valérie - 46 ans (10/08/17)

 

En mai 2013, j'ai bénéficié de la pose des implants ESSURE pour une contraception définitive.

 

j'ai eu deux enfants qui ont 25 et 21 ans et en 2008 on m'a provoqué une fausse couche, car l'embryon était mort à 4 semaines.

 

Ne souhaitant plus prendre de moyens de contraception, que j'ai toujours eu du mal à supporter (stérilets et pilules), je demande à mon médecin gynécologue de me ligaturer les trompes.

 

Ce dernier refuse. J'avais alors 38 ans et me conseille d'attendre après la quarantaine, même si je ne souhaitais plus d'enfants. Je l'écoute et me voilà repartie avec 5 années de pilule et autant de désagréments.....(prise de poids, poitrine très douloureuse, maux de ventre....)

 

En 2013, je renouvelle ma demande et cette fois-ci, ma demande est acceptée.

 

Et là, on me propose LA NOUVELLE METHODE, la pose des implants ESSURE qui m'est présentée comme une technique nouvelle, sans chirurgie, donc beaucoup moins contraignante pour les patientes, moins invasive que la ligature traditionnelle des trompes. Pas d'anesthésie, pas de cicatrices, pas de séjour à l'hopital.

Mon gynécologue m'envoie donc vers un de ses collègues obstétriciens et en mai 2013, on m'implante donc ces ressorts. Je sors l'après midi même, je vais travailler le lendemain.

 

Tout va très bien.

 

Les ennuis commencent 5 à 6 mois après.

Je ressens des ballonnements de plus en plus régulièrement, jusqu'à être pliées en deux. Mon ventre est constamment gonflé. je ne peux plus mettre de vêtements qui me serrent le ventre, sans quoi cela provoque des ballonnements instantanément.

 

Mon transit est très perturbé, passant par des périodes de constipation deplus en plus fréquentes.

Les symptômes apparaissent et disparaissent de façon tout à fait brutale. Et puis, je souffre de douleurs lombaires, de plus en plus violentes et fréquentes.

 

C'est très perturbant dans ma vie quotidienne. Je ne peux pas faire de sport quand je le souhaite, il suffit que des maux de ventre se déclarent pour m'empêcher de faire ce que je souhaite, la seule solution pour moi de moins souffrir étant de me coucher. Quand cela m'arrivait au travail, j'étais pliée en deux, ne pouvant bouger de mon bureau, n'ayant qu'une hâte rentrer à la maison.

 

Cela a commencé donc en octobre 2013. EN 2014, j'en parle à mon médecin généraliste qui me prescrit un traitement contre les ballonnements, sans succès. En 2015, je vais consulter un gastro entérologue. Je lui dis quand même que ces maux ont commencé quelques mois après la pose d'implants ESSURE, lui expliquant de quoi il s'agit. Pour lui rien à voir. N'ayant dans ma famille aucun membre ayant eu des problèmes intestinaux graves, ce médecin me dit que mes maux sont vraisemblabement liés au stress, et me conseille aussi de changer mon alimentation, supprimer tout ce qui fermente et peut donc provoquer des ballonnements. Pas de traitement particulier.....

Je suis ces conseils, rien n'y fait, toujours les mêmes problèmes.

 

J'en parle à mon médecin gynécologue, appuyant sur le fait que je ne souffre de ces problèmes que depuis la pose des Essure. C'était en 2015-2016. on me répond que cela n'a rien à voir, que mes soucis sont vraisemblablement liés à une pré ménopause, que les problèmes intestinaux sont fréquents à mon âge. (45 ans). Joyeuse perspective pour les années à venir. J'étais démoralisée....

 

Mon dos me fait aussi souffrir de plus en plus, je consulte une kinésithérapeute après avoir passé une radiographie du rachis lombaire. Radio normale. elle ne peut me soulager que par massage mais me confirme qu'elle a plusieurs patientes dans mon cas et me conseille de voir ma gynécologue pour demander le retrait des Essure.

 

Fin 2016, j'entends à la télévision le témoignage d'une femme qui avait des problèmes de santé bien plus graves que les miens et qui s'est fait retirer les ressorts ESSURE. Pour la première fois, j'entends parler de l'association RESIST et donc de la plainte déposée contre le laboratoire BAYER. Je lis les témoignages et là je suis effarée de voir à quel point les médecins peuvent mépriser des patientes qui se plaignent de maux réels et que le chemin soit si difficile pour obtenir le retrait d'implants qu'aucune d'entre nous n'a demandé. Car il faut le rappeler toutes les femmes ont demandé une ligature des trompes. Nous n'avons d'autre choix que de croire les médecins quand ils nous disent nous faire bénéficier d'une méthode beaucoup plus innovante.

 

Je décide alors d'aller plus loin dans mes démarches. Je retourne voir mon médecin gynécologue en janvier 2017, qui mettant quand même en doute mes soupçons, donc mes symptômes et me disant que peu de femmes se plaignent de cette méthode, me demande de prendre l'avis d'un autre gastro-entérologue. Ensuite seulement si rien n'est décelé au niveau intestinal, mon médecin gynécologue me recommande d'aller voir le médecin obstétricien qui m'a posé les essures pour un retrait .

 

Je consulte un autre gastroentérologue qui me prescrit une colloscopie pour éliminer une maladie ou problème intestinal. Je précise que ce médecin gastro entérologue est le seul auprès de qui j'ai trouvé crédit. quand je l'ai consulté, il m'a dit avoir reçu la même semaine 2 ou 3 patientes qui se plaignaient de problèmes identiques aux miens après la pose d'essure. Je passe donc une colloscopie en mars 2017. Tout est parfait, pas de souci.

 

Je prends donc RDV début avril 2017 avec l'obstétricien, forte de mes résultats négatifs au niveau intestinal et muni du courrier de ma gynéco lui demandant d'envisager une salpingectomie si rien n'était trouvé donc au niveau intestinal. Et alors, là, je tombe de haut. Il est très ennuyé, hésitant, fuyant,  me disant que mes problèmes ne viennent pas de là, que les ressorts sont très compliqués à enlever et qu'il doit réfléchir et m'informant qu'il n'en a jamais enlevé. Je n'en crois pas mes oreilles..... Je repars sans réponse de sa part et il me demande d'attendre sa réponse fin avril début mai.  J'attends toujours.

 

En mai 2017, je prends RDV en clinique avec un autre médecin obstétricien. Là encore, j'explique mon "cas", il est très suspicieux, je lui parle de la plainte déposée par les femmes non satisfaites de cette méthode, il me répond que la majorité des femmes en sont contentes et qu'on entend que les mécontentes..... Enfin, il m'explique que les médecins gynécologues sont très réservés sur le retrait des ressorts, car le risque est qu'ils ne puissent pas les enlever entièrement. C'est très déstabilisant pour la patiente que je suis, car j'ai l'impression qu'on ne me croit pas et je ne rencontre que mépris et suspicionS face à ces professionnels.

 

J'insiste pour qu'il me les enlève, lui précisant que je finirai bien par trouver un médecin qui accepte, ce qu'il fait en émettant toutes les réserves possibles.

 

Je suis opérée en juillet 2017. En salle de réveil, une radio de contrôle confirme que l'ablation des trompes a permis d'enlever les ressorts dans leur intégralité.

 

Je me remets très bien de l'opération.

 

 

Je viens de revoir ce médecin un mois après l'intervention pour une visite de controle. Il est à nouveau très suspicieux, sourire en coin quand je lui dis que je n'ai plus de problèmes intestinaux depuis l'opération. Certes il m'a opéré et cela s'est avéré positif car je n'ai plus les implants, mais cela me laisse un goût amer car pendant 4 années, j'ai été confrontée à des médecins qui mettaient ma parole en doute, j'ai eu l'impression d'être folle, je me suis dit à plusieurs reprises que j'en faisais trop. Je ne suis pas d'un naturel à me plaindre, je suis très résistante au mal mais à un moment donné les patients connaissent leur corps et savent ce qui ne va pas. L'écoute est importante et cela n'a pas été le cas des différents médecins que j'ai pu voir. Seul la kiné qui m'a suivi quelques mois et le second gastro-entérologue qui m'a prescrit la coloscopie ont été des médecins à l'écoute de leur patient.


Sandrine C. 45 ans (13/07/17)

 

Je suis Sandrine C, 45 ans, infirmière, maman de 3 enfants. Aprés la naissance de ma petite dernière en 2008, je souhaitais une contraception non hormonale, fiable. Souffrant de problèmes de sciatiques récurrents, l'utilisation d'un stérilet était contre indiqué du fait de mon usage d'anti-inflammatoires. Je souffre aussi d'endométriose depuis l'âge de 16 ans et j'ai été opérée 3 fois. 

 

Mon gynécologue me propose alors les implants ESSURE et je trouve cette méthode tout à fait adaptée. Je me fais opérer en 2009, sous anesthésie générale. Les suites opératoires sont normales et je reprends le cours de ma vie. Puis au bout de quelques mois, environ 6 mois, je ressens des douleurs pelviennes assez importantes. Je suis quelqu'un d'assez résistante à la douleur ( au dire des médecins et de mon entourage) et je n'y prête pas attention.

Puis au bout d'un an, une fatigue s'installe et les douleurs se diffusent au niveau des articulations. Je prends contact avec mon rhumatologue qui me fait faire des tas d'examens ( IRM, scanner, radios). Il ne trouve pas l'étiologie de ces douleurs et me prescrit des traitements anti-inflammatoires ( d'abord des AINS puis des corticoïdes puisque le douleurs perdurent).

 

Je "traine" ces douleurs pendant de nombreuses années, leur intensité devenant telle que je me retrouve plusieurs fois sous morphine pour pouvoir continuer à mener une vie normale, assurer mon travail et ma famille. Maintes fois, mon rhumatologue me fait des infiltrations pour tenter de me calmer sans savoir vraiment à quoi sont dues ces inflammations répétées. Et cette fatigue qui n'en finit pas!!!

Pour finir, je passe en ALD l'année dernière pour fibromyalgie.

 

Puis j'entends parler des contestations liées aux implants Essure et je prends rdv avec mon gynécologue ( je le voyais juste une fois par an et je ne lui avais jamais parlé de mes douleurs car je ne voyais pas le rapport avec mes implants). De plus, depuis 2 ans, je faisais des hémorragies de plus en plus importantes et j’étais à la limite de l'anémie. (mais je pensais que c’était la pré ménopause).

 

Bien entendu il nie que tout ce qui m'arrive soit lié aux implants mais vu que mes hémorragies sont de plus en plus importantes, il me fait une échographie et là m'annonce de but en blanc que j'ai de très gros fibromes dans l'utérus, une trompe gauche complètement atrophiée, de l'endométriose partout et qu'il faut me faire une hystérectomie totale avec annexectomie.( le gynéco m'explique que je peux conserver mes ovaires encore 2 ans mais que l'endométriose reviendra et qu'il faudra de toute façon les enlever d'ici 2 ans; donc je ne veux pas repasser au bloc dans 2 ans!!)

 

Je suis bouleversée car, même si je n'envisageais pas d'avoir d'autre enfant, car je vis ça comme l'atteinte même de ce qui fait de moi une femme. J'ai été opéré en avril 2017 et les conséquences sont catastrophiques: je suis affectée psychologiquement et à la limite de la dépression, ma vie sexuelle est réduite à néant car, lors de l'opération, le gynécologue m'a lésée au niveau des petites lèvres ce qui fait que chaque rapport sexuel est synonyme de douleurs atroces rendant la pénétration impossible, et je ne parle pas des bouffées de chaleur, prise de poids, altération de l'état cutané...

 

Je sens vieille, abîmée, et moi qui suis d'un naturel dynamique ( limite hyperactive) et enjouée, je passe mon temps à pleurer pour rien!!

 

Je poursuis tant bien que mal en étant l'impression de n'être plus moi même. Le seul point positif est que les douleurs ont bien régressées. Je sais que mon mal être est lié à ma ménopause, à l'absence d'hormones mais je sais aussi que j'ai souffert de nombreuses années, que ces implants m'ont conduit à cette opération et à ses conséquences, abîmant tout mon système génital et altérant mon psychisme. Et je vous épargne le mépris des médecins qui ne croient pas à vos douleurs, à votre fatigue!!


Stéphanie C. 32 ans (11/06/17)

 

Je m’appelle Stéphanie, j’ai 32 ans, je suis moi aussi une Victime d’ Essure, et je veux (RE) vivre.

 

J’ai eu un parcours gynécologique difficile, je suis maman de 4 enfants mais j’ai eu 19 grossesses.

Les kystes ovariens dès l’âge de 13 ans et les fausses couches ont fait partit de mon parcours de femme, mais aussi de mère.

 

Jai tout testé, pilules à dosages divers,  Implanon, Stérilet en cuivre, stérilet hormonal, rien ne me vas, ou bien je tombe quand même enceinte. J’ai fait plusieurs demandes de ligature des trompes, mais toutes refusées de par mon jeune âge.

 

En aout 2014, je tombe de nouveau  enceinte. Un passage aux urgences  suite à des douleurs dans le ventre nous alerte d’une GEU. Je serais traité par methotrexate.  Je « supplie » encore le personnel hospitalier de prendre en considération mes soucis dut à toutes ces grossesses et problèmes de méthodes de contraception. Je suis enfin entendu par un gynécologue libéral de l’hôpital qui accepte de me recevoir pour parler de la stérilisation. Je prends donc rdv avec lui pour la fin de l’année.

 

Décembre 2014 : Je rencontre enfin mon futur chirurgien, je lui relate mon parcours gynécologique difficile, il m’écoute avec attention et admet que ma situation n’ est plus possible qu’ a chaque nouvelle grossesse , et donc GEU et fausse couche, je suis en danger.

 Il me parle de la fameuse méthode ESSURE, pour lui sans danger, sans aucun effet secondaire, et adapté à mon jeune âge puisque moins abrasive.  Je luis donne mon accord, tellement heureuse d’être enfin comprise. La date d intervention est fixée au 17 avril 2015, veille de mes 30 ans, après les 4 mois de réflexion obligatoire.

 

17 avril 2015 : Je rentre à hôpital pour mon intervention,  tellement heureuse d’être bientôt enfin tranquille. Je vois mon gyneco avant de rentrer au bloc et lui exprime ma joie et lui renouvelle mes remerciements, lui disant qu’il me fait un beau cadeau d’anniversaire. L’opération se passe sous AG, tout va bien. Je rentre chez moi sans aucune douleur.

Une semaine après l’intervention les ennuies commencent…

Une forte fatigue se fait ressentir, je mets ça sur le dos de l anesthésie. Les jours passent, la fatigue est de plus en plus oppressante, j’ai également des troubles de la mémoire.  Et surtout une transpiration excessive. Mes règles sont bizarres, un coup inexistante, un coup hémorragique. Je me demande si je ne deviens pas ménopausée.  Mon humeur fluctue.

 

3mois après la pose : Je parle de tous ces désagréments au chirurgien lors du contrôle post-op. Il me dit que c est impossible que je sois entrain de ménopausée que je suis bien trop jeune. Et que mes symptômes il ne sait pas ce que c’est. Que mes Essures sont bien en place donc pas d’inquiétude.

Au revoir madame, ça feras  48€

 

Les semaines, les mois passent

Mon dos me fait souffrir, j’ai mal en haut des fesses, je ne tiens plus assise très longtemps. Mes poignets et chevilles se bloquent, craquent. Mon corps est lourd. Mon bassin se déboite à convenance. Je souffre même allongé ne pouvant me tourner sur le coté sans prendre appuie. Je souffre rien qu’en appuyant sur la pédale d embrayage.  Je n’ai plus de libido non plus, mais à coté de mes douleurs articulaires franchement je m’en fiche.  Mon visage devient fatigué, triste, usé, Jai des poches sous les yeux.  D’ ailleurs mes yeux me font mal, je souffre de sécheresse oculaire, ma tension oculaire est monté à 38. On me suspect un glaucome précoce.  Je souffre également de trouble urinaire, impossible de me retenir d’aller au toilette toutes les 30min de jour comme de nuit.

Je tombe en dépression.  J’ai plus envie de vivre. Je me bats contre moi-même. Je prends 25kg.

Mon comportement change, je deviens agressive, renfermée. Je prends tout à mal. Je m’isole. Le médecin me donne des antidépresseur et des stabilisateurs d’humeur, parce que je suis certainement bipolaire maintenant….

Je décide de voir un ostéopathe kiné qui me fait passer des radios, et me détecte 3 maladies osseuses qui habituellement se déclare souvent chez la femme âgée de plus de 65 ans, le sacrum et le coccyx de fêlés également… Mon kiné me dit qu’en 30 ans de carrière il n’a jamais vu une femme de mon âge autant « cassée ».

 

Décembre 2016 : J’entends à la télé et sur les réseaux sociaux parlé de l’association RESIST et de toutes ces femmes qui souffrent des même symptomes que moi. Je en ais la chair de poule en vous écrivant, je fais enfin le lien avec ESSURES, ce poison….

 

Février 2017 : je revois le chirurgien qui me les as posés et lui demande le retrais. Je luis parle de l’association, de toutes ces femmes dans le même cas. Il me prend pour une folle, me dit que je devrais reprendre mon traitement contre la dépression, que je devrai perdre du poids car je suis trop grosse et que peut être que j’irais mieux. Il me balance que je regrette d’être stérile et qu’il est sur que je reveux un autre enfant. J’étais malheureuse, en colère.

Une victime de la même ville que moi présente sur la page facebook de l’association me donne le nom de son chirurgien, que je contact immédiatement. Il me donne rdv pour début avril.

 

AVRIL 2017 : Rencontre avec le chirurgien qui m’a sauvé la vie. 

Je lui parle de tous mes symptômes,  il accepte de m’opérer pour me les retirer. L’opération est fixée au 2 mai.

 

2 mai 2017 :   le jour où Jai repris gout à la vie.

L’opération s est bien passé, j ai subi une salphingectomie bilatérale.  Le chirurgien m’a dit que tout s étais bien passé, qu’il avait retiré essures et les trompes sans aucun problèmes.

Je me suis remise de l’intervention par célio en une semaine.  Mais toujours angoissée à l’idée qu’il pourrait rester un morceau. Je passe donc une radio ASP le 7 juin 2017. Plus rien il n’y a plus rien !!  Je remercie infiniment mon chirurgien que je vois juste après.

 

Je ne suis plus fatigué, j ai déjà repris le sport,  je n ais plus aucune douleurs musculaires ni articulaires, ni signe de dépression et de trouble urinaire. J’ai adhérer à l’association pour continuer de soutenir notre cause, nous victimes d’Essure et incomprises.


Virginie. B (08/06/2017)

 

Plus de 8 ans avec Essure…

 

Après 3 enfants (mon petit dernier avait moins d’1an) et l’expulsion d’un stérilet alors que je ne supportais pas la pilule, et ayant des règles hémorragiques, ma gynécologue m’a envoyée voir un chirurgien afin de procéder à une ligature des trompes en même temps qu’une opération de l’utérus en raison de polypes. C’était en janvier 2009. Il m’a alors été proposé de mettre en place des implants ESSURE qui m’ont été présentés comme une méthode miraculeuse permettant de ligaturer les trompes sans chirurgie lourde puisque par les voies naturelles. La méthode classique n’a jamais été évoquée. Aucune information ne m’a été donnée sur d’éventuels effets secondaires indésirables et sur le fait qu’aucun retour en arrière n’était possible et comme j’étais décidée à ne plus avoir d’enfants (j’avais 38 ans et 3 enfants), l’opération a eu lieu le 19 mars 2009.

 

Je me rappelle avoir eu ensuite des règles de plus en plus hémorragiques avec des caillots de sang énormes et une fatigue perpétuelle, un sentiment d’angoisse permanent et des douleurs à l’estomac (côté gauche) ce qui m’a conduite à consulter en 2010. J’ai alors été traitée avec des anxiolytiques pendant 1 mois. Puis j’ai de nouveau été opérée en 2011 pour des polypes à l’utérus. Quant à la fatigue, lors de la pose, mon fils avait 1 an et ne dormait pas bien. J’ai alors pensé qu’elle venait du manque de sommeil. Mais elle a perduré, pourtant lui dort très bien depuis, devenant plus forte d’année en année et pourtant, rien ne l’expliquait, si ce n’est mes douleurs qui m’empêchaient de dormir la nuit. Même après 3 semaines de vacances à ne rien faire, je restais épuisée… Cela m’a conduite dans un premier temps à abandonner mon métier, botaniste, qui nécessitait de marcher des journées entières. En 2010, je n’en étais déjà plus capable alors que je faisais cela depuis des années et que c’était ma passion… J’ai dû embaucher quelqu’un pour le faire à ma place… et je n’ai jamais pu recommencer… un pan de ma vie, ce pour quoi j’avais fait mes études, s’effondrait…

 

Fin 2011, j’ai fait un urticaire géant alors que je n’avais jamais été allergique à quoi que ce soit. Mon médecin m’a alors mise sous traitement d’antihistaminique, pensant que j’avais trop mangé de poisson. De ce jour là, j’ai toujours eu des démangeaisons sur l’ensemble du corps et comme j’avais vu que des antihistaminiques étaient délivrés sans ordonnance, j’ai pris pour habitude de toujours en avoir dans mon portefeuille car cela survenait n’importe où, n’importe quand sans aucune relation possible avec ce que j’avais mangé ou quoique ce soit d’autre… En 2015, je suis allée voir une dermatologue à ce sujet et elle en a conclu que je devais avoir la peau trop sèche et m’a prescrit de l’huile de lavage. J’ai suivi ses conseils mais cela ne changeait rien alors j’ai continué à prendre des antihistaminiques quand les démangeaisons, n’étaient plus supportables et cela, plusieurs fois par semaines.

 

J’avais également une forte douleur à l’estomac qui m’empêchait, entre autres, de dormir sur le côté gauche tellement cela me faisait mal et je digérais très mal, avec des ballonnements intenses et perpétuels. J’avais signalé à mon médecin à plusieurs reprises et dès 2010, que l’intensité de la douleur variait avec mon cycle (insupportable à la période d’ovulation, la semaine avant mes règles et pendant mes règles, autant dire 3 semaines sur 4 !). Les traitements qu’on me donnait ou que j’achetais en pharmacie me calmaient un peu mais dès leur arrêt, la douleur était de retour. En 2012, suite à une échographie, il a été décidé de me retirer la vésicule car elle contenait quelques calculs sans que toutefois les voies biliaires ne soient bouchées. J’ai donc été opérée, on m’a enlevé la vésicule...

 

Ma douleur n’a cependant pas disparu, ma digestion ne s’est pas améliorée, par contre, sans vésicule je suis devenue très intolérante à la codéine ce qui m’a valu une nuit aux urgences de Narbonne (suite à la prise de Prontalgine donnée par le pharmacien car je souffrais aussi de lombalgie insupportable qui m’empêchait de profiter de mes vacances) puis d’une nuit à vomir, plié en 2 par terre car incapable de me lever, avec de très forte douleurs au ventre (estomac) après la prise d’un sirop pour la toux. Ce ne sont pas là des effets directs mais bien indirects….Ma médecin m’a confirmé mon intolérance à la codéine et m’a même dit qu’elle était très forte pour réagir autant à une cuillère de sirop pour la toux vu le dosage…

 

Dès la pose, j’ai également eu des douleurs lombaires, d’abord sournoises puis très vite devenues une brûlure permanente dans le bas du dos (j’ai une scoliose mais jamais je n’avais eu de telles douleurs). Je prenais alors régulièrement des anti-douleurs (doliprane, advil, … tout ce qui se vend en pharmacie sans ordonnance). Comme je travaille assise face à un ordinateur, je pensais que cela venait de là (n’entend-on pas régulièrement que le mal de dos est la maladie du siècle ?). Mais en 2015, cela est devenu insoutenable, je n’étais plus bien ni assise, ni couchée, ni debout. Je souffrais le martyr… J’en ai alors vraiment parlé à mon médecin à qui je disais souvent que j’étais fatiguée, que j’avais mal au dos, mais sans avoir vraiment consulté pour cela car je ne suis pas du genre à aller consulter tous les jours et à m’écouter. C’était souvent au détour d’une visite médicale pour mes enfants et comme je travaille à mon compte et beaucoup assise, je suppose qu’elle pensait que cela venait de là, d’autant qu’elle ne savait pas que j’avais ces implants puisque je suis allée chez ce médecin après la pose, et que lui avais seulement dit que j’avais eu une « ligature des trompes »… après une radio du rachis lombaire, il a été décidé que je fasse des séances de Kiné. Ce que j’ai fait pendant des mois (30 séances)… Sans aucun changement au niveau de cette brûlure, ma kiné ne comprenant pas pourquoi rien ne me soulageait (massages, exercices, …)… Désespérée, j’ai alors continué à prendre des anti-douleurs…. Et à ne pas dormir tellement j’avais mal la nuit.

 

Fin 2016, épuisée, à bout de force suite à une période de travail intense, je suis retournée voir mon médecin qui a diagnostiqué un burn-out et m’as mis de nouveau sous anxiolytiques.

Avec le sentiment de n’être plus que l’ombre de moi-même, je passais mon temps à dire à mon mari « il y a quelque chose qui ne va pas dans mon corps », « je ne vais pas bien », « j’ai l’impression de m’éteindre à petit feu », « pourquoi on me dit toujours que je n’ai rien » ???Chaque journée était devenue une épreuve, je ne marchais plus un quart d’heure d’heure sans plus pouvoir mettre un pied devant l’autre car vidée d’énergie.

 

La dernière fois que je suis allée faire des courses, j’ai dû appeler mon mari pour qu’il me tienne éveillée afin de ne pas tomber (je m’accrochais à sa voix pour me concentrer), à chaque déplacement professionnel impliquant de prendre la route, je demandais à mon mari ou une de mes salariées de m’accompagner, prétextant que cela serait mieux qu’on soit 2, mais au fond de moi, en sachant que je n’étais tout juste plus capable de conduire seule sans me concentrer sur la voix de quelqu’un pour rester éveillée… Combien de fois ai-je eu peur de me tuer et tuer mes enfants sur la route. J’avais juste l’impression de conduire en « mode automatique »…

 

Depuis la pose des Essures, j’ai aussi toujours eu une libido retombée à zero pointé et des douleurs pelviennes et encore plus lors des rapports. Au début, cela restait supportable mais au fil du temps, les douleurs se sont accentuées et les dernières années, je finissais en pleurs à chaque rapport et je souffrais pendant des jours et des jours après.

 

J’en ai parlé à ma gynécologue ainsi que de ma fatigue et des douleurs variant au fil des cycles menstruels. Sans me faire aucune analyse, elle a jugé que c’était la pré-ménopause et pour mes douleurs, m’a dit en rigolant « vous avez l’utérus rétroversé : vous devez déguster ! ». Après avoir payé, j’ai éclaté en sanglot devant tant de mépris de la douleur, de MA douleur et de mon mal-être. J’ai pris quelques mois le traitement qu’elle m’a donné. Si les premiers mois, j’ai voulu croire à une légère amélioration, je me suis très vite rendue compte que cela ne changeait finalement rien… Je ne sais pas si je suis pré-ménopausée ou pas, mais ce que je sais, c’est que mes douleurs et ma fatigue ne venaient pas de ça.

 

Mais ma vie de couple, elle, en pâtissait sérieusement car comment faire l’amour avec celui que vous aimez quand vous n’en avez pas envie et que vous savez que vous allez souffrir de tout votre être pendant des jours après. Alors pendant des années, je me suis forcée, oui forcée pour ne pas perdre celui que j’aime quand je sentais qu’il n’en pouvait plus, espaçant de plus en plus ces moments d’intimité jusqu’à ce qu’ils deviennent exceptionnellement rares. Pendant des années, je me suis torturée l’esprit en me demandant pourquoi je n’étais pas normale et que je n’en avais pas envie alors que j’aime mon mari de tout mon cœur et mon être… Pendant des années, j’ai entendu qu’il fallait que je fasse des efforts…. Et intérieurement, j’hurlais ma détresse. Je ne demandais que ça, moi, une vie normale. Je ne le pouvais pas, tout simplement…. J’avais trop mal, et tout juste plus la force….

 

Les mois, les années ont donc passé dans la souffrance, la fatigue perpétuelle, le moral au plus bas et de plus en plus bas chaque jour qui passait…. Je n’avais plus goût à rien, plus envie de rien…

 

Le seul endroit où finalement je me sentais encore quelqu’un de bien, c’était le travail car quand je me concentrais sur mes dossiers (ou tentais de me concentrer car même cela à la fin devenait impossible), j’oubliais un peu mon mal être et mes douleurs.  

 

J’ai fini, je l’avoue par avoir des idées noires. Je voulais juste que tout s’arrête, ne plus souffrir… mais j’ai un mari, des enfants et une famille qui m’aiment et je ne pouvais pas faire ça. Je ne suis pas du genre à me plaindre, je n’ai jamais arrêté de travailler (je me suis même noyée dans le travail pour oublier…).

J’avais aussi constamment des vertiges, je me sentais en perpétuel état d'ébriété, la tête comme dans un étau qui serre chaque jour plus fort, le cerveau toujours dans la brume.

Je perdais la mémoire, les mots ne venaient plus, même les plus banals, j’oubliais tout, et j’avais de plus en plus de mal à suivre une conversation. Cela devenait très problématique dans ma vie de tous les jours mais aussi dans mon travail car étant chef d’entreprise, je dois superviser l’ensemble des dossiers et je trouvais cela de plus en plus insurmontable. Assurer des réunions était devenus pour moi un calvaire.

Je ressentais aussi des douleurs articulaires de plus en plus fréquentes (l’ensemble de mes articulations craquaient) et j’avais mal dans l’ensemble de mon corps. Il y a des jours où je ne crois pas qu’1 cm² de mon corps ne m’ait pas fait mal. J’avais comme une inflammation généralisée, alors, je prenais des anti-douleurs, qui petit à petit, agissaient de moins en moins…

 

Puis un jour, le 9 décembre 2016, j’ai entendu un reportage sur les Essure, les effets indésirables que d’autres femmes ont ressenti et là, tout s’est éclairé « c’était ça». J’avais enfin compris  alors que jamais, en 8 ans, je n’avais fait le lien. Merci infiniment à Marielle Klein sans qui je serais toujours dans l’incompréhension totale. Mais en décembre, j’étais en « burn out » alors je n’ai pas réagi... Ce n’est qu’en février 2017 qu’enfin, j’ai cherché, que j’ai trouvé l’association RESIST, que j’y ai adhéré et découvert avec stupéfaction que je n’étais pas seule mais que nous étions des centaines, des milliers à ressentir ces douleurs, cette fatigue… Les témoignages de toutes ces femmes qui sont devenues des Sisters et pour certaines des amies, étaient identiques au mien, nous utilisions toutes les mêmes mots pour qualifier nos maux et notamment cette notion de chape de plomb qui nous étreignait toutes…

 

Quand j’ai reçu la liste des effets secondaires attribués à Essure, j’ai alors découvert que d’autres symptômes pouvaient aussi venir de là. Je portais depuis 1996 des lentilles de contact. Après les Essure, j’ai commencé à ne plus supporter les lentilles classiques et dû prendre des lentilles contenant des nouveaux matériaux veillant à l'hydratation des yeux car les miens étaient devenus trop secs, puis je ne les ai plus supportées du tout. Je suis revenue aux lunettes mais les derniers mois, ma vue a considérablement changé et je ne les supporte plus non plus. Mais je dois attendre car des anesthésies générales peuvent encore la modifier et je n’ai plus d’argent à dépenser pour rien, ces implants m’ayant coûté des fortunes en médicaments, médecines parallèles (que n’ai-je pas essayé pour tenter d’aller mieux ????). Alors, j’attends

 

Je suis donc retournée voir mon médecin qui m’a écoutée et a admis que pour savoir si cela venait des Essure, le seul moyen était de les enlever. J’ai eu la chance de trouver rapidement un chirurgien qui a accepté de procéder à l’intervention notamment après qu’il ait déclenché en direct la douleur en m’auscultant (j’ai hurlé !). Une hystérectomie totale conservatrice et une salpingectomie ont donc été réalisées le 20 mars. Mon chirurgien m’a alors assuré que tout avait été enlevé en bloc, que les Essures étaient intacts à l’intérieur des trompes comme je le lui avais demandé et suite à ce qu’il m’ait dit de lui-même lors de notre première entrevue « c’est une opération délicate et il ne faut surtout pas casser et tirer les implants ».

 

Ce que je peux dire aujourd’hui pour témoigner c’est que je me suis endormie ce 20 mars percluse de douleurs et écrasée de fatigue, je me suis réveillée sans. Mes dernières paroles en salle d’opération, alors que j’étais en pleurs, ont été « je vous en supplie, ne les cassez pas ».

 

Pendant plus d’un mois, ma convalescence s’est déroulée à merveille, ma fatigue écrasante a disparu, mes douleurs à l’estomac, ma brûlure intense en bas du dos, qui ne me quittaient plus depuis des années ont disparu et c’était juste  miraculeux. J’avais juste l’impression de revivre enfin, de me retrouver. Il me restait bien un point que je ressentais à gauche (ventre et dos) mais je pensais que c’était la cicatrisation…

Je n’ai plus eu non plus de démangeaison pendant 1 mois, puis quelques unes revenues au bout de 5 semaines, plus de vertige non plus, j’ai retrouvé mon énergie, je redormais mieux et je n’avais plus aucune idée noire. En procédant au retrait des Essure on m’avait tout juste rendu « ma vie ». Dommage que pour ça, il ait fallu que je doive me faire opérer et qu’on m’enlève en bloc l’utérus, le col de l’utérus et les trompes… 

 

Et pourtant, au fond de moi, je n’arrivais pas à être totalement sereine. J’ai donc demandé à ma généraliste le 24 avril, une ordonnance pour faire une radio ASP car je ressentais intérieurement que pour pouvoir définitivement tourner la page de ce cauchemar, j’avais besoin de voir qu’il ne restait rien. Elle ne voulait pas au début, prétextant que le chirurgien avait bien écrit qu’il ne restait rien… mais face à ma détresse et mon traumatisme, elle a accepté.

 

Rendez-vous pris pour le 27 avril… 

 

J’ai eu ma visite post-opératoire le 25 avril et tout était parfait, cicatrisation totale. Je lui ai raconté mon bonheur au chirurgien en le remerciant chaleureusement. Je ne lui ai bien évidemment pas parlé de la radio pour ne pas le vexer. Il doute encore des effets des Essure mais m’a dit qu’il me croyait « parce que j’avais l’air d’avoir la tête sur les épaules ».

 

Le soir même, j’ai repris ma vie intime avec mon mari et redécouvert que je le désirais de nouveau et que les sensations étaient revenues. J’ai alors éclaté en sanglot, face à la découverte que je n’étais pas folle, mais que c’était bien ces implants qui nous avaient privés de notre bonheur ces 8 dernières années… Ces sanglots je les ai eus pendant plus d’1 mois à chaque fois, et je commence seulement à ne plus pleurer…

 

Le 27, je suis donc allée passée cette radio, seule. J’étais sereine et pourtant angoissée. Difficile à expliquer. Quand la radiologue m’a demandé de venir dans son bureau, j’ai alors compris… et me suis effondrée. Il m’en restait un fragment de 9 mm. « C’est quoi 9 mm me répondrez-vous ? et moi je vous répondrais « la suite de mon cauchemar », 9mm, 4 cm pour moi, c’était idem. Je ne voulais plus aucune trace de ces saletés, il m’en restait….

 

Après avoir pleuré à chaudes larmes dans le labo, je suis rentrée, seule… J’avais appelé mon mari puis une amie rencontrée via RESIST. J’avais juste besoin d’être comprise et je la remercie chaudement de m’avoir écoutée… J’ai pleuré tout l’après-midi, j’ai essayé désespérément de joindre mon médecin, absent, puis en fin d’après-midi, j’ai envoyé un long message de désespoir au chirurgien. Je voulais juste savoir pourquoi ??? Sans colère, sans haine, juste Pourquoi ? J’ai hurlé de rage toute la nuit… Le cycle des nuits blanches était relancé…

 

Il m’a gentiment rappelé le lendemain matin, ayant compris mon désespoir et donné rendez-vous le 15 mai pour envisager la suite. Mon combat n’était donc pas terminé…

Alors que j’étais redevenue moi-même avant cette annonce, mes angoisses m’ont de nouveau assaillie. Ce point gauche que je sentais et croyais être la cicatrisation, j’étais certaine que c’était lui : ce fragment, que je sentais… Ces démangeaisons moins intenses qui sont revenues avant même que je sache, c’était encore lui…. Et en sachant qu’il en restait, mon cerveau s’est reconnecté à la douleur… Je n’avais plus mal comme avant certes, mais je ressentais « le fantôme de mes douleurs »… et surtout, surtout, mon cerveau tournait en boucle car je ne comprenais pas ce qui avait pu arriver, je me demandais en permanence où il est ce morceau, si ma descente aux enfers allait recommencer…

 

Alors, j’ai repris mon bâton de pélerin et j’ai voulu avancer car ce fragment, à la radio, on ne pouvait que me dire qu’il était là, mais où ??? je suis retournée voir mon médecin qui a alors été « désolée » de constater que même si le chirurgien avait écrit que tout avait été enlevé, et bien ce n’était pas vrai… je pense qu’il en était certainement convaincu mais le fait est… elle m’a alors prescrit une échographie que j’ai faite 2 jours plus tard…

 

Mais l’écho, ce n’était pas assez précis alors, le lendemain, je suis partie passer un scanner et enfin, il a été localisé : entre mon ovaire et mon artère ! J’ai envoyé tout cela à mon chirurgien pensant que cela nous ferait avancer…

Quelques jours avant le 15 mai, il m’a envoyé un message le soir me disant « il faut savoir que ce fragment peut se déplacer s’il est libre »… c’était bien ce que je craignais…

Je l’ai donc vu le 15 mai et je me suis prouvée ce jour-là que j’étais de nouveau capable de conduire 2 heures aller, 2 heures retour, sans avoir besoin de quelqu’un pour me seconder (c’était déjà une nouvelle victoire).

Mais j’étais très angoissée, qu’allait-il m’annoncer ???… Et bien que ce morceau métallique (la partie distale de l’implant) pouvait en effet se balader dans mon corps car on ne pouvait être sûrs qu’il se soit accroché à quelque chose… Il m’a demandé si j’étais sure que je voulais qu’il aille le chercher…Quelle question !!!! Cela me paraissait évident, et je le lui ai dit, en parlant de mon traumatisme, ce à quoi il m’a répondu « j’avais cru comprendre, je ne le discute même pas »….

 

Je devais donc être réopérée le 31 mai, sous cœlioscopie, après être de nouveau passée au scanner juste avant l’intervention pour le localiser, ce satané fragment. Mais il ne me l’a pas assuré à 100%, estimant qu’il y avait 20% de risque qu’il ne le trouve pas me disant « je ne vais quand même pas vous découper en morceau pour le trouver… ». C’est honnête de sa part mais finalement, j’aurais ce coup-ci préféré ne pas savoir, car les 15 jours suivants n’ont été que lutte contre moi-même pour ne pas couler de nouveau. Non pas de douleur ce coup-ci, car la douleur était gérable à côté de ce que j’ai traversé et le sentir me rassurait presque (car si je le sentais, c’est qu’il était toujours au même endroit !) mais de douleur psychologique car je ne pouvais même pas imaginer, moi qui ai une trouille bleue des opérations (et j’en suis à la 5ème depuis la pose de ces implants !) me réveiller et que l’on m’annonce que ce n’était pas fini, qu’il en restait encore….

 

Le 31 mai, me voilà donc repartie à la clinique à 2 heures de chez moi. A 13 h, je passais ce scanner qui le localisait précisément, puis à 14h30 on est venu me chercher. C’était l’heure… j’ai attendu longtemps dans le couloir devant le bloc et le chirurgien est venu me voir et m’a rassurée car il savait précisément où se trouvait mon fragment. Il m’a dit que cela devrait bien se passer… Je suis donc rentrée au bloc, on m’a endormie alors que j’étais encore en pleurs… Puis je me suis réveillée en salle de réveil avec une envie de vomir comme jamais… Je demandais à chacun s’il l’avait trouvé… Et on me répondait systématiquement « le chirurgien va venir vous voir ». Une angoisse terrible m’étreignait de nouveau malgré les anesthésiants… A 19 heures, on m’a enfin fait remonter dans ma chambre où mon mari et ma grande fille m’attendaient…

Puis le chirurgien est arrivé et nous a dit « je ne l’ai pas trouvé…, par contre je vous ai enlevé l’ovaire gauche car il présentait un foyer d’endométriose et j’ai trouvé un bout de plastique qui ressemble au guide de pose des essures ! ». Mon monde s’est effondré, je me suis effondrée… non seulement j’avais toujours ce fragment, mais en plus je découvrais avec stupéfaction qu’avec l’implant, le chirurgien qui me les a posés m’a fait cadeau de l’emballage avec !!!!! Le chirurgien avait l’air sincèrement désolé et désemparé et m’a raconté tout le mal qu’il s’était donné pour me sortir de là… mais je n’entendais plus rien… sauf que le lendemain, il me faisait repasser une radio ASP pour comprendre où il avait pu partir…

 

J’ai presque viré mon mari et ma fille. Je voulais juste être seule. Je ne pouvais plus parler, je voulais juste souffrir seule,… je ne peux même pas raconter la nuit que j’ai passée…

Le lendemain, on est venu me chercher à midi. J’ai passé cette radio mais sans rien en espérer, je ne voulais juste plus être déçue. Et Miracle, il avait disparu !!!!! je ne peux même pas raconter les émotions qui m’ont traversé la tête. Je n’y croyais pas, c’était si merveilleux, trop merveilleux pour être vrai. Mais c’est vrai !!!! mon calvaire est fini !!!!

 

En 24 h, je crois pouvoir dire que j’ai ressenti et vécu toutes les émotions possibles, du plus affreux au plus gai…

 

J’en ressors plus forte moralement mais très éprouvée à la fois physiquement et psychologiquement et je ressens aujourd’hui le besoin de me faire suivre pour évacuer le traumatisme. On n’a pas le droit de faire vivre cet enfer à quelqu’un, on n’a pas le droit de laisser un emballage dans le ventre que quelqu’un, on n’a pas le droit de ne pas écouter les souffrances d’un patient !!!!

 

Car ce que je sais aujourd’hui, c’est que ces implants m’ont volé plus de 8 ans de ma vie, que si je n’avais pas eu autant d’amour autour de moi, j’aurai pu commettre l’irréparable et que je souhaite alerter tout le monde, pour que plus aucune femme ne se fasse avoir, comme je l’ai été, comme nous avons été des milliers à l’avoir été.

 

Il y a d’autres méthodes pour se faire ligaturer les trompes, ce n’est pas une intervention vitale, alors par mon témoignage et ceux des autres femmes, trop nombreuses, qui sont dans mon cas, je souhaite une prise de conscience réelle du danger qu’ils génèrent.

 

Vous les femmes, si on vous les propose, refusez !!! Appliquez vous-même le principe de précaution car les accepter, c’est jouer à la roulette russe et si vous avez la mauvaise balle, c’est la descente aux enfers assurée.


Nathalie 43 ans (05.06.17)

 

j'ai deux filles de 8 et 12 ans.

 

Il y a 4 ans lors d'un rdv chez mon  gynécologue je lui explique mes soucis avec la pilule que je ne supportais plus et le stérilet mirena qui me provoquait des saignements quotidiens depuis 7 mois. Le médecin me propose alors une stérilisation définitive ce à quoi je ne m'attendais pas aussi tôt. J'avais alors 39 ans et je pensais qu'on me proposerait cette solution bien plus tard.

 

Mon gynécologue me propose la pose de ressorts essure en m expliquant le principe, qui me paraît simple et rassurant. Simple, car la pose se fait par les voies naturelles et rassurant car c est une légère anesthésie et puis on est hospitalisé le matin on ressort l'après-midi ça m arrange bien.

 

Ma décision est très vite prise car c'est pour moi une solution à mes problèmes de contraception qui durent depuis longtemps. Décision prise trop vite avec le recul. Aucune question ne m a été posée quant à des allergies éventuelles lors de mes rdv avec mon médecin.

 

L'opération est en effet quasi indolore et je reprends le travail le lendemain.

Mes problèmes de santé commencent plus de six mois après la pose des ressorts.

Je commence à avoir des brûlures dans les pieds, des douleurs dans les mains, les coudes puis les genoux et enfin dans le cou et le dos. Ce sont des douleurs diffuses qui changent d endroit régulièrement et qui deviennent invalidantes.

 

À cela s'ajoute une fatigue anormale m obligeant à faire des siestes dans la journée et m'oblige à modifier mon quotidien. J'ai aussi des saignements quotidiens plus ou moins importants qui en avril 2016 se transforment en hémorragies. Mon gynécologue met tout cela sur le compte de mon endométriose et me prescrit une injection de decapeptyl qui permet de stopper les hémorragies et provoque une ménopause artificielle avec tous les effets secondaires qu on connaît.

 

J'insiste sur le fait que mon endométriose connue depuis l'âge de 20 ans ne m a jamais posé de problèmes jusqu à la pose des ressorts. J'ai également expliqué tous ces symptômes à mon médecin traitant complètement fermé à mes maux.

J'ai voulu faire des examens pour vérifier que ce ne soit pas une maladie comme la fibromyalgie dont les symptômes sont similaires. Elle a refusé. J ai changé de médecin traitant depuis.

Heureusement j'ai pu compter sur mon ostéopathe qui a soulagé quelques une de mes douleurs.

Ce n'est qu'en décembre 2016 que j ai fait la relation entre tous les soucis de santé et les essures . Je souffrais beaucoup et je n'avais plus le moral.

 

Il fallait que je trouve une explication à tout cela car ma vie au quotidien devenait compliquée.

J'ai eu comme un déclic et à la place de chercher endométriose sur internet j'aicherché: essures effets secondaires.

Et là je suis tombée sur le site de Resist et les témoignages ont été la réponse à toutes mes questions.

J'ai donc pris rdv avec mon gynécologue. Je lui ai fait la liste de tous mes problèmes de santé depuis la pose des essures. Il a été à l écoute et m'a dit : je vous crois on va les enlever.

 

Ce fut un vrai soulagement d être enfin entendu. Quelques semaines après je l'ai revu pour organiser l opération une ablation des trompes (salpingectomie) et donc le retrait des ressorts par cœlioscopie.

J'ai insisté sur le fait qu'il ne devait pas couper ou tirer les essures comme le stipulait votre association.

 

Pour info , j ´ai été hospitalisée 3 jours, arrêtée 2 semaines car forcée de reprendre et les effets de la cielio ont complètement disparu au bout d un mois. Ce n'est pas comme le laissent croire les gynécologues une banale intervention. Il faut s'y préparer, les suites d'une coelio sont douloureuses et les fils en interne tirent longtemps.

Je rentre dans les détails pour ce qui est de la suite et de la disparition des effets secondaires des essures.

 

Je n'ai pas eu de saignements durant 3 jours après l'opération. Mais j'ai eu une semaine de saignements ensuite et les sages femmes m'ont dit que c était certainement des règles. Les saignements ont cessé une semaine ensuite et ont malheureusement repris.

Ils se sont arrêtés au bout d un mois après l opération.

Quel soulagement! Les douleurs musculaires se sont également arrêtées et je ne suis plus fatiguée.

 

J ai repris un rythme normal et une vie normale 5 semaines après le retrait des essures. Je suis contente que mes démarches et mon opération me donne raison car je n ai pas été vraiment entendue.

 

 

Aujourd'hui je parle de mon expérience autour de moi afin que chaque femme se renseigne en détail avant de faire poser des essures. Et je sais qu'en se documentant elles vont hésiter et j'espère qu'elles choisiront une autre méthode de contraception définitive.


Nathalie. 41 ans (03.05.17)

 

"Bonjour,

 

Tout d'abord je souhaiterais vous remercier d’avoir créé cette association afin de permettre aux victimes d’Essure de s’exprimer. J’ai 41 ans, je suis mariée, j’ai un enfant et je pense moi aussi faire partie des victimes d’Essure, c’est pourquoi je voulais apporter mon témoignage afin d'informer toutes les femmes qui souhaiteraient utiliser cette méthode de stérilisation tubaire.

On ne décide pas du jour au lendemain de faire une stérilisation, c'est après un long chemin souvent semé d'embûches que finalement on se rend compte que l'on n'a pas d'autre solution. Voici donc mon histoire ou plutôt devrais-je dire mon parcours de combattante!

 

1) LE DÉBUT DES ENNUIS AVEC LA CONTRACEPTION:

J’ai commencé à prendre un contraceptif oral à l’âge de 19 ans (Trinordiol),tout allait bien jusqu’à mes 32 ans et là soudainement mon corps ne le supportait plus (spottings, mastodynies, migraines…).

On me conseille donc de passer au stérilet afin d’avoir une contraception sans hormones. La pose a lieu en Avril 2008 mais cela se passe mal car mon utérus expulse le stérilet, il faut donc re-prévoir un rendez-vous le mois suivant. Deuxième pose, le stérilet est placé mais c’est hyper douloureux, dans les heures qui suivent je manque de m’évanouir et j’ai des douleurs abdominales épouvantables. Comme on m’a appris qu’une femme doit souffrir et que les douleurs sont normales, je continue mes activités pendant une semaine avant de recontacter le gynécologue qui a effectué la pose. Lors de l’examen, elle se rend compte que le stérilet a migré et qu’il faut que j’aille immédiatement aux urgences! C’est la panique, je ne comprends pas et je me retrouve aux urgences gynécologiques où l’on effectue de nouveaux examens et radios. Le verdict tombe: le stérilet a perforé l’utérus et se trouve dans l’abdomen, il faut l’enlever de suite sinon il risquerait de perforer un autre organe! Je suis effarée, je ne savais pas qu’une chose pareille était possible, et comment on l’enlève? Par coelioscopie madame! Le lendemain soir on m’opère en « urgence » et je passe ensuite une semaine à l’hôpital puis 3 semaines de convalescence. Je vais mettre des mois voire des années à me remettre de cet épisode fâcheux car à partir de ce moment là j’ai des douleurs abdominales et gynécologiques qui vont apparaîtrent.

 

2) ET APRÈS LE STÉRILET?

On me prescrit de nouveaux contraceptifs oraux, je les fais tous mais plus aucun ne me convient, toujours des spottings ou des mastodynies insupportables, mais aussi des migraines, de l’acné, une prise de poids et un moral affaiblit. De temps en temps, j’arrête d'en prendre car je sens que mon corps n’en peux plus de ces hormones, mais ça n’est pas très confortable pour la vie de couple.

 

3) LA DÉCOUVERTE D'ESSURE

A l'évidence il me faut une contraception sans hormones, je revoie donc mon gynécologue qui me parle d’Essure. J'ai 38 ans et ne souhaite plus de grossesse donc le côté irréversible de ce système de stérilisation ne me dérange pas, et la facilité de pose et de récupération post-intervention me semble juste géniale! Après quelques recherches sur le net, tous les témoignages donnent le feu vert à part quelques rares exceptions (on est en 2014), j'opte donc pour Essure. Je prends rendez-vous auprès du gynécologue dans la clinique conseillée qui finit de me rassurer concernant cette méthode, on parle du nickel, il me demande si je suis allergique, je ne sais pas, il me demande si je porte des bijoux fantaisies, je réponds oui, ok donc pas de problème pas d'allergies. Ayant été un peu refroidie par l'épisode "stérilet", je demande une intervention sous anesthésie générale, ce qui ne pose pas de souci.

 

4) L'INTERVENTION

Après 3 mois de réflexion (délai légal) l'intervention a lieu le 20/10/2014, au réveil le médecin me dit que tout s'est bien passé et que les implants sont bien positionnés. Je rentre chez moi le soir même encore sous l'effet de l'anesthésie, mais a priori tout va bien. Les jours suivants j'ai des saignements assez importants et des douleurs abdominales. 3 mois plus tard j'effectue l’hystérographie afin de vérifier que la stérilisation est bien effective, je croise les doigts dans quelques minutes mon parcours du combattant pour la contraception sera enfin terminé! L'examen est douloureux, même très douloureux, le radiologue ne comprend pas le liquide passe dans une trompe, il me dit qu'il n'a jamais vu cela avant l'implant de droite a migré! Je suis effondrée, le sort s'acharne.

Le radiologue me dit qu'il faut que je reprenne rendez-vous avec mon gynécologue.

Le lendemain accompagnée de mon mari je suis dans son cabinet où il me propose de refaire une intervention pour placer un nouvel implant à droite. Motivée à l'idée d'en finir avec cette galère de contraception, j'accepte et une nouvelle intervention est planifiée 2 jours plus tard le 02/02/2015 sous anesthésie générale.

 

5) LA DEUXIÈME INTERVENTION

Au réveil je me sens beaucoup moins bien que la première fois, j'ai plus de douleurs abdominales, le médecin passe me voir, verdict: tentative du nouveau cathétérisme impossible. Je suis abasourdie, me voilà avec une seule trompe ligaturée avec impossibilité de faire la seconde sauf par cœlioscopie. Je n'en peux plus, je dis au médecin que je ne veux plus d'autres interventions, que je vais rester comme cela. Après 2 interventions Essure, je suis donc toujours fertile.

 

6) ET APRÈS?

Les mois passent... je suis épuisée, je me dis que les 2 anesthésies générales en 3 mois y sont probablement pour quelque chose. Puis je commence à ressentir des douleurs au niveau des trompes comme des brûlures qui irradient, les mastodynies reviennent, des douleurs rectales apparaissent (comme des décharges électriques qui remontent le long de la colonne vertébrale). Je consulte mon gynécologue habituel qui me dit que mon corps doit probablement avoir besoin d'hormones pour être équilibré et qu'il faudrait que je reprenne un traitement hormonal pour soulager ces douleurs. De plus ce traitement hormonal servirait aussi de contraceptif, ce qui me paraît être une solution intéressante car rappelons-le malgré la pose d'implants Essure, je ne suis toujours pas stérilisée. Cependant j'avoue que reprendre un traitement hormonal après avoir fait tout cela me semble complètement incohérent! N'ayant jamais eu ces douleurs auparavant, je demande à mon gynecologue si Essure n'en serait pas la cause mais elle me dit qu'à priori non pas de lien possible.

On me met donc sous Luteran à partir de Juin 2015, nouvelles habitudes, nouvelle vie, laissons la chance au produit! Octobre 2015, je ne vais pas bien du tout moralement, je pense que c'est Luteran, je l'arrête.

Les douleurs sont toujours là accompagnées de quelques nouveautés dont une mycose qui durera 2 mois (jamais eu auparavant). Je revois souvent mon gynecologue, on soigne le problème, puis toujours les douleurs, puis une cystite abominable...

Il paraît que c'est l'âge, et oui j'ai 40 ans maintenant, le corps commence à se détraquer, on me parle de pré-ménopause! Tout cela me déprime, je me sens vieille, cassée de l'intérieur, ça me brise et fragilise ma féminité qui disparaît petit à petit, je ne me sens plus femme. J'ai des sautes d'humeur importantes, je suis toujours fatiguée, dès le réveil je n'aspire qu'à une chose être le soir pour me coucher. Moi qui était hyper dynamique, je ne me reconnais plus, je n'ai plus envie de me faire belle, je suis souvent triste et déprimée. J'ai un traitement homéopathique pour soulager tous ces symptômes. Je me pose toujours des questions par rapport à Essure mais à chaque fois que j'en parle à un médecin on me dit qu'il ne peut pas y avoir de lien.

Un soir mon mari voit un reportage sur l'endométriose, aussitôt en écoutant ces femmes il croit me reconnaitre dans leur discours. J'en parle donc à mon gynecologue qui me dit que je n'ai pas les symptômes de l'endometriose.

Bref, elle me represcrit un nouveau traitement hormonal, ça sera le dernier. En septembre 2016, j'ai un kyste ovarien probablement obtenu grâce au contraceptif, j'ai des saignements tous les jours et des mastodynies insupportables. Mon corps dit stop aux hormones, j'arrête et n'en veux définitivement plus.

 

7) LES COMPLICATIONS

Novembre 2016, une violente douleurs en bas du dos me paralyse pendant plusieurs jours, là je pense très fort à Essure. C'est mon osteo qui soulagera cette douleur qui selon lui viendrait de la trompe. Je me remets doucement toujours la crainte que cette décharge revienne.

Décembre 2016, mon mari entend parler de Marielle Klein et de son combat contre Essure et le laboratoire Bayer. Je découvre les articles de presse, le site RESIST et là tout devient clair mais je suis atterrée, ça gâchera mon Noël 2016. Je panique, j'angoisse, je ne dors plus et à chaque douleur je fais le lien. J'envoie un courrier à mon gynecologue pour l'informer et là j'apprends que pour l'instant Il n'y a pas de contre-indication pour la mise en place d'implants Essure. Je ne pense plus qu'à cela, je suis complètement perturbée, comment peux-t-on jouer comme cela avec la santé des femmes??? Je décide finalement de me détacher car cela m'obsède et je n'arrive plus à profiter de la vie, et je me soigne grâce aux médecines douces, yoga et méditation.

 

8) LA RÉVOLTE

Les mois passent, je vis avec mes douleurs plus ou moins bien, je suis toujours fatiguée et déprimée et avec des sautes d'humeur de plus en plus importantes. J'ai des idées noires, et j'ai du mal à me réjouir des petits bonheurs quotidiens. La douleur en bas du dos est toujours là, prête à ressurgir, et pour que je ne l'oublie pas elle réapparaît sur certains cycles. J'ai également des douleurs articulaires, au réveil j'ai besoin d'un bon stretching avant de me lever. Je précise que malgré mes douleurs je suis restée active, sportive et je mange très sainement, je devrais donc être dans une excellente forme ce qui n'est absolument pas le cas.

La semaine dernière j'ai découvert qu'un comité d'experts indépendants a jugé qu'il n'était pas nécessaire de restreindre l'utilisation d'Essure car les effets indésirables ne sont pas assez invalidants. Chers expert(es), prenez la place d'une victime d'Essure et dites-nous ensuite si ces douleurs sont supportables!!!  Pour information, voici la liste des douleurs et maux que je supporte au quotidien:

- douleurs lombaires

- douleurs au niveau de la trompe droite

- douleurs abdominales lorsque je marche (vibrations qui remontent dans le ventre)

- fréquence urinaire

- contractions

- douleurs pendant et/ou après les rapports sexuels

- fatigue

- sautes d'humeur

- dépression

 

Je le répète car ça me met hors de moi, comment peut-on se moquer ainsi des femmes et de leur santé?

En ce qui me concerne, l'un des implants ayant migré il serait fort probable qu'une hystérectomie soit inévitable si je souhaitais les retirer. Personnellement je ne veux plus d'intervention et il est hors de question que l'on m'enlève mon utérus pour un produit déficient. Malheureusement si un jour les douleurs devenaient trop invalidantes., je pense que je n'aurai pas le choix.

J'ai décidé de sortir du silence pour informer les femmes concernant Essure, surtout ne choisissez pas cette méthode où vous le regretterez à VIE!

 

Je vous remercie d'avoir lu mon témoignage et j'espère qu'il pourra apporter un peu de lumière sur cette méthode qui n'est qu'une torture physique et psychologique pour les femmes.

 

 

Mesdames et messieurs les fabricants je ne vous dit pas merci car vous avez pourri ma vie.


Sophie B, 46 ans (02.05.17)

 

Bonjour,

 

j'ai décidé de témoigner parce que ce sont ces témoignages qui m'ont permis d'identifier ce que j'avais... à mon tour de contribuer ! :) - même si, en comparaison de l'enfer vécu par beaucoup, je n'ai fait qu'un petit tour de purgatoire....

 

La méthode ESSURE, dont ma gynéco m'a parlé en 2011, m'a paru idéale : mes trompes abîmées m'ont obligée à faire des FIV pour mes deux derniers enfants, mais une contraception était indispensable pour éviter une grossesse extra-utérine.

L'intervention rapide, en ambulatoire, pour un résultat fiable et définitif, m'a paru répondre exactement à mon besoin. J'ai donc été implantée en juin 2011, et rien ne s'est passé, enfin rien que j'aie relié à ESSURE : mes règles sont devenues un cauchemar - hyper abondantes, durant 10 jours et revenant toutes les trois semaines... mais j'ai attribué ça à une pré-ménopause précoce, et ma gynéco m'a donné un médicament permettant de limiter les quantités de sang perdu.

 

J'ai aussi commencé à perdre mes cheveux, ce que j'ai attribué à la fatigue (trois enfants, tout ça.... vous connaissez).

C'est en janvier 2017 que les choses ont commencé à se gâter. J'étais fatiguée, de plus en plus : je dormais deux-trois heures le vendredi après-midi (mon jour de 4/5e), le samedi, le dimanche... et j'étais toujours aussi fatiguée. Et puis j'ai commencé à avoir des sortes de vertiges : une drôle de sensation de vide total, d'épuisement.... et mes jambes qui ne répondaient plus, qui ne marchaient plus bien.

J'ai consulté mon médecin, persuadée que c'était une carence en potassium, comme j'en avais déjà vécu une il y a quelques années. Cependant, mes analyses de sang étaient parfaites. Je continuais à prendre mon RER pour aller travailler, mais ces crises se reproduisaient, jusqu'au jour où à l'issue d'une crise qui avait duré plus longtemps, et qui m'avait empêchée de me lever pendant une demi-heure, je suis descendue à la médecine du travail. L'infirmier, constatant que j'avais une tension très élevée, m'a renvoyée chez mon médecin, qui m'a arrêtée : RER et vertiges sont globalement incompatibles, et par ailleurs, mes jambes répondaient de moins en moins bien, je marchais difficilement, à petits pas, comme si j'avais eu 85 ans et non 46. 

 

Et on a commencé à chercher. 

 

Un cardiologue bien sous tous rapports, apprenant que j'étais sous anti-dépresseurs, m'a "rassurée" : "à votre place, je ne serais pas trop inquiet... " - en me précisant qu'on ne pouvait qu'envisager la spasmophilie. Qui n'existe pas, par ailleurs, mais bon, c'est un détail, n'est-ce pas : j'imagine qu'il y a 150 ans le même m'aurait diagnostiquée hystérique ! :(

Mon généraliste, lui m'a prise au sérieux, mais il était très ennuyé, les symptômes ne correspondant pas à une maladie connue. Il a demandé à ses confrères, tout aussi perplexes, et m'a dit de prendre rendez-vous chez un neurologue. C'est à ce moment là que je suis tombée sur un article sur ESSURE et RESIST dans Causette.

 

Je me suis ruée sur le site de l'association, et la lecture des témoignages de E sisters m'a fait bondir : c'était pareil que moi ! Mon médecin a approuvé, et m'a envoyé chez ma gynéco, qui m'a prise en urgence quand j'ai précisé que c'était pour des symptômes ESSURE, et m'a présentée au chirurgien également en urgence. Bon, après, il y a eu toute la batterie des tests et examens supplémentaires pour vérifier que ce n'était pas une myopathie susceptible d'être aggravée par une anesthésie... mais mon hystérectomie est planifiée à la semaine prochaine. :)

 

Même si mon parcours est infiniment plus court et moins douloureux que ceux de la plupart des patientes ESSURE qui ont témoigné sur le site, j'ai hâte de retrouver ma vie : la fatigue permanente, l'impossibilité de se déplacer, l'atteinte à la concentration (je me suis tout de même trompée dans le dosage de l'insuline que je devais injecter à mon fils diabétique....), les heures passées à ne rien faire que dormir ou rester allongée en attendant que les vertiges cessent... tout ceci me pèse ! (et si mes cheveux repoussent, alors là je serai vraiment contente !!!!)

 

Merci encore à Marielle et à l'association pour le travail que vous faites : très honnêtement, ces implants ne devraient plus être commercialisés....

 


Séverine. 42 ans (01.05.17)

 

J'ai porté le implants du 26 janvier 2016 au 11 avril 2017.

 

Je m'appelle Séverine, j'ai 42 ans. Je suis mariée et maman de deux demoiselles nées par césarienne en décembre 2002 et juillet 2005.

 

Comblée par mes deux filles, à 40 ans et après un parcours gynécologique quelque peu chaotique (intolérance aux pilules contraceptives, stérilet hormonal "rejeté" par mon corps car j'ai un utérus trop collé à la paroi abdominale suite aux deux césariennes vécues), nous ne souhaitions plus avec mon mari avoir d'autres enfants. Nous échangeons avec notre médecin de famille concernant la stérilisation définitive. Ce praticien connait mon parcours et les difficultés  rencontrées pour trouver une contraception adaptée.  Mon médecin évoque la ligature des trompes "traditionnelle"  et me dirige vers un confrère gynécologue qui exerce au sein de l'hôpital privé proche de mon domicile.

 

Septembre 2016 : première consultation avec le gynécologue. Notre décision de ne plus avoir d'enfants est murement réfléchie. Je demande donc au professionnel les modalités relatives à la  ligature de trompes. Ce dernier me présente deux techniques : la ligature des trompes par cœlioscopie qui peut nécessiter une courte hospitalisation avec une chirurgie dite non invasive et la ligature des trompes sans chirurgie : la méthode des implants ESSURE dont la pose présente l'intérêt de s'effectuer par les voies naturelles en ambulatoire.

Le gynécologue me laisse la plaquette d'information des implants ESSURE et me propose une consultation un mois plus tard le temps que nous réfléchissions à la méthode choisie.

 

Octobre 2016 : deuxième consultation avec le gynécologue. Nous lui faisons part de notre décision. La méthode ESSURE m’apparaît plus rapide et moins lourde en terme d'intervention. La plaquette évoque quelques effets secondaires rares  mais je n'y prête pas d'attention particulière. Confiante face à ce dispositif médical, je n'engage aucune recherche sur le net et je confirme au gynécologue le choix de faire pratiquer la stérilisation avec les implants ESSURE. De surcroit, le médecin me dit que mes césariennes ont crée des adhérences dans l'abdomen et que la cœlioscopie ne serait pas forcément évidente à pratiquer.

Je signe donc le consentement pour l'intervention en respectant le délai de réflexion . Rendez vous pris pour  janvier 2016. Je serais enfin "tranquille" sans contraceptif chimique, mécanique ou hormonal.

 

La pose des implants s'est effectuée le 26 janvier 2016  sans difficultés particulières. Le gynécologue l'a pratiquée sous courte anesthésie générale. Le soir, je suis chez moi, sans douleurs si saignements.

Les premiers mois, les cycles reviennent spontanément. Ils sont certes intenses mais le gynécologue me précise que cela se régulera avec le temps. Des douleurs pelviennes apparaissent. La radio de contrôle après les trois mois de pose confirme que les implants sont bien en place. L'échographie complète cet examen et souligne que les ovaires présentent de nombreux kystes fonctionnels. Le gynécologue précise que cela peut expliquer les douleurs pelviennes et me délivre un traitement hormonal pour réguler l'apparition des kystes.

Jusqu'en novembre 2016 : quelques signes apparaissent au fil du temps :

- maux de tête (allez avec du paracétamol ca va passer !)

- grande fatigue (je mets cela sur le compte du rythme du travail et de la formation professionnelle que j'ai engagé)

- crise d'eczéma, (j’en ai toujours un peu fait, mais là mes jambes en sont couvertes)

- épisodes d'insomnies (on va dire que je réfléchis trop la nuit :))

- règles douloureuses et hémorragiques qui m'épuisent

- perte de l'acuité visuelle (vision de près, je me dis que je vieillis ! )

 

Décembre  2016 : consultation chez le gynécologue :

Je lui parle de mes symptômes. Il m'explique le le corps doit se réadapter aux cycles qui arrivent spontanément d'autant plus qu'auparavant je portais le stérilet hormonal avec le quel je n'avais pas de cycles apparents.

Le traitement hormonal s'avère efficace car l'échographie montre que les kystes ovariens se sont résorbés.

Je repars confiante.

 

De janvier 2017 à  mi- mars 2017,  je vis une véritable descente aux enfers ! Les symptômes s'accentuent et des troubles nouveaux apparaissent :

- Fatigue persistante et constante

- Moral en berne

- douleurs articulaires hanche et genou gauche ( la hanche se "bloque" quand je marche et le genou "vrille" quand je plie la jambe" ! )

- baisse de la libido, car rapports douloureux, plus aucune intimité, mon corps est comme "éteint"

Tout s'accélère au fil des semaines, le 26 mars 2017, je consulte mon médecin traitant car je présente les symptômes et troubles suivants :

- fatigue intense, état fébrile et courbatures constantes

- maux de tête très intenses  (au point d'avaler 4 grammes de paracétamol par jour !!)

- contractions que je caractérise de "travail", j'ai l'impression que je vais accoucher tant la douleur est immense !

- je ne peux plus marcher car les contactions irradient le bas du dos et m'empêchent de tenir debout

- insomnies du fait des douleurs

- augmentation de la pression artérielle (moi qui n'y suis pas sujette)

Je suis invalidée et clairement handicapée au quotidien !

 

Mon médecin traitant est catégorique : " vous faites une grave inflammation, votre corps rejette massivement les implants, il faut qu'on vous les retire au plus vite ! "

 

Pas de chance, mon gynéco est en congé jusqu'au 6 avril. Le médecin ne veut pas que je sois vue en urgence pour extraire les implants. Il me donne donc un traitement anti inflammatoire et un antalgique fort (tramadol) pour me permettre d'attendre cette consultation. Il m'arrête car évidemment je suis en incapacité d'aller travailler. Mon médecin m'informe qu'il commence à y avoir des retours négatifs des implants...

Durant ces 15 jours, je dois rester alitée. Les médicaments me soulagent mais dès que l'effet s'estompe les douleurs reviennent avec une vive intensité ! Je me connecte sur le net et là je commence à découvrir les "dégâts d'ESSURE". Je tombe sur le site de l'association RESSIT France et la lecture des témoignages me fait froid dans le dos et je réalise ce que je suis en train de vivre ! Je veux que l'on me retire ces implants qui polluent mon corps!

 

Le 6 avril 2017 : consultation chez le gynécologue : j'explique les symptômes et l'état dans lequel je suis. Je fais tout le lien avec mes symptômes antérieurs. L'analyse de sang prescrite par mon médecin traitant démontre que je n'ai aucune trace d'infection mais une réaction inflammatoire évidente.

Le gynécologue déclare : "en effet, vous devez faire une réaction aux implants...il peut y ivour certains effets secondaires, la plaquette d'informations vous le précisait ! " Je lui explique que ma vie n'est que source de souffrances et d'isolement car je ne peux plus partager le quotidien avec mon mari et mes filles.

Il m'explique que son emploi du temps opératoire est très chargé et me propose une intervention le 9 mai 2017 !!! Soit dans un mois !

 

Mon mari et moi nous montrons suffisamment réactifs et clairs dans notre discours pour que le gynécologue réalise ce que je suis en train de vivre.

 

Ce dernier s'engage alors à me proposer une date d'intervention dans de courts délais. Il me prévient que l'opération risque d'être lourde car suite aux adhérences que je présente, il ne pourra pas intervenir par cœlioscopie et de surcroit, il doit pouvoir accéder aux trompes pour extraire l'implant sans le casser. Il ne cache pas qu'il devra peut être faire l'ablation de l'utérus en fonction de l'implantation du dispositif ESSURE. Quoiqu'il en soit, il devra rouvrir la cicatrice de césarienne.  Je lui donne mon consentement tant que je suis soulagée !

 

11 avril 2017 : l'intervention a duré deux heures sous anesthésie générale. Le gynécologue a pratiqué (non sans mal, il a écrit "OUF ! " sur le compte rendu opératoire une fois qu'il a réussi à extraire les implants) . J'ai subi sous laparotomie (ouverture de cicatrice de 25 cm !!) une salpingectomie bilatérale (ablation des trompes) et retrait total des implants (j'ai des photos...beurk). Fort heureusement, l'utérus a été préservé.

Depuis, je suis  en convalescence pour 6- 8 semaines car la cicatrisation est longue et lente. Je suis soulagée physiquement !   Par contre moralement il faut que je me "reconstruise". Je réalise ce que je viens de traverser et je vis un sentiment de culpabilité (pourquoi ai-je fais confiance à ce dispositif ??)

J'ai porté les implants ESSURE 16 mois ....mon corps a été abimé, mon médecin généraliste parle même "d'empoisonnement aux métaux" ( ce sont ces mots ! )

 

J'ai adhéré à l'association ESSURE et je réalise que je ne suis pas la seule femme victime d'ESSURE.  A 3 semaines de l'intervention les symptomes suivants ont disparus :

- je n'ai plus de maux de tête

- je n'ai plus de douleurs articulaires

- je n'ai aucune douleur pelvienne

- retour d'un cycle abondant mais pas hémorragiques ni douloureux

- j'ai arrêté tout traitement antalgique ou anti spasmodique

Ce témoignage est long et détaillé mais il me parait capital de faire part de mon expérience et de laisser trace de mon parcours. Je veux simplement retrouver une vie ordinaire, dynamique et heureuse comme j'étais avant ESSURE. Fort heureusement, je suis entourée et très soutenue...

 

Merci à l'association ESSURE de nous permettre de témoigner et d'échanger.


Cécile P. (52 ans) (11.04.17)

En janvier 2017, quand j’entends le témoignage de Marielle Klein à l’émission de France 5 sur les implants Essure j’écoute d’un air distant. Pourtant 8 jours après j’entends à nouveau un reportage concernant ces implants à la radio. 

De là je vais voir sur internet le replay de l’émission de France 5 et je découvre le site RESIST et je lis : et enfin, je comprends tout, je fais le lien entre mes maux et les implants.

Je me suis posée beaucoup de questions sur mon état : cette fatigue chronique, ces tendinites à répétition, ces raideurs musculaires, ces douleurs cervicales, ces vertiges et cette sensation d’ébriété (symptômes quotidiens réguliers).

 

Pourtant à l’automne 2016, plusieurs événements m’ont interrogés : d’abord un de mes enfants qui me  demande si je ne suis  pas dépressive à dormir tout le temps, je lui réponds textuellement : « non ma tête va bien mais mon corps ne va pas ! », ensuite la rencontre avec d’autres femmes  qui ont une pêche extraordinaire alors qu’elles sont plus âgées que moi  et 

Puis mes sœurs à qui j’ai demandé leurs symptômes de ménopause et qui sont minimes à côté des miens ! Étrange quand même d’autant qu’une de mes sœurs a une activité physique professionnelle plus importante que moi!  

Mon corps était celui d’une personne de 90 ans ! Je sais de quoi je parle j’ai accueilli mon beau-père âgé de 89 ans pendant 6 mois chez moi et j’étais dans le même état que lui ! Je vieillis mal, me dis-je ! 

Bref je sentais que mon état s’aggravait : j’en étais arriver à me dire que je mourrais à petit feu et que je ne vivrais pas jusqu’à 90 ans !

 

Quand je suis allée sur le site de RESIST, plus je lisais les témoignages des autres femmes et plus je comprenais tous les maux que j’ai eus mais que je mettais sur l’âge, sur le vieillissement, sur la ménopause. Je me retrouvais complètement dans toutes ces autres femmes. Je comprenais enfin ce qu’il m’arrivait : je mettais des mots sur mes maux ! 

 

Voici mon histoire :

 

En avril 2007, le 18 précisément (pourtant un chiffre qui me porte chance), je me fait posé les implants Essure avec tous les avantages que cela suppose, bref me voilà enfin tranquille, pas de pilule à prendre tous les jours, pas de stérilet qui me donne des règles hémorragiques.

Je ne me rappelle plus si le gynéco m’a demandé si j’étais allergique mais si c’est le cas qu’est-ce que j’en savais ! Je n’ai pas fait de tests pour le savoir !

 

Et là commence les effets méconnus des ces implants  :

- des règles hémorragiques qui duraient pendant 8 à 10 jours, qui m’épuisaient pour lesquelles j’angoissais quand je devais m’absenter, il fallait prévoir les protections en conséquence et la nuit n’en parlons pas se lever plusieurs fois  ; je parle au passé puisque depuis mars 2016, je n’ai plus rien donc ménopausée ;

- les tendinites et épicondylites au bras gauche qui m’empêchent de porter, qui sont douloureuses (pour preuve mon bras gauche est enflé) 

- cette fatigue chronique qui me « permettait » de dormir partout et n’importe où (comme les enfants)

- la vue qui baisse : 1ère paire je crois fin 2007 et puis changement régulièrement tous les 2 ans jusqu’en 2014 où j’ai fait une allergie à une monture de lunettes, bizarre je n’en ai jamais fait.

L’opticien me demande de faire des test d’allergie pour justifier du changement de ma monture, ce que je fais illico et je suis allergique au plastiques des lunettes (acétate) bon il ne me reste plus qu’à trouver des montures non allergisantes c’est-à-dire en titane et le choix est limité tant pis sinon je ne voie rien. Et oui ! Ma vue a tellement baissé depuis 2010 que je suis obligée de porter en permanence des lunettes (pourtant je ne suis pas sur l’ordinateur en permanence)

- les migraines à m’enfermer dans le noir alors que jamais je n’ai eu de migraines ;

- des  douleurs musculaires et articulaires associées à des raideurs : lever les bras pour me laver le cheveux est un calvaire (j’ai les cheveux très courts !)

- les problèmes d’élocution qui me gênait quand je devais prendre la parole ;

- les envies fréquentes d’uriner (pas facile à gérer quand on doit faire des longs trajets en voiture, il faut anticiper) ;

- mon hypersensibilité émotionnelle : d’ailleurs, je m’isole et essaie de comprendre par moi-même,  ce sont les hormones qui me jouent des tours, cela va passer, je mets tout à plat en ce qui concerne ma vie seule et avec des amies qui elles ont vécues des choses pires que moi, on partage, on s’écoute et je  m’aperçois que bah non rien de particulier si ce n’est éventuellement la ménopause vers la cinquantaine …

- le lichen plan associé à une crise d’hémorroïdes qui m’a, au 15 août 2016, obligée à aller aux urgences ;

- Les diarrhées alors que je j’étais plutôt du genre constipée 

- Des sueurs nocturnes qui m’empêchaient de dormir que j’ai mises sur le dos de la ménopause (à partir de 2014 jusqu’à fin 2016)

- cette sensation de gonflement de la gorge depuis l’automne 2016 avec le nez pris en continu : j’ai cru à une angine et puis non ça durait  (d’où cette sensation d’aggravation) ;

- la perte de cheveux 

- la découverte d’un adénome au sein (tiens comme c’est bizarre dans ma famille aucun cancer du sein, bon bah je serais  la première) 

 

Pendant toutes ces années je suis allée voir un chiropracteur qui m’a aidé à supporter ces douleurs et qui m’évitaient de prendre des anti-inflammatoires (les tendinites comme les raideurs musculaires) et aussi mon médecin traitant à qui j’ai expliqué mes douleurs cervicales, les lombalgies. J’ai passé des radios, fait des analyses de sang qui ne révélaient rien de particulier et il m’a prescrit des anti-inflammatoires que je ne voulais pas prendre.

 

J’avais adapté mes activités physiques en fonction de mon état de fatigue : si je devais faire un gros effort physique, je savais que je devrais me reposer les jours suivants. 

 

Je ne sortais plus, je ne pouvais pas : trop fatiguée ! Ou alors, je devais boire des litres de café pour pouvoir tenir le coup ;  ce qui ne m’empêchait pas de dormir ce qui étonnait mon entourage.

 

Je ne faisais plus de sport : trop fatiguée.

 

Je limitais la conduite en voiture : trop dangereux (j’ai eu 2 accidents de voiture sans gravité dus à cette sensation d’étourdissement pendant la conduite !) 

 

Pourtant j’ai tenu le coup : je suis exploitante agricole, nous avions eu plusieurs élevages d’animaux jusqu’en 2002 ce qui nous a demandé beaucoup d’efforts physiques et aujourd’hui bah je croyais que je le payais : c’est (je le supposais) de l’arthrose ! Pourtant les radios ne soulignaient pas une arthrose importante au point d’être invalidante mais j’écoutais mon médecin traitant.

 

Je n’énumère pas tous les autres symptômes mais je les ai tous eu : tout me revient en pleine figure et là j’ai compris en effet pourquoi mon corps n’allait pas ! Pendant 10 ans j’ai vu mon corps faiblir, j’ai modifié mes comportements puisque je pensais que c’était dû à lA vieillesse.

 

Donc suite au reportage de Marielle, je prends donc rendez-vous avec plusieurs gynécologues donc un qui me dit c’est la thyroïde (mais je n’y crois pas, je sais d’où ça vient). 

Je vais en voir un autre accompagnée de ma fille aînée qui appuie mes dires, celui-ci est déjà informé des effets de ces implants, il me propose l’hystérectomie totale avec conservation des ovaires sous coelioscopie (sachant les antécédents de cancer de l’utérus de ma mère, je ne veux pas prendre de risques supplémentaires) que j’accepte mais il me précise que cela n’est pas certain que mes symptômes vont disparaître. Ok je prends le risque mais je sais qu’au fond de moi c’est ça ! 

 

Un peu maso, je vais voir mon médecin traitant à qui j’explique les implants, les effets secondaires catastrophiques : il me traite avec mépris et affirme que c’est psychologique.

Je m’effondre en larmes devant lui : je le hais et je suis trop faible pour me battre. Ce n’est pas grave,  après ma convalescence, je retournerais le voir et je lui balancerais en pleine figure son incompétence à juger les femmes à partir d’idées préconçues.

 

Entre temps, je décide de faire les tests ASTRALAB concernant les composants des implants : Je suis allergique au nickel, au chrome et à l’étain.

Bref, après quelques questionnements auprès de Marielle sur la méthode du chirurgien que j’ai choisi, je dois me faire opérer le 23 février 2017.

 

Je suis sereine à l’entrée à la clinique. Pas besoin de cachet la veille, ni le matin. Je sais, c’est tout ! On m’endort j’entends encore la musique de Barry White.

 

Puis je me réveille : comme je respire bien : pas de nez pris, pas de sensation de gorge enflée  c’est fou, cela m’a surprise tout de suite cette respiration sans gène.

 

Mon réveil se passe bien : je retourne dans ma chambre mais là les douleurs des gaz sont difficiles mais je tiens le coup je sais que ça va passer : j’ai lu les témoignages des filles qui se sont faites opérées, c’est normal !

 

Je regarde tout de suite mon bras gauche : je le trouve désenflé. C’est trop bien mais je reste prudente ce n’est pas possible, ce n’est pas aussi rapide quand même ! 

 

Puis  retour à la maison, je suis bien je vais pouvoir dormir puisqu’il faut se reposer : ce n’est pas anodin comme opération chirurgicale mais je n’arrive pas à dormir ou plutôt je n’arrive plus à dormir (la journée), c’est fou ! La fatigue écrasante n’est plus là ! Mais je me repose.

 

Aujourd’hui, nous sommes le 1er avril 2017 et ce n’est pas un poison d’avril : je vais mieux

Je suis à plus d’un mois après l’opération et voici ce que je constate :

 

Je ne perds plus mes cheveux (je le vois dans le lavabo de la salle de bains, plus rien)

Je n’ai plus de douleurs cervicales ni de tendinites 

Ma gorge n’est plus enflée je respire sans avoir le nez pris

Je n’ai plus la diarrhée

Ma vision semble allez mieux (je dois retourner chez l’ophtalmo)

Je n’ai plus de démangeaisons (lichen plan)

J’ai quelques bouffées de chaleur mais supportables à côté des suées et /ou sueurs nocturnes qui me réveillaient

 

Je sais qu’il y aura des hauts et des bas, que certaines douleurs se réveilleront, il y a forcément des conséquences de la présence de ces implants dans mon organisme pendant 10 ans mais je sais également que je revis , je me sens plus forte .

Je récupère mes dossiers médicaux et je m’aperçois que de nombreux maux sont apparus depuis 2007 sans faire le lien et dont je ne me souvenais plus.

 

Chaque jour il me revient à l’esprit des souvenirs de mon état pendant des situations simples dont une particulièrement : je n’arrivais plus à apprécier une soirée d’été sur un banc au soleil ! 

 

C’est pourquoi je remercie Marielle et toute son équipe qui se sont battus parce que je sais que cela a été dur pour eux de faire réagir les médias, les médecins (enfin pas tous) et qu’il reste encore beaucoup à faire. 


 Coralie F. (08.03.17)

 

Après avoir eu deux enfants, je me suis fait poser des Essures le 27 mai 2014.

Au début, pas de souci particulier, sauf des règles irrégulières.

 

Petit à petit, mes règles sont devenues hémorragiques (jours et nuits), duraient parfois 15 jours à intervalles de 15 jours ! J’ai eu également des Kystes très douloureux (à ne pas pouvoir marcher et m’asseoir était devenu difficile). J’ai consulté mon gynécologue à plusieurs reprises qui m’a prescrit à chaque fois des traitements pour régulariser mes problèmes, mais ils revenaient constamment.

 

A partir de février/mars 2015, j’ai commencé à ressentir des douleurs insupportables aux cervicales accompagnées d’acouphènes et de sensation de tête dans un étau (comme des migraines qui commencent mais qui ne se déclenchent pas) et également des douleurs dans les oreilles. Mon médecin traitant m’a donc prescrit une radio rachis cervicales, un IRM encéphalique, un bilan sanguin, un examen détectant les oreillons : aucune explication significative.

 

Pour me soulager, mon médecin m’a prescrit également des séances de kinésithérapie. Je suis donc suivie depuis juin 2015 par une kinésithérapeute qui essaie de me soulager mais également de trouver les causes de mes douleurs (ce qui fait aujourd’hui 46 séances !).

Elle me propose de consulter un dentiste spécialisé dans la position de la mâchoire ; il me pose des cales derrière les canines, mais rien n’y fait.

 

Je me tourne en parallèle, vers une autre médecine : je consulte (presque une fois par mois) une acupunctrice (médecine non prise en charge par ma mutuelle) pour me soulager (aiguilles + plusieurs traitements onéreux à base de plantes).

Je vais également voir suite aux conseils de ma kinésithérapeute, un ostéopathe (j’ai eu 7 séances) : pas d’amélioration.

 

Pensant que mes soucis sur mon lieu de travail pourraient être soulagés avec un meilleur siège, je fais une demande auprès de la Direction, qui m’oriente vers la médecine du travail qui me prescrit un fauteuil ergonomique.

Ma kinésithérapeute m’oriente vers une orthoptiste qui pourrait peut-être trouver une faiblesse au niveau de mes yeux ; je fais une dizaine de séances sans résultat positif pour mon cou. D’ailleurs, depuis mes soucis, je ne supporte plus mes lentilles que je porte depuis environ 25 ans (sécheresse œil droit).

 

Apparaissent ensuite des douleurs entre le coccyx et le sacrum (ma kinésithérapeute pense à l’inflammation du nerf Pudendal), certaines positions assises et couchées ne sont plus possibles.  

J’ai également de plus en plus de douleurs dans le dos, dans les hanches et dans l’aine : à certains moments je ne peux plus marcher (je dois m’arrêter) et j’ai de plus en plus de difficulté à me lever après une position assise ou couchée. J’ai également de plus en plus les jambes lourdes.

Mon médecin traitant me prescrit en août 2016, une radio du bassin et du rachis lombaire, puis en septembre un IRM des lombaires : rien qui n’explique mes soucis physiques !

 

Progressivement, j’ai d’autres symptômes qui viennent se greffer : le ventre gonflé, des ballonnements, les jambes lourdes, j’ai l’impression que je perds la mémoire parfois, je suis toujours fatiguée (au travail, à la maison,…), la nuit j’ai parfois des palpitations.

Depuis septembre, je n’ai plus de règles et j’ai des bouffées de chaleur insupportables (jours et nuits), mon gynécologue me prescrit un bilan sanguin : je suis en ménopause et je n’ai que 45 ans !!

 

Depuis quasi 3 ans, je me bats avec le corps médical pour trouver les causes de mes douleurs qui s’accentuent de jours en jours… rien… je deviens irritable, désagréable, fatiguée et déprimée !!!

Il y quelques semaines, par hasard, une de mes connaissances entend à la radio que les Essures sont mises en cause suite à des témoignages de femmes qui connaissent des soucis de santé. Je fais immédiatement le rapprochement : mes maux sont certainement liés aux Essures !

 

Je consulte rapidement mon gynécologue, qui m’écoute, me pose des questions et prend note de mes soucis ; sans me confirmer que tout est lié, il me propose de retirer les Essures. Il m’informe aussi qu’il n’en pose plus depuis quelques mois et qu’il en a déjà retiré chez quelques femmes. J’accepte sans hésitation le retrait de mes Essures.

L’intervention a eu lieu le 14 février 2017 sous anesthésie générale par célioscopie. Les Essures sont retirées et l’ablation de mes trompes est réalisée ! Aujourd’hui, je me remets doucement de mon intervention (j’ai bien évidemment des douleurs dans le ventre), je suis en arrêt de travail pour 3 semaines.

 

Ce que je peux d’ores et déjà dire aujourd’hui, c’est que depuis le retrait des Essures, je n’ai plus du tout (du tout) de douleurs aux cervicales !!!

A suivre…

 


Anne Sophie S. (29.11.16)

 

J’écris ce témoignage de la salle d’attente du service de Neurologie de la Salpétrière où j’ai été hospitalisée plusieurs semaines en juillet 2014, sale souvenir, j’aurais aimé ne pas avoir à y revenir. Il faut dire que ma vie a méchamment déparée cet été-là.

 

Chronologie :

 

- Septembre 2012 : consultation avec ma gynéco à laquelle je dis vouloir me faire poser des ESSURE, une amie m’en ayant parlé comme d’une opération facile et sans anesthésie. J’ai 48 ans mais la ménopause n’arrive toujours pas, je ne supporte plus aucune contraception et j’ai un passé lourd de complications lors des grossesses et fausses couches, problèmes d’hyper tensions, pré-éclampsie, j’ai juste failli mourir deux fois et fait deux fausses-couches à cause de ça. Après une période seule, j’ai rencontré un homme formidable et j’ai besoin de me sentir en sécurité sur les risques de grossesse. En fait, je suis tellement amoureuse que j’adorerais avoir un enfant avec lui mais que ce serait beaucoup trop dangereux pour moi (et trop tard dans nos vies). Pour des raisons de santé, lui ne pourrait pas avoir une anesthésie pour que ce soit lui qui soit stérilisé donc… Dernière justification, une de mes tantes a accouché à 50 ans. Pourquoi je ressens le besoin de me justifier ainsi sur ma demande de stérilisation à un âge avancé ? Parce que j’ai été beaucoup attaquée sur ce choix comme si j’étais responsable d’avoir choisi une opération à risque. Non je n’ai pas choisi de courir un risque particulier (toujours cette balance bénéfices-risques avancée par les médecins sur la défensive), une amie m’a conseillé une pose d’ESSURE comme étant un moyen facile, simple et très efficace sans aucun effet secondaire et sans anesthésie générale. La consultation avec ma gynéco se passe sans aucune mise en garde sur des risques particuliers. Je prends rendez-vous avec le chirurgien.

 

- 7 décembre 2012 – rendez-vous avec le chirurgien, aucune mise en garde particulière. Je lui pose des questions sur les risques – il ne mentionne que des risques classiques liées à l’anesthésie générale ou des risques immédiats de mauvais positionnement donc des douleurs possibles dans les jours qui suivent, dans ce cas je devrais revenir immédiatement. Je m’étonne, pourquoi une anesthésie générale alors que mon amie a eu sa pose sans même une anesthésie locale ? Il parle de sécurité si je me souviens bien, de confort, je me demande aujourd’hui si le confort n’est pas pour lui – plus simple de gérer quelqu’un d’inconscient ? Enveloppe pour l’anesthésiste ? Aucune information sur un risque lié à une allergie au nickel or j’ai réagis par de l’eczéma à des bijoux en toc donc j’ai déjà identifié ce risque. Aucune information sur un risque éventuel en cas de maladie auto-immune or j’ai enterré mon meilleur ami d’une sclérose en plaque quelques années auparavant. Je n’aurais jamais fait cette opération avec une seule de ces deux mises en garde.

 

- 14 décembre 2012 – pose des ESSURE sous anesthésie générale ! soit deux mois et demi (et ça a bien été souligné par ma gynéco) après la demande auprès de ma gynéco au cours de laquelle je n’ai reçu aucune information particulière en dehors du fait que c’était totalement anodin et moins de 15 jours après la consultation avec le chirurgien qui m’a dit qu’il fallait normalement attendre trois mois mais que après tout, j’avais bien réfléchi ( ???). Au principe d’une stérilisation oui bien sûr, une réflexion sur les risques encourus, en aucune façon puisque je n’avais pas eu les éléments qui m’auraient permis d’avoir cette réflexion.

 

- 2013 : 

 

- Très rapidement après la pose : hémorragies effroyables comme je n’en ai jamais connu et qui durent 15 jours par mois– je mets ça sur le compte de la préménopause (enfin !) et je ne m’inquiète pas. La fatigue commence à s’installer, j’ai de grands moments dans la journée ou je me mets à bailler sans pouvoir me contrôler. J’ai très souvent envie d’une sieste. 

 

- J’ai déjà un passé d’allergies respiratoires (signalé à ma gynéco, au chirurgien et à l’anesthésiste puisque j’ai fait un choc à de la morphine lors d’une anesthésie générale 10 ans avant). En 2013 mes allergies s’aggravent, asthme au point que je ne peux plus garder mon chat. Je suis sous double traitement antihistaminique plus ventoline en permanence. Je n’ai jamais été allergique aux poils de chat mais là, ça devient intenable. Après le départ de mon chat (très grande tristesse) mon asthme se calme.

 

- Par contre de plus en plus d’allergies alimentaires. Je mange un plat industriel (le dernier de ma vie !) et je fais un choc allergique. Les pompiers me récupèrent tombée devant la porte de mon immeuble, direction les urgences.

 

- De temps en temps des vertiges démarrent auquel je ne fais pas attention.

 

- 2014 : 

 

- Une grande fatigue s’installe, je m’excuse auprès des gens que je reçois en consultations (hypnothérapeute), je baille régulièrement. Vers le printemps, je ne peux plus m’empêcher de me coucher, dès que je le peux entre deux rendez-vous. Je commence à identifier que j’ai une fatigue vraiment anormale contre laquelle les vitamines ne peuvent rien et je me dis que je devrais consulter. Mais je suis en libérale et je n’ai pas de temps à perdre avec des petits bobos.

 

- Dans le courant de l’hiver, démarrent des problèmes neurologiques que je n’identifie pas. Je me mets à marcher « comme un culbuto » de temps en temps, c’est bizarre mais ce n’est pas pour autant que je vais regarder mon nombril, je continue comme avant.

 

- Mois de mai 2014, des vertiges de plus en plus fréquents. Je pense à des problèmes d’oreilles internes. J’attends. Quand je reçois les gens, discrètement je me tiens au mur ou à un bureau pour ne rien montrer.

 

- Juin 2014. De plus en plus difficile de cacher que je ne tiens plus debout. J’hésite même à sortir, je consulte un ORL, traitement de Tanganil contre les vertiges qui du coup s’aggravent au point qu’un jour je tombe dans la rue. Je suis à 100 mètres de chez moi et je suis obligé d’arrêter une voiture pour me ramener. Cette fois mon médecin me met sous perfusion de Tanganil. Là, ça empire tellement qu’elle m’envoie aux urgences au bout de trois jours.

 

- Début Juillet 2014 : une semaine à l’hôpital. J’arrive un jour de canicule et il me faut trois couvertures pour commencer à arrêter de trembler de froid ! Tout le monde est très gentil, on me regarde bizarrement en ne sachant pas s’il faut me prendre au sérieux ou pas. Une infirmière débarque un jour dans la chambre en me demandant si j’ai vu le psychiatre. Je suis étonnée tout en lui disant que je n’ai aucun tabou avec ça, s’ils pensent que c’est psy, je veux bien le voir moi, leur psychiatre. Tout ce que je veux c’est reprendre ma vie ! Examens, IRM. Un soir, plus aucun vertige, je galope dans les couloirs, toute heureuse, deux heures après je recommence à m’agripper aux murs tellement ça tourne. Quand je parle de vertiges, ce n’est pas la tête qui tourne un peu, c’est être sur un grand-huit 24 heures sur 24, c’est vomir tellement ça donne la nausée, c’est être réveillée en pleine nuit tellement ça tourne même en rêve ! Fin de la semaine, une neurologue de la Salpêtrière débarque avec mon dossier IRM et m’annonce que je n’ai rien. Rien ? Elle est gentille la dame, mais je ne peux pas tenir debout, je ne peux pas marcher trois mètres sans me tenir à un mur. Puis elle regarde de nouveau mon IRM et dit que finalement, j’ai une petite plaque au cerveau donc j’ai une sclérose en plaque dans le meilleur des cas. Comme c’est le weekend du 14 juillet, je rentre chez moi trois jours avant d’être hospitalisé 2 ou 3 semaines à la salpé.

 

- Fin juillet 2014, plein d’examens, de médecins sceptiques qui me regardent de temps en temps comme si je délirais. J’ai maintenant des fourmis dans les jambes et le bras gauche, des troubles de la vision et des oreilles qui partent et qui reviennent, une fatigue qui fait que je ne me lève pas du lit et toujours impossible de marcher plus de dix mètres. Ils me ratent 3 fois de suite la ponction lombaire (youpee vive l’autohypnose contre la douleur) et me donne un traitement en perfusion de corticoïdes. Quand je sors, un jeune neurologue me dit avec un grand sourire « dans trois jours vous travaillez ! ». Moi je me demande comment je vais réussir à gérer ma vie dans un tel état, sans argent qui rentre et sans tenir debout. Je parle de fauteuil roulant mais il me répond que « non, sinon vous ne marcherez plus du tout », ben… comment dire… je n’ai pas vraiment l’impression d’arriver à marcher là !

 

- Depuis l’automne 2014, je n’ai pas pu retravailler, j’ai été mise en invalidité rapidement et aux minimas sociaux. Mon état n’a répondu à aucun traitement de la sclérose en plaque. Les symptômes vont et viennent avec une stabilisation très moyenne. Douleurs énormes et qui reviennent sans cesse dans la nuque. Pour la marche j’ai tenu le coup huit mois avec une canne en marchant sur des petites distances, en longeant les murs, en appelant à l’aide régulièrement dans la rue ou dans des magasins (il faut bien continuer à manger et mon ami habite loin). Je suis tombée plusieurs fois et j’ai fini par prendre un fauteuil roulant électrique en juillet 2015, ça m’a permis de retrouver de l’autonomie.

 

- Juin 2016 : Une amie me parle des complications liées à ESSURE, jamais entendu parler, je commence des recherches. Ah bon, je ne suis pas la seule ? Je découvre alors à quel point le combat n’est pas fini. Il faut déjà trouver un médecin qui accepte d’envisager cette hypothèse et il faut en plus qu’il soit accessible en fauteuil roulant. J’en rencontre 5 avant d’être entendue ! Ma gynéco est d’abord atterrée puis devient agressive, après tout c’est moi qui aies demandé à être opérée ! Ok, il me faut une nouvelle gynéco aussi. Depuis elle n’a jamais pris de nouvelles d’ailleurs alors qu’elle me suit depuis plus de quinze ans !

 

- Novembre 2016 : longue recherche d’un allergologue, nouvelles péripéties, puis enfin diagnostic « vous êtes allergique au nickel », je le savais, il n’y avait qu’à me le demander. Radio qui montre que les ESSURE sont toujours dans les trompes, l’échographie ne montre rien. Maintenant recherche d’un chirurgien qui accepte de m’enlever les trompes et uniquement les trompes de préférence… encore un combat qui n’est pas encore gagné, même si je suis maintenant soutenue par un super généraliste et un super neurologue qui vient de me faire une déclaration d’accident à l’ANSM et un courrier pour un chirurgien pour demander qu’on m’enlève les implants rapidement. Je ne sais pas quand ça pourra se faire, ni si mon état pourra s’améliorer mais s’il ne s’aggrave pas, ça sera déjà une victoire.


 Florence M. (29/10/2016)

 

 Voici mon histoire avec les implants ESSURE. J’ai 3 enfants que j’ai eu par voie basse.

J’ai 47 ans et je suis assistante maternelle à domicile.

 

Suite aux conseils d’une amie qui avait été transplantée, je décide de me faire poser les implants ESSURE à l’hôpital le 28/10/2011. La chirurgienne en profite pour me retirer un polype bénin accouché par le col. Anesthésie générale.

Dès les premiers jours, je ressens que mon ventre tiraille, gonfle et une douleur au côté droit surtout au moment des règles. Mes règles sont toujours aussi douloureuses, longues ( 8 jours ) et abondantes surtout les 3 premiers jours mais ça, j’ai l’habitude depuis ma puberté et mes grossesses n’ont fait qu’accentuer ce phénomène.

 

En juillet 2012, je commence à avoir des saignements un peu avant la date des règles et aussi au moment de l’ovulation, en plein milieu du cycle. Ces saignements s’accentuent de mois en mois jusqu’à ce qu’elles ne s’arrêtent plus. En décembre 2012, au bout de 3 semaines de saignements, je manque de tomber inconsciente et me rends, grâce aux pompiers, aux urgences de l’hôpital le plus proche de chez moi.

 

Le gynécologue me met sous Exacyl (pour épaissir le sang et ralentir l’hémorragie) et me dit de consulter ma gynécologue rapidement. Celle-ci me prescrit du Lutenyl (progestatif) à prendre partiellement dans le mois mais je finis par le prendre en continu pour arrêter les saignements qui m’occasionnent des douleurs profondes. Malgré cela, mes rapports sexuels sont toujours douloureux et ma libido baisse en flèche d’autant que ce médicament pris à 20 h le soir me donne la sensation d’être endormie jusqu’à 11 h le lendemain matin. Je mange pour compenser cette fatigue et prends quelques kilos.

Entre temps, j’ai passé des tests hormonaux pour voir si je ne suis pas en pré-ménopause. Et non ! Je passe une écho2D, pas de fibrome ni polype apparent. Mais épanchement dans le cul de sac de Douglas ( écho passée très vite après l’hémorragie ).

Comme ma gynéco m’a dit que la seule solution si je ne veux plus de Lutenyl c’est l’hystérectomie ( ablation de l’utérus), je me renseigne et découvre sur internet que j’ai peut-être de l’Adénomyose ( cellules d’endomètre qui saignent pendant les règles dans la paroi de l’utérus ). Je rencontre en parallèle 2 chirurgiens gynécologues. Je suis pressée, je veux me faire opérée rapidement car professionnellement je cherche à quitter mon employeur pour devenir assistante maternelle indépendante.

 

La première chirurgienne me prescrit une IRM de mon appareil génital et oui, j’ai bien de l’endométriose et en prime, un kyste à l’ovaire droit de quelques centimètres ( d’où ma douleur à l’ovaire droit ). Ce kyste est fonctionnel apparemment et devrait partir.

Le deuxième gynécologue accepte de m’opérer rapidement. Je ne souhaite pas une hystérectomie car j’ai peur du prolapsus vu mes antécédents et mon métier.

 

L’endométrectomie (ablation de l’endomètre) a lieu le 30/04/2016. J’ai des suites d’opérations très difficiles : contractions utérines hyper douloureuses de jour comme de nuit, saignements hémorragiques pendant 2 semaines et saignements encore importants 2 semaines supplémentaires. Je ne prends que du doliprane, du Tardyferon et de l’Exacyl (jusquà 8 comprimés à la fin pour stopper cette hémorragie). J’ai arrêté le Lutenyl le jour de l’opération, je n’aurais peut-être pas dû.

 

Au bout de 2 mois je commence mon activité en tant qu’indépendante par la garde d’un enfant, puis 2 le mois d’après, puis 3 le mois encore d’après. L’année suivante, en septembre 2015, je garde 4 enfants et là, je commence à stresser beaucoup, trop.

Je commence à manger trop pour compenser. Mes douleurs de dos apparaissent de plus en plus régulièrement et pas seulement pendant les règles (j’ai toujours eu des douleurs dans le dos comme des aiguilles au moment des règles ). Je mets ces douleurs sur le compte du poids des enfants et du stress sans compter tous les travaux ménagers.

 

En mai 2016, je commence à avoir des maux de ventre également. Ventre hyper gonflé (je mets ça sur le compte de la prise de poids et de la prise alimentaire parfois un peu plus importante que la normale liée au stress et à la fatigue chronique), j’ai des douleurs musculaires un peu partout dans les membres. Je n’arrive plus à me détendre vraiment. Je dois faire des siestes en début d’après-midi pour tenir toute la journée, si je pouvais me coucher à 21 h, je le ferais et d’ailleurs, je le fais de temps en temps, épuisée. Heureusement, j’ai retrouvé le cycle de ma jeunesse à savoir des règles tous les 35 jours et ne suis donc pas anémiée. De toute façon, en prévention, je prends un peu de Tardyféron les 3 premiers jours du cycle.

 

En septembre 2015, je passe une journée allongée (heureusement c’est un samedi) : vertiges rotatoires. Je vais voir mon généraliste qui me demande d’aller voir un médecin ORL. Cette sensation est revenue plusieurs fois mais pas de manière aussi forte à d’autres moments.

Je travaille beaucoup, je rate les RDV 2 fois…

En septembre 2016, j’ai deux crises de douleurs aux reins des samedis et  mon ventre irradie. Je dois rester allongée en position fœtale. J’ai des problèmes de constipation soulagés après une selle.

Cette fois, comme j’ai moins d’enfants à garder, je décide de prendre RDV avec un gastro-entérologue. Il m’examine et me prescrit une coloscopie. Il me prescrit une écho2D pour un débrouillage de tous les organes du ventre. RAS sauf un kyste sur l’ovaire droit. Je prends du Spagulax qui m’aide à aller à la selle sans souffrir. Je précise que j’ai toujours eu des problèmes de constipation avant les règles mais là, ça devient chronique c'est-à-dire tous les jours du mois.

Entre temps, je tombe sur la pétition du groupe Facebook Alerte Essure qui demande à la ministre de la Santé de faire des études sur les effets des implants ESSURE car aux Etats-Unis et bien d’autres pays Européens, un scandale sanitaire éclate. Une des administratrice de ce groupe Marielle Klein est elle-même victime de ce dispositif et veut par là-même alerter les autorités sanitaires françaises des dangers de ce dispositif sur l’organisme des femmes porteuses d’ESSURE.

 

Je commence à faire le rapprochement de tous mes problèmes avec mes propres implants. Les différents interlocuteurs m’ont TOUS dit que les ESSURE ne pouvaient pas être responsables de mes problèmes.

Après mûre réflexion, je prends rendez-vous avec la chirurgienne gynécologue pour me faire enlever mes implants. Pour l’instant, elle m’a prescrit une écho3D pour confirmer le diagnostic : endométriose, kyste (6,2 cm fonctionnel), et écartement de mon dispositif ESSURE anormalement distal ce qui veut dire que mes implants sont trop enfoncés dans les trompes.

 

Prochain rendez-vous avec cette chirurgienne bientôt afin de la convaincre de me les retirer par célioscopie. Elle l’a déjà fait auprès d’une des femmes adhérente à RESIST le nouveau Réseau d’entraide de femmes victimes d’ESSURE. J’ai lu de nombreux témoignages de femmes qui ont été libérées de ces douleurs (ventrales et dorsales, musculaires et fatigue chronique) suite au retrait de ce dispositif qui contient des métaux lourds (Titane et Nickel et perturbateurs endocriniens PET) et maintient artificiellement une inflammation créant des fibroses.

Je vais également demander à mon généraliste de m’orienter vers un allergologue afin de vérifier si je ne suis pas allergique à l’un des composants d’ESSURE.

 

J’aimerais également pousser mes recherches vers une exploration de mon bassin à la recherche d’endométriose qui peut également être un terrain favorisant douleurs gastriques et dorsales. J’espère être libérée de toutes ces souffrances bientôt.

 

Voici un résumé de tous les problèmes médicaux dont j’ai souffert ou bien je souffre encore chroniquement ou occasionnellement :

-          fatigue chronique

-          vertige, sensation d’ébriété (occasionnellement)

-          Règles hémorragiques (3 semaines et peut-être plus si je n’étais pas allée aux urgences…)

-          Saignements entre les règles (avant l’endométrectomie )

-          Hémorragie post-endométrectomie ( 4 semaines )

-          Polype dans la paroi de l’utérus (avant l’endométrectomie )

-          Adénomyose

-          Envie fréquente d’uriner

-          Kystes fonctionnels récurrents

-          Ventre gonflé

-          Aggravation des symptômes en syndrome prémenstruel et pendant les règles

-          Prise de poids

-          Douleurs dans les reins

-          Douleurs dorsales/lombaires ?

-          Douleurs musculaires généralisées par période (jambes, bras )

-          Migraine pendant les règles (je n’avais jamais eu de migraines pendant les règles avant ESSURE )

-          Pertes de mémoire

-          Douleurs ventrales : ballonnements, gaz, jusqu’à douleur irradiante ( 2 crises ),  colon douloureux car constipation soulagée par selle

 

-          Déclencheurs aggravants : stress


Isabelle E. - 48 ans - 14 Juillet 2016

 

En juin 2008, j’ai 41 ans et je viens de faire une IVG. Mon mari à l’époque vient de m’annoncer qu’il souhaite divorcer : il est tombé amoureux d’une collègue de travail.

A cette époque, je travaille comme thérapeute pour enfants en libéral, je suis présidente de deux associations, une sur la région Bretagne et une sur le département des Côtes d’Armor. Je pratique la danse sportive deux fois par semaine, je nage deux fois par semaine, je fais de la rando tous les dimanches matins (environ 10 kms) et je joue du violon chaque jour.

 

En août 2008, je demande une stérilisation tubaire et je choisis la méthode ESSURE car rapide, non chirurgicale et non invasive. J’arrive même à négocier avec le chirurgien qu’il me les pose sans anesthésie (à l’époque, lui ne l’avait jamais fait). Je sors le jour même de la clinique, totalement délivrée de l’angoisse d’une autre grossesse et d’une autre IVG…

 

Trois mois plus tard, les trompes sont bouchées. Malheureusement, je suis souvent malade : en novembre 2008, j’ai des extinctions de voix, des bronchites à répétition, une toux qui ne veut pas s’arrêter et des difficultés respiratoires. Mon médecin traitant homéopathe pense qu’il s’agit peut être d’une allergie à la moquette. En effet, j’ai dû déménager après la séparation car nous avons vendu notre maison et dans le nouvel appartement que j’occupe, il y a de la moquette dans toutes les pièces (une belle moquette très douce et très épaisse). Je fais donc nettoyer entièrement l’appartement. Je suis allergique à beaucoup de choses : la codéine, les dérivés morphiniques, la norfloxacine, le sparadrap, les bijoux fantaisie, les boutons de jeans, les dessous des montres, la menthe, le piment, les poils de chat ou de chèvre !

 

Allergie à la moquette ?

 

L’hiver passe, mais en juin 2009, je suis toujours avec cette toux qui revient de temps en temps. Je commence aussi à avoir des infections urinaires et mon syndrome pré-menstruel devient de plus en plus douloureux : je retrouve des sensations désagréables de mon adolescence lorsque je devais rester couchée le premier jour de mes règles !  J’ai l’habitude de me rendre à mon travail à pied et je me rends compte que je suis de plus en plus essoufflée alors que le parcours est vraiment court, à peine 800 m. Pendant l’été, je vais en Crête et en Grèce. Moi qui supportais très bien la chaleur, je fais beaucoup de malaises là-bas avec de la tachycardie. Verdict du médecin : c’est le cumul de la fatigue hivernale, il faut que je me repose… Sur mon torse sont apparues des petits boutons, genre pétéchies et molluscum qui ont envahi le dessous de ma poitrine et le médiastin…

 

Trop de travail ? Petite déprime due au divorce ?

 

Hiver 2009/2010 : je suis à nouveau prise par les bronchites asthmatiformes  et en février 2010, je fais une pneumonie. Je mets deux mois à m’en remettre ! Mes règles sont devenues ultra douloureuses, j’ai l’impression d’accoucher à chaque nouveau cycle ! Elles sont de plus en plus abondantes, si bien que les serviettes de nuit sont utilisées en journée et à condition d’en mettre deux ! Je me suis aussi rendue compte en allant chez l’esthéticienne que j’ai de plus en plus de difficulté à tenir mes bras en l’air pour les épilations des aisselles, mais je ne sais pas pourquoi ! Je commence également à avoir beaucoup de migraines avec des nausées, environ 3 à 4 fois par mois.

Avril 2010 : séjour à la Réunion

 

Juillet 2010 : je suis très fatiguée, anormalement fatiguée. Je suis épuisée à la moindre sortie, je ne fais que dormir, j’ai mal aux bras et aux jambes, comme des douleurs d’efforts musculaires intenses. J’ai tellement mal aux bras que je suis obligée d’arrêter de jouer du violon. Je ne peux plus étendre mon linge, monter les escaliers sans devoir me reposer.

 

Cumul de l’épuisement ? Trop d’engagements professionnels ? Maladie tropicale ?

 

Septembre 2010 : pour mon anniversaire, nous avons organisé une rando à la journée et je suis incapable de la terminer. J’explique à mes amis que depuis quelques temps, les douleurs musculaires dans les jambes me réveillent la nuit. Une amie infirmière me dit que ce sont des impatiences, ce n’est pas grave, mais si cela continue, je devrais peut être consulter un neurologue…

 

Novembre 2010 : cela fait longtemps que je n’ai pas couru. Il fait beau et je décide d’aller au stade à côté de mon domicile. Je fais un quart du tour du stade et je m’écroule, terrassée par la douleur dans les cuisses. Je récupère petit à petit et je rentre chez moi. Je ne peux plus danser et j’arrête les cours.

Décembre 2010 : séjour en Martinique et achat de ma nouvelle maison !

 

Février 2011 : je suis allée voir un médecin ORL car j’entends moins bien : apparemment, j’aurais peut être du sable et des particules de coraux dans les oreilles après mon voyage aux Antilles…  Après un nettoyage, j’entends à nouveau très bien ! Ce que je ne sais pas encore, c’est que tous les ans, il va falloir que j’y retourne et pour les mêmes raisons ! Et pourtant je ne repars plus aux Antilles !  Verdict de l’ORL : j’ai des conduits auditifs d’enfant et cela arrive parfois, par contre, il ne comprend pas pourquoi je ne suis jamais venue avant… La fatigue est extrême, je dors de plus en plus, 12 h par nuit plus 1 sieste l’après-midi pour pouvoir tenir le soir.

 

Le 1er mai 2011, nous allons avec mon nouveau compagnon voir une expo de peinture et en sortant, nous décidons d’aller au restaurant. Je ne suis pas bien du tout, très fatiguée. J’ai les jambes tremblantes et je peux à peine retourner à la voiture en marchant.

 

Le lendemain, je fais un malaise à mon réveil et je ne peux pas me relever. Je peux à peine parler. Mes enfants appellent le SAMU et je suis hospitalisée dans un état désastreux.

Je vais rester 5 semaines à l’hôpital en neurologie : au départ, je ne fais que dormir, dès que je me lève, je m’évanouie. Le neurologue est persuadé que je fais une grave dépression et que je suis en Burn Out. Je peux à peine marcher tant les douleurs aux jambes et dans le dos sont vives. Tous les examens réalisés, bilans sanguins, échographie cardiaque, radio pulmonaire, IRM cérébral, épreuve fonctionnelle respiratoire, radio abdomen, échographie pelvienne et abdominale, EMG (électromyogramme) pour une suspicion d’anomalie de la jonction neuromusculaire, oxymétrie nocturne, ponction lombaire, recherche virus tropical,  seront normaux sauf une élévation lipidémique dont personne ne trouve l’origine !

Je sors avec un diagnostic d’intolérance musculaire à l’effort et suis en arrêt de travail quatre mois.

 

En juillet 2011, j’ai un contrôle fiscal qui se termine très bien ! Fin août, j’apprends avec stupeur que l’assurance ne va pas payer mes indemnités journalières ! Je saisis la justice, le procès durera 4 ans ½ mais je gagnerai en première instance et en appel ! En attendant, je reprends mon travail contre l’avis du médecin mais n’ayant pas d’autre choix vu la panade financière dans la quelle je me trouve !

Les médecins sont convaincus que toutes mes douleurs et ma fatigue sont dues à un état de stress permanent, aggravé par un divorce douloureux sur fond d’épuisement professionnel.

 

En avril 2012 : mon état de santé ne s’améliore pas, je perds chaque mois de l’autonomie dans mon quotidien : je ne peux plus aller faire de courses, je ne peux plus rester debout au-delà de 3 minutes, je ne peux plus marcher au-delà de 500 mètres. Je suis envoyée au CHU pour effectuer une épreuve d’effort musculaire ! Elle porte bien son nom ! La première fois, je suis épuisée mais je reviens chez moi, la deuxième, je suis dans l’incapacité de conduire seule et le neurologue décide d’arrêter les épreuves d’effort…

Petit à petit, le neurologue s’oriente vers une pathologie musculaire à l’effort d’origine peut être génétique. Je rencontre une généticienne qui malgré tous les examens ne retrouve pas d’étiologie génétique sans pouvoir expliquer la dégradation de mon état de santé…

L’ADN mitochondrial ne présente aucune mutation, tous les examens sont normaux. La généticienne suggère la réalisation d’une biopsie musculaire… Les médecins évoquent la possibilité d’une myopathie métabolique auto immune…

Je rencontre un pneumologue et fais un enregistrement de mon sommeil à la recherche d’une apnée du sommeil : résultat normaux.

 

En 2013, mon médecin traitant propose l’utilisation d’un fauteuil roulant pour tous les déplacements extérieurs. Mon périmètre de marche est tombé à 50 m, je ne peux plus monter un étage et j’envisage de mettre en vente ma maison.

Le neurologue me propose de rencontrer un professeur spécialisé dans les myopathies. Le rendez-vous est pris à Paris à la Pitié Salpêtrière. En attendant, je dois réaliser un bilan uro dynamique pour écarter toute pathologie rénale. Le bilan est strictement normal, l’urologue ne comprend pas pourquoi j’ai autant d’infections urinaires et de douleurs pelviennes…

 

Mars 2014 : Paris ! En fauteuil roulant et épuisée ! Je rencontre cet éminent professeur avec lequel je passe une journée en hôpital de jour pour une nouvelle batterie d’examens ! Tous les résultats sont normaux. Il suggère de réaliser un panoramique dentaire à la recherche d’une infection et de refaire un examen gynécologique.

Selon lui, j’ai 47 ans, je suis sûrement en pré-ménopause, je suis ligaturée après une IVG, donc les suites psychologiques ne sont pas négligeables, j’ai vécu un divorce difficile avec un ex mari qui m’a quitté pour une autre femme alors que j’avais un âge critique dans un couple, j’étais sans doute en hyper activité professionnelle et comme je suis psycho, et que je connais cela par cœur, j’ai sûrement développé une résistance psychique à mon état de santé que j’ai masqué à travers des troubles physiques sans étiologie actée !

En gros, je suis une grave mytho dépressive et un peu chiante, avec toutes mes douleurs, dont les examens de ces braves docteurs hyper savants n’expliquent pas mon état de santé !

 

Avril 2014 : pas de foyer infectieux sur le plan dentaire.

 

Juin 2014 : j’obtiens une reconnaissance de mon handicap par la MDPH à une hauteur de 80% et ai droit à une carte d’invalidité et une carte européenne de stationnement. C’est à la fois une décision extrêmement douloureuse pour moi et en même temps un vrai soulagement car je vais pouvoir me garer plus facilement et arrêter de faire la queue partout !

 

Août 2014 : examen gynécologique normal. Ce jour-là, j’explique à mon gynéco que je connais depuis 25 ans (nous avons fait nos études ensemble, lui comme interne et moi à l’époque, comme élève infirmière) à quel point ma vie a changé : je suis au ralenti, toujours fatiguée, avec des douleurs constantes dans les jambes et dans les bras, avec des règles surabondantes épuisantes, avec des douleurs lombaires à ne pas trouver de position pour dormir, un moral au ras des chaussettes, un fauteuil roulant au quotidien sauf dans ma maison et au travail parce que ma grande chance est de travailler assise ! Je ne fais plus aucune activité de loisirs, plus de sport, ma silhouette dont j’étais assez fière a totalement changé, j’ai pris du poids et du ventre ! Je lui explique que la variation entre mon abdomen le matin et le soir est ahurissante ! On dirait que je suis enceinte de 5 mois ! Sans parler des bouffées de chaleur, des migraines accompagnées de nausées 4 à 5 fois par mois

Il est sincèrement désolé, mais il ne voit pas du tout d’où cela peut venir ! Comme il me connait bien, il ne remet pas en cause ce que je lui raconte, mais n’a pas d’explication rationnelle à me proposer… Juste un traitement à base de fer car avec les règles abondantes, ma ferritine est critique !

Parallèlement à tout ce fatras, je vois une psychologue tous les 15 jours, un ostéopathe tous les 3 mois, je fais attention à ce que je mange, je n’ai jamais fumé, je ne bois pas d’alcool, je vis comme une grand-mère de 80 ans et je passe mon temps assise ou allongée !

Octobre 2014 : réalisation d’une biopsie musculaire dont les résultats seront strictement normaux sauf cette augmentation discrète des lipides sans fibres. Le diagnostic de myopathie métabolique n’est donc pas vraiment confirmé, mais le neurologue m’explique que les maladies auto immunes ou génétiques sont tellement nombreuses qu’il est vraiment difficile de poser un diagnostic définitif. Il préfère s’en tenir à ce que je ressens et à ce qu’il observe, même si on ne peut pas mettre un nom sur mes problèmes de santé… Il décide de me donner un traitement à base de co-enzyme Q10 servant à améliorer le fonctionnement de la cellule musculaire. Je commence sous ATU (autorisation temporaire d’utilisation) à prendre 150 mg d’UBITEN dont les boites arrivent d’Italie ! Ce qui fait sourire mon ostéopathe qui me dit que l’ubiquinol est une molécule très utilisée en naturopathie et en ostéopathie pour les patients à pathologie cardiaque afin de préserver l’oxydation de leurs vaisseaux ! En résumé, ce traitement est un antioxydant qui se fabrique aussi en France et qui coûterait sans doute moins cher que celui qui vient d’Italie ! J’en parle au neurologue qui me dit que la molécule synthétisée n’est pas tout à fait la même et qu’il préfère continuer le traitement italien. Mon mari se rend donc tous les mois à la pharmacie de l’hôpital chercher mes précieuses gélules…

 Pendant un an, je prends régulièrement ce traitement et mon état de santé s’améliore. Le neurologue décide d’augmenter les doses et je passe à 300 mg par jour.

L’amélioration est appréciable, mais elle n’est pas optimale. Je ne peux toujours pas marcher plus de 150 m, je ne tiens pas la station debout, je n’ai plus de bronchite mais je suis souvent essoufflée et fatiguée. Je fais une sieste 2 à 3 fois par semaine, j’ai totalement réaménagé mon organisation quotidienne. Je travaille à mi-temps, soit le matin, soit l’après-midi,  je fais mes courses sur internet, je peux conduire seule mais pas plus de 30 minutes, je voyage beaucoup moins et toujours en fauteuil, j’utilise une canne debout/assis qui me permet d’aller chercher mon pain ou d’aller à la poste seule, à condition que l’attente ne dépasse pas 3 minutes. Je ne vais plus aux concerts, je n’ai jamais repris le violon et encore moins la danse…

Je vais avoir 49 ans en septembre et je vis comme une grand-mère !

 

Mais, miracle, j’ai trouvé un post sur FB concernant les ESSURE et leurs lots destructeurs pour la santé.

 

Juin 2016 : j’ai revu mon neurologue. Il m’a écouté, a lu les documents du site Essure France Alerte et a proposé que je rencontre mon gynécologue.

 

Juillet 2016 : mon gynécologue atterré, a pris connaissance des documents, de la lettre du collège des gynécologues de France et a conclu que s’il existe le moindre espoir que tous mes ennuis de santé puissent provenir de cette allergie au nickel dont je suis porteuse, il est vital d’enlever les Essure et de le faire proprement en réalisant une hystérectomie sub totale (car non, je ne suis pas ménopausée !), en laissant les ovaires, mais en faisant très attention à ne pas écraser les trompes au moment du retrait ! J’ai pleuré de soulagement dans ma voiture !

 

Prochaine étape prévue le 4 août 2016 avec le rendez-vous chez le chirurgien qui m’a posé les Essure…

Voilà !  Cela fera 8 ans le mois prochain que ma santé a complètement dérapé ! 8 années de douleurs, de fatigue, de rage, d’interrogation, de doute… Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout ! Je remercie vivement Marielle et Fleur pour toute l’aide apportée à nous toutes ! J’espère que ma santé va s’améliorer, car je dois vous l’avouer, cela parait si incroyable que j’ai du mal à croire que je pourrais un jour redevenir comme avant…

 

Je vous tiendrai au courant de mon évolution… et qui sait, peut être un jour je rangerais mon fauteuil roulant…


Alexandra M. (France)

Alors voila moi je suis Alexandra 32 ans 6 enfants , ma décision d'une contraception définitive fut prise dès le début de ma dernière grossesse dès le début la gynécologue obstétricienne m'a parlé d essure® qu'elle faisait que comme sa casiment maintenant que c était le top , opérationnel direct apres , pas d d'anesthésie , la technique de rêve pour moi qui suis maman d une famille nombreuse .... BB 6 née le 7/09/15  rendez post-partum en novembre pour lui rendre mes papiers signé pour essure® sauf que la je lui dis je croix que je veux plu cette méthode , je lui dis que je suis allergique au bijoux fantaisie derrière de montre donc au nickel , elle me dit pas grave sa a rien à voir sa pose pas problème .... Fait dans les mêmes composants que les stintes cardiaque ...et puis pour finir vous croyez qu'on fait faire des tests allergiques avant de sauver des vies en mettant des stintes ?! Donc bon elle me dit jamais eu de problème avec essure® jusqu'à maintenant j'y ai malheureusement cru ... pose d essure® le 12/01/16 début du cauchemard dès le lendemain état fébrile grosse sinusite chaud froid mal partout 15 jours de grosse toux nez qui coule etc ... Puis toutes les nuits réveiller par des quintes de toux avec expectoration et poumon qui siffle je m étouffe ... Douleurs pelvienne bas du dos  douleurs thoraciques ect ... Le 1er/03 test allergique nickel posé qui s avére positif ++  allergologue me met sous ventoline car les quintes de toux me font faire des crises d asthme .., j en ai jamais fait de ma vie merci ESSURE® il adresse un courrier à la gyneco affaire à suivre ....  


Magali (France)

 

Bonjour,
Ne supportant plus la pilule, j'ai décidé de me faire ligaturer les trompes à 41 ans. On me propose la méthode Essure® malgré mon allergie au Nickel (diagnostiquée en 2011 ainsi que le Chrome et le Cobalt).

Je suis très réticente mais je me laisse convaincre par le gynécologue qui me dit que ce n'est pas une contre indication à la pose des implants.
La plus grosse erreur de ma vie.
Suite à la pose le 02/10/2015:
- saignements pendant 1 mois et demi

- depuis début décembre, rhinites à répétition et sinusites
- en Janvier, douleurs abdominales très intenses pendant 2 semaines
- début Février, démangeaisons sur tout le corps
- depuis mi Février, des plaques rouges apparaissent et disparaissent sur mon ventre ainsi que sur mon visage. Concernant le visage, c'est très handicapant socialement. Je n'ose plus sortir et affronter le regard des gens.
- règles qui durent 2 semaines
- douleurs rénales.

Malgré tous mes symptômes, le gynécologue qui m'a posé les implants ne veut rien savoir.

Même le courrier d'un allergologue lui recommandant le retrait n'a eu aucun effet. Il n'a même pas voulu lire la lettre.

Par chance j'ai trouvé un autre gynécologue qui a écouté mes souffrances et qui a accepté de m'opérer.
Si tout va bien, ça sera une salpingectomie bilatérale, sinon une hystérectomie. A voir le jour de l'intervention.
Ce qui devait être une "simple ligature des trompes" va peut-être se terminer par une hystérectomie!

Malgré mes peurs, j'attends le jour de l'intervention avec hâte. En espérant que tout se passera bien et que je n'aurai pas de séquelles.
Je suis partagée par la colère, la tristesse, et je m'en veux beaucoup d'avoir fait confiance à ce médecin.

En résumé, si allergie au Nickel = pas d'Essure® !!!


Marielle K. (France) 

Je m’appelle Marielle,  j’ai 38 ans, je suis mariée et j’ai 5 enfants. Après ma dernière grossesse, j’ai décidé d’opter pour la ligature des trompes, afin de ne plus être contrainte de prendre la pilule. Ma gynécologue en qui j’ai toute confiance aujourd’hui encore, me conseille la nouvelle méthode Essure® ! Sans anesthésie, en 10 minutes, je valide. 

 

Je prends rendez-vous chez le Docteur R. qui valide mon souhait, et me donne le rendez-vous pour l’intervention ! M’a-t-il demandé si j’étais allergique au nickel ? NON et moi je n’ai pas pensé à lui en demandé plus, car j’ai foncé sans réfléchir… 

 

Je me suis faite implantée le 10 octobre 2011, je suis arrivée vers 13h, le gynécologue m’avait prescrit un suppositoire de Voltarène 100mg à prendre avant l’intervention, je suis passée vers 14h et ressortie vers 15h… J’avais des fortes douleurs de règles qui se sont calmées en fin de soirée. 

 

Puis me voilà ravie, et conseille même à une amie d’opter pour Essure® ! 

 

Il m’arrive dans les mois qui suivent d’avoir un cycle de règles TRES hémorragiques, j’appelle ma gynéco qui me demande si j’ai pris des anti-inflammatoires récemment, oui car quelques semaines auparavant, mon petit orteil est passé trop près de mon pied de lit. Donc on met ça sur les médicaments qui fluidifient le sang…  (Téléchargez mon récit complet ci-dessous)

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C.H. (20/10/2016)

 

Je tiens par le présent courrier à vous formuler mon retour d’expérience suite à la pose du système Essure le 17 juin 2014 et à son retrait le 17 août 2016.

Durant cette période, ma santé s’est profondément détériorée et je constate depuis le retrait du système une amélioration nette et progressive.

 

En 2013 puis 2014, ayant rencontré de nombreuses difficultés avec des systèmes de contraception, je demande une stérilisation définitive. Mère de 2 enfants nés en 1996 puis 2002, je ne souhaite plus avoir d’autre enfant, réflexion aboutie et partagée avec mon époux depuis plusieurs années. Par ailleurs j’ai subi un IVG en Avril 2007, en période d’arrêt conseillé de pilule contraceptive et en raison du non-fonctionnement de la pilule du lendemain. Sujette à une hypercholestérolémie, il est nécessaire que j’évite la pilule contraceptive, néanmoins prise pendant plusieurs années. Ce système me crée des sautes d’humeur et une prise de poids donc ma gynécologue me conseille le stérilet. Dispositif posé une première fois après la première grossesse en 1996 mais retiré au bout de 6 mois en raison de pertes hémorragiques, il m’est à nouveau posé un stérilet en 2007 que je garde plusieurs années (changement tous les 4 ans) mais je fais une infection et un rejet en 2012 (expulsion spontanée de l’utérus et retrait en urgence).

 

Après ces multiples expériences difficiles, je demande une stérilisation définitive. Il m’est conseillé par deux gynécologues en 2012 et 2013 (changement de praticien en raison de changement professionnel) la méthode Essure dite sans effets secondaires. Je ne suis pourtant pas contre une méthode classique et je ne vois pas d’avantage particulier au système Essure, en dehors des conseils qui me sont donnés. Je constate également une valorisation de ce système par le Ministère de la Santé.

 

Cette méthode nécessite une réflexion de 6 mois et une rencontre préalable avec le chirurgien. Je suis ces différentes étapes, sans qu’aucun test sanguin ou allergène ne me soit prescrit.

Je ne me souviens pas qu’il m’ait été décrit la composition physique du système, basé entre autres sur une diffusion de nickel dans les trompes. Je lis cependant consciencieusement toutes documentations fournies et ne suis pas alertée par des limitations ou prédispositions à prendre en compte. Je prends ma décision me semble-t-il en connaissance de cause.

 

Le système m’est posé le 17 juin 2014. La pose se déroule bien par une intervention légère (pose par voies naturelles, suivi par caméra) et je sors de l’hôpital sous 3 heures après un léger malaise vagal. Je ressens dans les heures qui suivent une forte douleur au niveau de l’utérus, particulièrement à gauche mais cette douleur s’apparente à une douleur menstruelle importante, telles que celles auxquelles je suis sujette habituellement. Le lendemain matin, la douleur est très atténuée.

 

Tout se passe donc au départ très bien et je reviendrai satisfaite au RDV de suivi 3 mois plus tard.

Je constate de premiers symptômes à partir du mois de novembre 2014. Je ressens de violentes contractions utérines lors des rapports qui bien-sûr gênent la libido. Ma gynécologue me prescrit une échographie qui ne décèle rien. Les douleurs s’estompent. La baisse de libido est par contre constante.

En mars 2015, je demande à mon généraliste un bilan complet en raison d’une fatigue chronique nouvelle. De nature très énergique, je me « traîne » depuis plusieurs mois et de plus en plus. Ce bilan montre une hypothyroïdie, nouvelle également et pour laquelle je n’ai aucun antécédent familial. Je démarre donc après les analyses complémentaires nécessaires un traitement pour réguler la TSH.

 

En octobre 2015, je souffre de fortes douleurs à la poitrine et d’essoufflement. Mon endocrinologue me fait rencontrer rapidement un cardiologue qui constate des palpitations et une légère fuite de valve.

Parallèlement, je fais face à des tendinites de plus en plus nombreuses. A la cheville droite en premier lieu puis quelques mois plus tard à la cuisse gauche.

 

De plus, je souffre de douleurs en bas ventre de plus en plus nombreuses et fortes depuis janvier 2016. En février, ces douleurs deviennent constantes et localisées. Je passe une échographie puis un scanner. Rien n’est identifiable mais il est conseillé un suivi gynécologique du dispositif Essure qui semble être la source des problèmes.

Je vis également des chutes de tension régulières (habituellement, tension régulière autour de 12/8). Ma tension s’établit depuis début 2016 autour de 10/6.

 

J’ai de fréquents maux de tête à partir de Mai 2016 alors que je n’ai jamais été sujette aux migraines.

En résumé, la liste des problèmes identifiés est dans l’ordre chronologique d’apparition :

 
• Contractions utérines lors des rapports
• Baisse de libido
• Hypothyroïdie
• Palpitations / Tachycardie
• Tendinites chroniques
• Douleurs abdominales
• Chutes de tension
• Migraines
• Infections urinaires chroniques et difficultés nouvelles à se retenir

 

J’ai toujours eu une santé bonne voire très bonne. Je n’ai pas d’antécédents pour ces différents problèmes. Sur conseil de mon médecin généraliste, je rencontre en Juin 2016 le gynécologue m’ayant posé le dispositif Essure et lui explique l’ensemble de mes symptômes. Il accepte de prévoir une coelioscopie afin de retirer le système mais me fait part de ses doutes sur le lien de cause à effets…

Cependant, depuis le retrait des Essure le 17 août 2016, la majorité des symptômes a disparu:

 

• Plus de migraines

• Plus de chutes de tension

• Amélioration très importante des tendinites : disparition de la tendinite au niveau de la cuisse, forte                               amélioration au niveau de la cheville

• Baisse importante des palpitations

• Amélioration de la libido

• Réduction importante des douleurs abdominales

• Amélioration importante de la libido

• Evolution notable de l’hypothyroïdie : la déstabilisation est importante depuis le retrait des Essure avec une                 forte amélioration puis une détérioration (effet « Yo-Yo » difficile à stabiliser et particulièrement à vivre)

 

Je tiens donc à témoigner de ces difficultés majeures afin de demander le retrait du marché du dispositif Essure qui est un produit dangereux. Il est connu que la thyroïde est un organe très sensible aux métaux lourds et cet impact n’a pas été pris en compte. Je n’ai aucune formation médicale mais ayant pris connaissance des informations sur ce système, je suis profondément en colère car les dysfonctionnements sont très nombreux dans ce scandale :

• Les intolérances au nickel n’ont pas été testées

• La préconisation du système dit sans effets secondaires n’a en aucun cas mis en œuvre le principe de précaution nécessaire et l’argumentaire visant à limiter l’anesthésie a d’autres conséquences majeures

• Le fonctionnement du dispositif permet difficilement de faire un lien avec tous les autres symptômes de médecine générale et il est très complexe de faire comprendre au corps médical les incidences, à moins de le faire soi-même

 

Le laboratoire Bayer commercialisant ce dispositif mais également les instances de validation médicale et les prescripteurs comme les chirurgiens poseurs du dispositif doivent immédiatement se questionner sur leur responsabilité dans la diffusion d’un système dangereux.


Valérie J. (5 avril 2016)

 

J'ai 42 ans lorsque je décide d'une stérilisation définitive par les implants Essure®. En effet,j'ai 2 enfants et suite à une anomalie sanguine de coagulation, les contraceptifs oraux sont contre-indiqués pour moi.

Je rencontre donc la gynécologue que l'on m'a vivement recommandée et qui va procéder à la pose des implants. C'est une personne qui a une très bonne réputation sur l’hôpital où j'exerce et qui de plus est très humaine et chaleureuse. C'est donc les yeux fermés (une de mes grandes erreurs) que je lui fais entièrement confiance!

Sur le dépliant expliquant la méthode Essure® qu'elle me remet, je lis qu'Essure® contient du nickel (chose dont on ne m'avait auparavant jamais parlé lorsque la gynécologue de ville qui me suivait m'a présenté la méthode.

Je lui dis que lorsque plus jeune, je mets certaines boucles d'oreilles, je n'arrive pas à les supporter et je me pose donc la question sur une intolérance voir allergie au nickel.  Elle me rassure en me disant que ceci est marqué en contre indication par principe mais qu'il n'y a quasiment pas de nickel dans Essure® et que de plus il est recouvert par une autre matière et qu'il n'y a donc pas de contact...De plus elle m'affirme qu'il n'y a jamais eu de problème par rapport à cela.

Les seuls risques de problèmes secondaires rencontrés sont des règles parfois douloureuses et des règles un peu plus abondantes...

Confiante, j'accepte donc la pose qui se passe sans problème. Absolument génial, aucune gêne dès le lendemain!

3 semaines après, je dois passer une IRM pour un petit souci à un genou, j'en averti le radiologue mais les Essure®, passent à l'IRM. Durant l'examen, j'ai une sensation bizarre, comme si il y avait un mouvement des implants, mais à la radio de contrôle quelques jours plus tard, ils sont bien en place.

Puis, une semaine plus tard, je commence à avoir des picotements et des brûlures vulvaires. Je pense débuter une mycose et me rends chez ma généraliste qui me prescrit un traitement. Mais, cela ne passe pas. Une nuit, je me réveille avec des douleurs très intenses au fond du vagin, comme si on m'avait mis des chardons ardents.

Le lendemain, j'appelle la gynécologue qui m'a posé les implants qui me dit que c'est peut être lié à une modification de la flore vaginale liée aux antiseptiques et me prescrit une pommade, mais elle m'affirme que ce n'est pas lié aux Essure®. Il n'y a "jamais eu de tels signalements d'effets secondaires tels...vous êtes la seule!!!"

Les douleurs s'accentuent avec des démangeaisons terribles et des rougeurs vulvaires.

Consultation aux urgences gynécologiques, ils voient une légère rougeur...

Consultation vers ma gynécologue de ville, qui me dit qu'elle ne peut rien de plus pour moi et qu'il faut que je reprenne mes activités habituelles...en gros pensez à autre chose et cela passera!

Je consulte ma généraliste qui me prescrit un bilan sanguin, toutes les sérologies sont négatives.

Consultation vers une dermatologue qui me diagnostique un lichen scléreux avec pommades... Les corticoïdes me soulagent quelques minutes puis à nouveau des douleurs avec cette fois ci l'apparition d'une pesanteur et de douleurs pelviennes de plus en plus importantes au fil des jours et de mon ERRANCE MÉDICALE. De plus, j'ai l'impression d'une sensation d'infection urinaire avec une envie fréquente d'uriner et la pesanteur de vessie comme si j'étais en début de grossesse.

Petit à petit, mon ventre commence un peu à gonfler et j'ai des douleurs dans le bas ventre. (échographie abdomino-pelvienne normale)

Je commence à m'épuiser avec des nuits à ne pas dormir, l'inquiétude qui me gagne et le sentiment d'abandon et d'incompréhension du corps médical qui commence à me regarder bizarrement et à vouloir m'envoyer chez un psychiatre. Heureusement, j'ai le soutien sans faille de ma généraliste qui me confirme qu'il faut faire un test d'allergie au nickel.

Je reconsulte la gynécologue qui me voit conjointement avec un dermatologue....à nouveau une consultation, qui sous entend bien sur déshabillage, et une sensation au fur à mesure de ces multiples consultations d'humiliation et d'être un peu une bête de foire... et là ce dermatologue me dit que je n'ai pas du tout de lichen....

Ok, alors qu'est ce que j'ai donc? Puisque rien et aucun antalgique ne me soulage, je suis bien sur convaincue que cela vient des implants. C'est un corps étranger et j'ai l'impression que mon corps le refuse. J'exprime donc à ce moment la volonté qu'on me les retire (implants posés en mai et nous sommes début décembre).

C'est à ce moment là qu'elle me dit OK mais ce sera une hystérectomie totale puisque les implants sont à présent pris dans la fibrose et qu'ils débordent dans l'utérus... Je suis un peu sous le choc mais de toute façon, je veux en finir et veut que l'on me retire ce "poison".

Le dermatologue me dit de réfléchir et on me fait immédiatement le test d'allergie au nickel...test bien sûr positif++

Malgré le courrier de son confrère, la gynécologue que je revoit 3 jours plus tard demande à voir par elle même mon dos où d'énormes ronds rouges sont bien visibles et là, elle me dit que les effets que je peux voir sur ma peau ne sont pas les mêmes à l'intérieur de mon corps puisque ce sont des muqueuses.... Je sais en parallèle qu'elle se renseigne par ailleurs sur mon état psychique avant la pose des Essure®. De même, elle me dit penser à un problème plutot neurologique...mais ne m'envoie vers aucun neurologue. Elle m'insuffle le doute à chacune de mes visites car l'épuisement psychologique lié à la douleurs physique 24h sur 24 sans répis m'empêche à présent de réfléchir logiquement. Je suis complètement perdue et oui je ne vais pas bien...je pleure, je suis triste et déprimée. Je m'en veut d'avoir pris cette décision qui pèse sur ma famille entière puisque je devient une vraie loque et l'ombre de moi même. Heureusement, même si parfois, je me sens un peu incomprise (normal quand on ne le vit pas soi même), ils sont à mes côtés et font ce qu'ils peuvent pour m'aider.

Elle m'explique en quoi consistera l'hystérectomie et me conseille de réfléchir en me souhaitant de joyeuses fêtes d fin d'année...les pires de ma vie!

J'ai aussi tout essayer pour calmer mes douleurs, Ostéo, acupuncteur, magnétiseur, plantes X et Y, cures multiples de magnésium, vitamines, calcium (les métaux prenant la place du magnésium)...en vain.

Je perds du poids car je ne mange quasi plus et petit à petit, il ne m'est plus possible de tenir longtemps debout.Prendre la voiture et m'asseoir devient un calvaire, puis bien sur l'arrêt du travail après les vacances de Noël, car je n'en peu plus. Mes douleurs sont telles que des idées très noires me traversent la tête et que je pense que si je n'avais pas eu mon mari et mes enfants, je ne serais peut être plus là! Le fait de ne plus pouvoir aller travailler m'enfonce dans la déprime et le sentiment d'être à coté de ma vie.

Je voudrais que l'on m'endorme ou que l'on m'ampute de tout mon ventre...pour ne plus avoir mal....mais non, je ne suis pas folle..je commencerais même presque à y croire.

Les douleurs deviennent insupportables jours et nuits. Je lève le pied le matin et mon calvaire recommence. Je n'arrive quasiment plus à marcher. Le centre de la douleur où je me rends, m'invite fortement à retirer le plus tôt les implants et me conforte dans ma décision puis me prescrit des anti-inflammatoires et antalgiques plus puissants qui me permettront de me soulager un peu lorsque je suis au repos et d'attendre mon hystérectomie le 24 janvier 2014 et le début de ma renaissance.

L'intervention a été très dure puisque j'ai eu jusqu'au bout le sentiment de jugement de ma gynécologue et des douleurs post opératoires très mal gérées durant mon hospitalisation...mais je passe là dessus.

Elle m'a également dit la veille de l'intervention, qu'elle m'opérait (chose dont je lui suis extrêmement reconnaissante dans tout cela car d'autres femmes ont un refus de retrait des implants!), qu'elle ne me garantissait absolument pas que mes douleurs disparaissent après et qu'elle continuait à penser à un problème neurologique...merci pour l'encouragement et les conditions psychologiques avant l'intervention...

A ce moment là, seule avec elle, je lui dis avoir trouvé des témoignages sur Essure® et souhaite lui montrer ce que j'ai imprimé.

Elle refuse et me réaffirme avoir contacté le représentant des Essure® mais qu'ils n'ont jamais eu vent de tels problèmes...bref, elle niera jusqu'au bout et ne répondra jamais au courrier que je lui ai écrit quelques mois plus tard lui affirmant que j'allais bien et lui conseillant de mettre un peu en doute la parole des laboratoires.

Au bout de 2 mois et demi, j'ai commencé à aller mieux physiquement et il a fallu un peu plus de temps pour une reconstruction psychologique.

Ce témoignage est un peu long, mais c'est pour expliquer le véritable parcours du combattant que j'ai vécu, avec surtout la non écoute de la gynécologue à mes symptômes.

C'est surtout cela qui a été très difficile à supporter...la douleur bien sûr mais aussi le faire de rentrer dans la catégorie "psy".

Il faut donc à présent faire entendre sa voix, afin que d'autres femmes ne soient pas les victimes des laboratoires, qui n'informent pas sur tous les risques...à chacune ensuite, de prendre sa décision en connaissance de cause.

Je veux juste mettre en garde sur l'allergie au nickel qui est sortie des contre indications par le laboratoire Bayer afin de pouvoir recruter un maximum de femmes pour pouvoir vendre un maximum d'implants au dépend de la santé finalement.

Et puis, je veux aussi redonner l'espoir à toutes celles qui en souffrent pour dire aussi que l'on s'en sort!!!


Julie (28 mai 2016)

 

Lors de ma 4ème grossesse en 2013/2014, je commençais à réfléchir pour ne plus avoir d'enfants. Il m'est venue à l'esprit la ligature des trompes. Je regarde sur internet, il y a 2 méthode : les clips ou la méthode Essure. En comparant les 2, j'opte pour Essure, car rapide et surtout pas d'anesthésie (car j'ai une trouille des AG).

 

Ma dernière est née par césarienne en urgence en mars 2014, 1 mois avant terme (comme les 3 autres d'ailleurs). Lors de l'intervention, soucis : ma vessie a été ouverte.

 

J'en parle à mon gynéco, au début il est pas trop pour, j'ai 33 ans à peine, je suis jeune. Mais je lui rappelle mes antécédents : 4 césariennes (dont la dernière avec complication), ma malformation utérine qui m'empêche d'avoir un stérilet, et je refuse la pilule. Donc il dit que médicalement, c'est oui pour la ligature, car justifié et que en effet, une 5ème grossesse pouvait mettre ma vie en danger et celle du bébé. Il me demande la méthode que je souhaite, lui voulait plus les clips, mais moi j'ai demandé Essure car plus rapide et sans anesthésie, il a accepté ma volonté. Il m'a juste dit que Essure, au bout d'une dizaine d'année pouvait devenir moins efficace, c'est ce qui lui avait été rapporté. Mis à part ça, je n'ai rien eu de plus comme info (sauf la notice à lire et signer).

 

Je signe direct les papiers, on attend le délais légal, mais on l'a raccourci, car fallait que je déménage en outre-mer en juillet 2014. Donc on l'a fait à 3 mois au lieu des 4 mois préconisé. C'était fin juin 2014.

 

L'intervention nickel, un peu stressé. Anesthésie locale, je trouve très désagréable les sensations. J'ai pu suivre l'évolution grâce à l'écran. ça ma mis plus de temps que prévu, car le gynéco cherchait ma 2ème trompe. Je lui rappelle que j'en ai pas à cause de ma malformation utérine (j'ai un utérus unicorne). Intervention terminée, 2h après je rentrais chez moi.

 

J'ai un peu mal au ventre, mais le lendemain plus rien. J'ai saigné pas loin de 10 jours.

 

En juillet, déménagement en Guyane. Je passe une radio de contrôle pour les 3 mois. Implant en place, donc pour le gynéco que j'ai vu, tout est OK (le feeling pas TOP, mais venant d'arriver, je ne connaissais personne, j'ai eu RDV avec le 1er gynéco qui avait de la place).

 

En mars 2015 j'ai mon retour de couche (tardif car allaitement long). J'ai eu très mal au ventre lors de l'ovulation et lors des règles. Mais je m'inquiète pas, car je suis de nature à avoir des règle douloureuse. Et c'était abondant, mais là pareil, presque 2 ans sans les avoir, faut que la machine se remette en route.

 

le cycle suivant idem, mal de ventre +++ lors de l'ovulation et règle abondante et douloureuse. Ceci durant les 5 premier cycles au final. J'étais super contente car j'étais régulière (avant j'avais des cycle totalement archaïque).

 

Puis j'ai eu du retard, je me suis pas trop inquiété, car avec la ligature, je peux pas tomber enceinte, et ce fut un retard de une semaine. Et puis il y a très rarement des rapport avec mon mari, ma libido a plus que baisser (déjà avant ce n'était pas trop ça, mais là pire, je ne voulais plus rien du tout).

 

à partir de novembre 2015, mes règles ont commencé à devenir plus longue, elle durent entre 7 et 10 jours et j'ai commencé à avoir des spotting.

 

et depuis, ça persiste, règle de 10 jours, abondante +++++ avec d'énorme caillot. Suivi de spotting durant une dizaine de jour. Donc en gros, mes cycles durent 28 jours, je perds du sang 20 jours sur 28.

 

Mais il n'y a pas que ça. Je deviens de plus en plus fatigué, je n'ai plus envie de rien Même faire le repas ou le ménage devient une réelle corvée. Je me réveille fatiguée, je suis fatiguée la journée. Mais ce qui est bizarre, impossible de dormir, je fais de l’insomnie (j'en avais déjà fait quand y a des soucis, mais là, depuis plus de 2 mois, c'est tous les soirs sans exception). Je suis sportive, mais depuis quelque temps, je n'arrive plus à faire quoi que ce soit en exercice.

 

J'ai des crises de boulimie, quand j'ai une pulsion, je mange n'importe quoi. Au secours, j'ai pris 15 kg en 2 ans, j'ai réussi à en perdre 8, mais maintenant je stagne.

 

Je suis aussi de plus en plus irritable. J'ai de moins en moins de patience. Je crie de + en +. Mes enfants me l'on fait remarqué, je ne joue plus avec eux, je les gronde même quand ils n'ont rien fait, je ne supporte plus rien. Mon mari je vois que ses défauts, notre couple est en train de se briser.

 

J'ai des idées noires. Je pense souvent à tout plaquer, voir même des fois des idées morbides. Le soir j'ai peur d'aller au lit, j'ai peur de mourir durant mon sommeil.

 

Je suis sujette aux migraines, mais là, c’est multiplié par 2 mes maux de têtes. Et certains s'accompagnent de vertiges. Ce qui me fait peur, car je n'arrive plus à tenir debout. J'ai de la chance (oui et non), car ça m'arrive souvent le soir ou quand mes enfants sont à l'école.

 

Récemment, j’étais en voiture avec mes enfants, j'ai commencer à avoir des bouffées de chaleur, du mal à respiré. Je me demandais ce qui m'arrivait. J'ai essayer de penser à autre chose en chantant avec mes enfants.

 

J'ai aussi fait une sorte de crise pancréatite. Un soir je regardais la TV, et énorme douleur au niveau du diaphragme, respiration coupée. Une copine a eu des crises de pancréatite (elle s'est même fait opéré de ça), et ça ressemblait à ça. Je n'ai eu qu'une seule fois, j'espère ne plus en avoir, car extrêmement douloureux.

 

Depuis 2 mois j'ai de grosses douleurs aux dents/gencives. J'ai eu un détartrage, mais ça passe pas. Je saigne sans raison des gencive s : en regardant la TV, en conduisant, ... quand je mange par moment c'est très douloureux. J'ai déjà vu le dentiste 2 fois, il voit rien d'anormal, juste que les gencives en effet un pu rouge. Donc prochain RDV mi-juin 2016 pour voir si ça continue et il va me refaire un détartrage plus approfondi. J'espère que ça va passer ensuite, car très gênant. Surtout aussi j'ai une mauvaise haleine qui apparaît (comme les odeurs de transpiration, c'est horrible, je n'avais pas ça avant, et là, je pu dès que je transpire).

 

J'ai aussi remarqué des trouble de la mémoire : je parle et d'un seul coup, trou noir, je ne sais plus quoi dire et je me retrouve vraiment bête. J’oublie régulièrement de fermer la porte de chez moi quand j'emmène mes enfants à l'école. et aussi, par moment, je cherche mes mots, j'ai du mal à articuler.

 

Je n'ai jamais penser à mettre ces symptômes sur des effets secondaires d'Essure, pour moi c'est un coup de fatigue passagère, que ça allait passer (juste mes règles et spotting qui commencent à m’inquiéter). J'ai par hasard trouvé votre association en regardant sur le net et en parlant avec une personne sur un groupe de régime de FB qui a commencé à m'exposer ses soucis qu'elle pense être en lien avec Essure.

Depuis hier je lis les témoignages, je me retrouve beaucoup dans ce qui ce dit. J'ai pris la démarche de voir un gynéco et lui en parler. J'ai RDV le 6/06/2016, puis mon médecin traitant aussi le 15/06/2016 pour en discuter aussi. Affaire à suivre, mais une chose est sûre, je n'ai pas envie de garder cet implant en moi. Je n'avais aucun soucis de santé jusqu'à présent. J trouve que ça commence à faire beaucoup tout ces signes qui me pourrissent de plus en plus ma vie quotidienne."


Corinne C. (19/06/2016)

 

Je m'appelle Corinne, j'ai 47 ans.

 

Mes enfants ont 25 et 27 ans, j'ai  6 petits-enfants. Pour info je precise par rapport a la suite de mon récit, que j'ai été opérée d'une hernie discale en 2004, et d'une récidive paralysante en 2008.....

 

Quand je rencontre mon mari il y a plus de 6 ans, il est clair que d'avoir des enfants ne nous concerne plus, j’étais en bonne santé. Je rencontre donc ma gynéco, et exprime mon souhait de ligature; elle me parle de la technique et des implants Essure, je ne connais pas du tout, puis c'est elle la pro, je lui fais confiance. Après les 4 mois de délai, ça y est, je suis libérée de toute contrainte par rapport a la pilule et ses oublis éventuels....ouf.

 

Ma nouvelle vie commence. Rapidement, mes règles sont plus importantes et....plus longues. Mince, ça c'est pas terrible. Bon, plus de pilule, c'est normal en même temps. Les douleurs bas ventre arrivent aussi rapidement, douleurs ovariennes...et de plus en plus les mois qui suivirent. Je décide de revoir ma gynéco, pour lui parler de ces règles très abondantes  de ces douleurs tres intenses: "je suis pliée en deux, je pousse des cris de douleurs que je ne peux controler, j'ai mal dans les jambes, elle m'avait prescrit Exacyl pour les hémorragies dans un premier temps, là, elle décide de l'arreter: "vous avez un problème de circulation, je vois des varices sur vos jambes etc....elle me donne un traitement a prendre pendant 20 jours chaque mois....mais a quoi ça sert alors d'avoir les implants s'il faut prendre un traitement contre les hemoragies??  Bon je dois décidement vivre avec ça..... Les jours passent, et mon dos me fait de plus en plus mal; au point de ne plus pouvoir travailler correctement, et d'etre obligée de m'arreter....traitement, puis un deuxieme, toujours pareil et ça empire, troisième traitement: Oxycontin, a base de morphine, un mieux, mais pendant un temps seulement. Je me dis c'est pas vrai mon opération de 2008, ça a pas tenu, les vis que l'on ma posées ont bougé..

 

2013: RDV avec le chirurgien qui m'avait opérée, il me fait passer une IRM (ah oui,Essure + IRM = precautions...mais je ne suis pas au courant). Je revois le chir avec mon irm, et la il a beau chercher, il ne trouve rien d'anormal, ne comprend pas pourquoi j'ai autant mal.....kiné et traitement feront surement l'affaire, devraient du moins, car....non. Je me lève le matin, je suis une personne de 97 ans, qui est pliée pendant 10 mn, qui patiente que son corps veuille bien se déverouiller... et toute la journée c'est comme ça, que je sois debout pour m'asseoir, ou assise pour me relever, pour conduire, monter dans la voiture et en descendre, je marche a deux km/h, bref je suis limite impotente... Au bout de plusieurs semaines, je décide de demander une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé, vu que je ne peux plus faire ce qui m’était possible avant... questionnaire médical a moi meme et mon medecin traitant, dossier chirurgical, ma RQTH est validée, ainsi qu'une carte de stationnement. Je dois adapter mon quotiden a mon etat physique... quelle pouasse je ne pensais pas vieillir comme ça... je ne peux plus prendre mes petits-enfants dans mes bras, et eux, quand je leur dit que je ne peux pas, comment l'interprètent-ils?

De nouveau consultation  chez mon medecin: douleur au tendon d'Achille Gauche, echographie normale, rien de spécial, serait compatible avec une tendinite... je le prends un peu mal, ça veut dire qu'il n'y a rien a l'echo ou quoi, moi je sais que j'ai mal!

 

Bref, talonnettes, etc, et aujourd'hui je la sens encore;

 

2014: règles hémorragiques++ douleurs++, mon gynéco me dit, il doit y avoir des fibromes peut etre, et se decide a m'ausculter: elle me fait mal a la palpation alors me demande de passer a coté pour une écho: "oui, en effet il y a des fibromes... " mais bon voilà,une femme sur deux a des fibromes, si on devait operer tout le monde on ferait plus que ça,donc on vit avec..." ah bon?

2014 toujours, mon bras gauche me fait tres mal, je ne peux plus l'utiliser: allez, encore une tendinite, deux infiltrations a un mois d'intervalle... je la sens encore aujourd'hui.

 

J'ai du mal a me mouvoir, j'ai des douleurs, qu'est ce que je vieillis mal, j'ai peur de l'avenir....

2015: obligée de quitter mon poste de travail je ne tiens plus, trop mal aux ovaires au ventre, je vais tomber.....mon chef m'envoie a l'infirmerie.

 

Mes articulations me font mal, coudes, poignets, doigts, chevilles, epaules, mes genoux craquent, douleurs cervicales, pelviennes, ovariennes, douleurs aux seins (qu'il est meme difficile de m'habiller ou me laver), mal au dos, sciatique... au secours, je veux plus etre comme ça!! Mon mari est super gentil, compréhensif, il fait tout pour que je me sente bien me dit qu'on va changer le matelas etc, etc... Mais  il s'inquiète, et moi aussi,. Mais je ne veux pas lui montrer; alors quand il s'endort, les larmes me viennent, et je pleure sans bruit... parce que je suis triste d’être dans cet état, triste de lui infliger ça, parce que ça empire, et je ne veux pas qu'il ai à me supporter, dans cet état là.

 

2016:douleur insupportable hanche droite, je ne peux plus marcher pratiquement,ni m'essuyer les pieds, vite consultation; mon medecin bouge ma jambe droite, des cris m'echappent, j'ai tres mal, mes larmes coulent.... elle s'excuse, je lui dit qu'elle ne fait que son travail... : tendinite!!!! la troisième! elle me dit " vous faites du sport mme?" je lui reponds que non, et au chomage depuis deux mois..." ah, parce que là vous avez la tendinite du coureur a pied...tient, c'est bizarre"; oui c'est bizarre mais j'en ai marre surtout de toutes ces douleurs qui apparraissent, sans arret....

 

Aujourd'hui , toutes ces douleurs sont encore presentes; je me rends compte aussi que j'ai des troubles de la mémoire depuis peu, mais quelque chose d'autre est apparu recemment: troubles du langage: je bug sur des mots , que j'ai en tete, mais impossible de les dires, et c'est de plus en plus frequent, je me sens tellement diminuée.....

 

Regles +++ douleur+++, deux fois mes regles en 11 jours d'intervalle...!

 

Alors quand je reçois cette pétition en mai 2016 sur les implants Essure... j'ai évidement cherché Marielle sur le net, et trouvé la page  Essure France: Alerte! J'ai dévoré les commentaires, les articles, et j'ai été K.O pendant deux jours!  C'est pas possible???? tout viendrai de là......

RDV medecin,et un nouveau gynéco.

 

Celui ci me dit que l'implant gauche est present mais ne voit pas le droit... et que j'ai des problèmes gynecologiques: Adénomyose, Endométriose, Fibromes...

je serais opérée le 19 juillet 2016 pour une hystérectomie totale, et salpyngectomie bilatérale... je suis ressortie du cabinet anéantie... cela ferait cinq ans que ces implants me detruisent lentement??? Je ne suis peut etre pas mal empoint alors sans ces ressorts? Peut-etre que j'aurai une vie normale, que je ne serai plus travailleur handicapé... et que je pourrais laisser derrière moi les places de stationnement bleues...

 

Aujourd'hui, nous sommes le 19 juin 2016; dans un mois, ma vie va surement RECOMMENCER..., la vraie cette fois!

 

 

Courage a toutes, bises. Corinne


Florence P. (Loire Atlantique - 21/03/17)

 

Bonjour,

Voici mon témoignage concernant mon parcours depuis la pose des implants Essure :

MARS 2007 : à 40 ans et après avoir eu 4 enfants, je décide d'aller consulter ma gynécologue pour voir avec elle une méthode de stérilisation définitive (ne supportant pas le stérilet et ne voulant pas de contraception oral).

 

Elle me propose de pratiquer la méthode Essure (que je choisis car pas d'hospitalisation et methode non invasive). Après des explications sur le dispositif (lui ai dis être allergique aux métaux mais selon elle il n'y avait aucun risque), l'intervention est programmée (après le temps de réflexion obligatoire) pour le 5 AVRIL 2007 sans anesthésie.

La pose de l'implant droit s'est à peu près bien passée mais je me souviens qu'à gauche, j'ai énormément souffert à la pose (je croyais mourir de douleur moi qui suis dure au mal!!)

 

28 AVRIL 2007 : me plaignant depuis de maux de ventre, de douleurs pelvienne, de règles abondantes et douloureuses, ma gynéco me fait passer une échographie et une radiographie : il n'y a rien d'anormal et les essures sont toujours en place.

 

27 JUIN 2007: radiographie de contrôle obligatoire après pose des essures : tout est encore normal (malgré la persistance de mes symptômes) et les implants sont toujours en place. 

 

10 NOVEMBRE 2007 : ayant pris du poids, absence de règles et toujours douleurs, mon médecin

traitant me refait passer une échographie : le verdict tombe :grossesse à un peu plus de 8 semaines et sous essures !!!!. Pour ma gynécologue, j'ai du faire un spasme quand elle me l'a posé à gauche et l'implant s'est extériorisé. Une radio contrôle est aussi demandé par ma gynécologie le 13 novembre et un rendez-vous en urgence est pris avec elle pour le 18 NOVEMBRE 2007 pour un avortement thérapeutique (décision qui fut très douloureuse à prendre surtout pour mon mari) et une salpingectomie bilatérale tout cela sous anesthésie générale et cœlioscopie. 

 

Normalement les implants essure ne devraient plus exister dans mon corps !!! mais voilà, depuis, au fur et à mesure des années, se sont installées des douleurs permanentes avec une dégénérescence de tout mon mon corps de la tête au pied (au niveau dorsale surtout en bas du dos, les tendinites aux bras et épaules, cruralgies, sciatalgies, diminution de la vue, pertes de mémoire, de libido, exzema ….) et d'autressymptômes comme beaucoup d’entre nous et qui ne sont soulagées ni par des anti-douleurs, ni par anti-inflammatoires (suis allergique à beaucoup d'entre eux), pas même la morphine (car pas top quand on travaille!!). Ne voulant pas me mettre en arrêt, je continue de travailler avec ce corps de ptite vieille, malgré les douleurs quotidiennes !!

 

DECEMBRE 2011 : en plus des douleurs articulaires et musculaires qui allaient en s’accentuant, c'est une tendinite au talon d’Achille aux deux pieds qui me décide enfin à aller consulter un rhumatologue. Pour les douleurs lombaires, il me fait des infiltrations (qui n'ont pas fonctionnées), me prescrit un corset coque que je dois porter jour et nuit pendant 3 mois pour retrouver un peu de muscultation et pour les tendons d’Achille des séances de kiné. Et forcément, ne pouvant plus marcher, j'ai été mise en arrêt de travail pendant 3 mois puis en mi-temps thérapeutique de janvier 2012 à septembre 2013. Comme l'état de mon corps n' allait toujours pas en s'améliorant, mon médecin traitant a fait en OCTOBRE 2015 une demande de maladie longue durée en rhumatologie qui à été accepté et à la demande de mon rhumatologue, je suis suivie depuis cette date une fois par semaine (2h) par un kiné pour rééducation en balnéothérapie ce qui me fait un peu de bien en soulageant pendant quelques jours mes douleurs articulaires et musculaires.

 

OCTOBRE 2015 : mon rhumatologue, pour voir si je n’avais pas développé une maladie autoimmune, m'a demandé de pratiquer le test génétique HLA B27 : le résultat est positif.

Je pensais donc que ma vie ne serait plus que douleurs et dégénérescences en tout genre mais voilà, un jour de novembre 2016, mon mari, tombé sur un article concernant les effets indésirables de la méthode essure m'en fait part et en consultant tous les témoignages sur facebook ''essure france : alerte'' et ''association résist'', j'ai pu mettre une cause sur mes maux et voir que je n'étais pas la

seule. En effet, il s'avère que sur mes radiographies, l'implant essure droit est toujours présent mais a migré donc ma gynécologue lors de ma salpingectomie bilatérale en NOVEMBRE 2007, n'a pu le retrouver pour l'enlever et l'a laissé en place.

 

Fin DECEMBRE 2016, je contacte par téléphone ma gynécologue en lui exposant les faits. Très à l'écoute, se sentant concernée (plusieurs patientes se sont depuis fait retirer leurs implants), elle me prescrit une nouvelle radiographie pour localiser l'implant et me fixe rendez-vous pour le 24 janvier 2017. Lors de cette consultation, une intervention est fixée pour le 7 février 2017. Comme la radio montre que l'implant a migré au niveau de la berge iliaque de l'articulation sacro-iliaque droite, elle se fera par laparotomie sous anesthésie générale et sous échographie. 

 

L'intervention s'est bien déroulée malgré qu'elle a eu beaucoup de mal à le retrouver. Elle a également retirer à gauche un reste d'impact d'essure : le tout est parti à analyser.

Après 6 jours d’hôpital, me voilà rentré pour un mois de repos minimum pour éliminer le « poisonmétaux» et peut-être retrouver une meilleure santé.

 

 Je la revoie le 10 MARS 2017.

 

APRES ESSURE

 

APRES LAPAROTOMIE SOUS ECHOGRAPHE LE 7 FEVRIER 2017 RETRAIT ESSURE DROIT ET FRAGMENT RESTE A GAUCHE

J'ai bien revu ma gynécologue le 10 mars 2017 pour contrôle post opératoire (tout est normal) : en ai profité pour faire un frottis.

Depuis le retrait définitif de l'essure droit resté en place et qui avait migré au niveau de l'articulation

sacro iliaque droit, et du retrait d'un fragment d'essure à gauche le moral est meilleur, mes plaques d’eczéma à différents endroits du corps disparaissent, les douleurs articulaires musculaires, les tendinites sont en nettes diminution, plus de ventre gonflé non plus. Je revis enfin après 10 ans de douleurs.

 

Ce 20 mars 2017, mon médecin traitant a fait aussi une déclaration d'incident Essure à l'ANSM.

 

Bon courage à toutes et un grand merci à la Team Resist, sans qui nous ne saurions pas là.


Céline K. Guadeloupe

 

En aout 2014, après 20 ans sous pilule, je décide de l’arrêter et de laisse mon corps se reposer. Je suis alors célibataire et cela ne pose pas de problèmes. Au bout de quelques mois, je souhaite à nouveau être protégée d’une grossesse, sans toutefois avoir recours à une contraception hormonale.

 

Je vais donc voir ma gyneco habituelle qui refuse de me poser un stérilet car je suis nullipare ! Étonnée, je vais en voir un autre médecin qui lui accepte, malheureusement à la pose je fais un malaise vagal et il m’oriente vers l’un de ses confrères qui pose des stérilets sous anesthésie. Nous sommes alors en décembre 2015.

 

C’est alors que je m’interroge : je suis sûre de mon choix de ne pas vouloir d’enfants, ni maintenant ni plus tard (j’ai 37 ans), la contrainte d’une contraception me pèse et je ne souhaite pas prendre de dispositif à base hormonale. Je décide donc d’aller voir ce 3eme gyneco et de lui parler contraception définitive, la stérilisation pour être plus précise. Je me renseigne un peu et m’aperçois que le dispositif tubaire Essure est préconisé en première intention pour ces demandes.

 

Lors de ce premier rendez-vous, nous parlons d’Essure et nous reprenons RDV à 4 mois, fin de la période légale de réflexion. Dans l’intervalle, je fais un test d’allergie au titane et nickel qui s’avère négatif. Le médecin est surpris de cette analyse, il ne l’a prescrit pas à ses patientes.

La pose se fait le 21 juillet 2016 sous anesthésie générale à la polyclinique de la Guadeloupe en ambulatoire. Je ressors donc dans la journée, un peu patraque mais ca va.

 

Le médecin m’avait indiqué que seul un dispositif avait pu être posé, ma trompe droite était inaccessible. Pendant 3 semaines, j’ai des douleurs au bas ventre et je perds du sang, mais je ne m’affole pas, pensant que c’est « normal », après une telle intervention. Au bout de 3 semaines, je ne saigne plus mais j’ai toujours cette douleur au niveau de la trompe gauche, qui va durer jusqu’à début octobre.

A partir de septembre, la douleur se déplace vers le coté gauche de mon corps, de la cuisse jusqu’au cœur. Toute la zone est douloureuse au toucher et j’ai particulièrement mal sous ma coté gauche.

 

Au début d’octobre, ma jambe gauche gonfle de façon anormale, je ne peux presque plus marcher. Mon médecin généraliste me prescrit des antalgiques assez forts, et après une semaine de repos, je peux retravailler. Une semaine après je le consulte à nouveau pour la douleur costale gauche, je ressors avec une ordonnance pour une crème pour les muscles ! Je lui ai parlé d’Essure et pour lui il n’y a aucun lien entre mes douleurs diverses et ce dispositif. Je précise qu’il me suit depuis plusieurs années et qu’en moyenne il me voit une fois tous les 2 ans, j’ai une santé de fer habituellement. Depuis Essure, mon corps me dit que quelque chose ne va pas, je me connais assez pour savoir qu’une crème pour les douleurs musculaires n’y fera rien, c’est autre chose. Je décide de changer de généraliste. J’ai aussi très mal au dos, pratiquement en permanence et je me sens de plus en plus lasse, même après une bonne nuit de sommeil.

 

En octobre, je fais la radio de contrôle et revoit le gynéco : l’implant au lieu d’être dans la trompe gauche est en partie sorti et positionné dans le haut de mon utérus, façon stérilet ! Mes douleurs et pertes de sang, s’était donc ca, mon corps se débarrassait d’Essure.

Il me propose alors de « refaire un essai » et « d’enlever plus tard, ca ne presse pas, par salpingectomie » l’implant. En outre, il m’indique qu’il « n’est pas formé » au retrait d’Essure, « qu’il ne sait pas faire ». Je décide de ne plus revoir ce médecin, qui ne prend ni la mesure du résultat de sa pose, ni le risque que je prends à conserver cet implant, il peut à tout moment perforer mes organes et occasionné de graves problèmes.

 

Début novembre 2016, la douleur sous la côte gauche devient intenable, je dois appeler les urgences en pleine nuit. Je parle d’Essure, des douleurs que j’ai depuis sa pose, pour moi le lien est clair, je n’ai jamais de problèmes de santé : je mange bien, je marche tous les jours, je prends soin de moi. Apres quelques examens, on m’annonce que c’est mon pancréas qui est malade. Je tombe des nues, je ne sais même pas à quoi sert cet organe ni où il est situé !

Je rentre au service gastro du CHU de Pointe-à-Pitre pour une durée de 5 jours. J’en suis pour 2 échographies, un scanner et des prises de sang en séries. Un cauchemar, qui me laisse traumatisée quelques semaines : les médecins ne trouvant aucunes des causes habituelles à mes douleurs pancréatiques me posent un diagnostique de cancer du pancréas. Au mieux, je vivrais quelques années avec une chimio, au pire je ne fêterai pas mes 40 ans.

 

Je ressors du service avec moins de douleurs et le moral à zéro. J’ai rendez-vous début décembre pour une écho-endoscopie : le but est de rechercher où se trouve la tumeur. Je passe 3 semaines dans une angoisse sans nom, d’autant plus que le médecin est sûr de trouver cette tumeur, il n’y a bien sûr pas d’autre explication à mes douleurs.

A partir de novembre, j’ai des problèmes visuels qui s’ajoutent, je vois souvent trouble et ma vue baisse suffisamment pour que je m’en aperçoive. Je suis porteuse de lunettes et jamais je n’ai eu ces soucis. Je pense prendre rendez-vous avec mon ophtalmo pour faire un bilan, je le fait régulièrement d’ailleurs, mais ma vue passe après mon pancréas à ce moment là.

Le 3 décembre, écho-endoscopie : au lieu de trouver une tumeur, le médecin trouve des micros-calculs, si petits qu’il était impossible de les voir avec les examens précédents. Je respire : ca n’est pas si grave que ca finalement. Il est quand même décidé de procéder à l’ablation de la vésicule biliaire.

 

Fin novembre, j’ai rendez-vous avec un nouveau gynéco au CHU. Il est disposé à retirer cet implant, nous discutons des possibilités et je fais des examens complémentaires. A l’IRM du 05 janvier 2017, le dispositif Essure est positionné près du col. Il a encore migré vers la sortie.

 

Le 24 février 2017, je suis enfin libérée de cet implant. Le soir même, je constate que mon pancréas n’est plus douloureux.

 

Aujourd’hui, après une semaine, mes douleurs dues aux calculs ont disparues aussi, ainsi que les troubles visuels et les douleurs lombaires.

 

Je dois revoir le médecin pour l’opération des voies biliaire, mais à priori celle-ci sera inutile et je vais la décommander.

Aujourd’hui, je revis, après 8 mois de douleurs et le seul traitement qu’il me reste à prendre consiste en des plantes pour évacuer les métaux lourds de mon organisme. Je n’ai pas d’allergie, mais cela ne m’a pas empêchée d’être intoxiquée !

 

De cette expérience, je ne puis que regretter l’incompétence de certains médecins et le manque de prises en compte de la parole des patientes. C’est pourquoi j’ai adhérée à l’association qui s’est montée, pour que ce dispositif soit retiré du marché.

 

 

Pointe-à-Pitre le 04 mars 2017


Commentaires : 68 (Discussion fermée)
  • #68

    Delphine M. (43 ans) (mercredi, 19 juillet 2017 21:59)

    bonjour, je m'appelle Delphine , j'ai 43 ans et 2 enfants, j'ai décidé de pratiquer la méthode Essure après avoir parlé a mon gynéco qui connaissait bien mes antécédents ..bref il m'a vendu le truc impeccable :tu rentres le matin tu ressorts le soir pas d'arrêt maladie pas de problème bref le rêve !!

    Et me voila devant le chirurgien qui lui, me dis la même chose, je lui demande quand même les risques et lui dit AUCUN!le seul problème serait que l'implant ne rentre pas alors il devrait pratiquer une celio, je lui dis non pour la celio si ça rentre pas tant pis on en reste là.

    RDV prévu pendant mes vacances,je ne pouvais pas me permettre un arrêt .Bref, je me fais opérer et en salle de réveil le chir vient me voir pour me dire que l'opération c'était mal passée ,il avait perforé l'utérus gauche et avec l'hémorragie il avait mal largué le droit il fallait opérer! moi je lui dis non encore sur le coup de l'anesthésie , bref je ressort le soir quand même de l'hôpital, le lendemain j'ai eu des douleurs vive j'ai appelé le chir et me suis imposée dans son bureau. Je suis arrivée a 18h et a 18h30 j'étais au bloc , mon implant a ^perforé ma trompe droite entrainant une autre hémorragie encore...il a réparé en urgence et m'a laissé l'implant gauche et a clippé par dessus!!du jamais vu! sans n'est suivie une allergie aux médicaments + une intoxication alimentaire mais bien sur la clinique n'était pas responsable et comme ça n'arrive jamais!!!car oui ils m'ont tous dis que je faisais partie des 1% que ça n'arrivait jamais!!!

    J'ai donc cru pendant longtemps que je faisais partie des 1%, 3 semaines après l'implant gauche me faisait toujours mal, je le dis au chirurgien qui me dis que c'est normal.

    Depuis j'ai vu d'autre chirurgien fait pleins d'examen prends régulièrement des anti inflammatoire ,la seul possibilité est de tout m'enlever!!!j'ai tenter de revoir le premier chirurgien pour lui expliquer et lui m'a dis que pour lui tout c'était bien passé m'a fait payer 70euros et au revoir madame!!!!

    J'étais seul avec mes douleurs que personne ne comprend vraiment, trouble de mémoire, problème d'Oreil interne, douleur au ventre ect..et voila qu'un jour enfin les réponses a toute mes questions un reportage a la télé!!!!merci a vous pour tout car même si la route est longue au moins je me sens bien moins seul maintenant.

  • #67

    Sylvie (vendredi, 26 mai 2017 16:11)

    vendredi 23 mai 2017
    Merci à toutes des alertes concernant les essures dans les médias, j'ai pu enfin faire des liens entre mes maux et la pose de ce matériel. C'est devenu alors une évidence.
    Le 10 mai 2011 il m'a été posé un essure à droite, sur la gauche le passage étant déjà obturé. Ma santé n'est pas des meilleures ce qui m'a amené à mettre tout ce temps à analyser les causes. Pour résumer, je suis maman de 3 enfants dont l'aîné qui occupe toute mon attention est polyhandicapé atteint d'une maladie rare orpheline. J'ai des lombalgies, cervicalgies... Et après mon 3ème enfant il m'a été posé un stérilet aux hormones qui m'a rendue migraineuses ce que m'a gynécologue n'a jamais voulu entendre... Ces migraines sont devenues très invalidante et mon généraliste a fini par accepter de me le retirer. Il m'a donc été gentiment proposé après un IVG la pose d'essures garante sans hormones.
    Après la pose j'ai commencé à avoir des problèmes avec ma hanche droite sans faire de lien. Mon rhumatologue a commencé les explorations alors que je ne pouvais pas rester assise longtemps et que le matin je me trouve souvent en incapacité de m’asseoir sur les toilettes les douleurs étant trop violentes. Malgré un diagnostic posé les examens n'ont rien permis de constater. Mon médecin n'a pas su identifier l'origine de ces douleurs. Je suis donc restée à devoir vivre avec ces nouvelles algies.
    Et voilà, en début d'année que j'entends parler de vous. Après des recherches je constate que c'est bien à droite que la pose a été faite et que toutes ces douleurs dans la hanche, la jambe sont à droite avec rien à gauche.
    Étonnamment ma gynécologue me crois et m'envoie consulter au CHU de Clermont F.
    Je serai opérée le 16 juin , je suis très impatiente.

  • #66

    Sandra (lundi, 08 mai 2017 21:57)

    J'ai 48 ans et je suis porteuse du dispositif essuie depuis 6 ans.
    Depuis 6 ans, mon état de santé s'est détérioré doucement' de manière diffuse.
    Aucune information sur les effets secondaires ne m'a été donnée. Le gynécologue prescripteur savait pourtant que j'avais subi une tyroidechtomie totale en novembre 2002. Différents événement auraient pu m'alerter. J'ai fait un burn out quelques mois après la pose du dispositif. Arrêt maladie et antidépresseurs. Mon humeur est largement altérée , mes 3 adorables enfants et mon mari souffrent de vivre avec une harpie. Je me plains aussi de douleurs musculaires dans la nuque et le dos. La circulation sanguine est médiocre. ...quelques soient les examens ' tout est normal.
    Je suis arrêtée un mois tous les ans.
    La semaine dernière ' je décide d'aller consulter le site officiel concernant les implants. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je lis Resist....tiens une association de patientes! Je ne serais pas la seule...Tous les témoignages confirment mes ressentis. Je ne suis pas folle, ni dépressive. Simplement porteuse d'un dispositif toxique.
    Depuis une tendinite au coude est apparue...
    J'ai Rv dans un mois avec un chirurgien, quelqu'un de très réputé techniquement. ..moins fort dans l'écoute. A suivre!
    Je n'en peux plus, je suis à nouveau arrêtée, mes enfants ont moins de dix ans et souffrent terriblement de cette situation.
    Merci pour votre soutien, par vos témoignages.

  • #65

    C.M (jeudi, 27 avril 2017 19:02)

    Suite du #45
    Bonsoir, 6 semaines après le retrait des essures, de mes trompes et de mon utérus, 1h30 d'intervention, (ovaires en place pour maintenir mes fonctions hormonales) je reviens vers vous pour témoigner. Je confirme que l'évacuation des gaz de la coelioscopie est vraiment douloureux.... ils cherchent à sortir par les épaules en écrasant le diaphragme.... Le reste est juste une question de patience, sans douleur. Je n'ai toujours pas repris le travail, donc je verrai si la fatigue chronique est partie avec le reste ! Plus de douleur musculaire, plus de faiblesse dans les mains, plus de douleur dans le dos, dans les cervicales donc plus de maux de tête... Ma tension et mon rythme cardiaque sont OK. Et je peux ajouter que d'avoir des règles virtuelles est assez agréable ! J'ai fait une déclaration de matério vigilance auprès de la commission mise en place le 11 avril dernier, et je vous invite à prendre le temps de le faire. Bon courage à toutes.

  • #64

    Nathalie R. (samedi, 22 avril 2017 14:14)

    Bonjour ,

    Je tenais à témoigner des risques de ce dispositif et de ces conséquences .
    Je me suis faite poser le sytème Essure en 2008 .Pas de problème lors de la pose , l'hystérographie , 2mois après a bien confirmé que tout était bien en place.Mais.....

    Des règles douloureuses , hémoragiques , des maux de têtes , douleurs pelviennes etc....toujours signalées au génycologue mais sans suite jusqu'à l'été 2016 où d'autres
    douleurs se sont greffées .

    J'ai attendu 6 mois avant de me dire que ce n'était pas normal. Je fais beaucoup de sport , je me suis dit que toutes mes douleurs venaient d'un excés d'entrainement et que ma grande fatigue était due à mon boulot mais cela devenait handicapant , je suis donc allée consulter mon médecin traitant qui m'a fait faire : radio des articulations , prise de sang , échographie pelvienne et test au Nickel .
    Tous mes examens étaient normaux : pas de problèmes de squelette , pas d'arthrose, donc aucune raison d'avoir mal et pourtant .....

    Grosses douleurs articulaires ( mains , épaule ) , douleurs dorsales bas du dos , maux de tête , grande fatigabilité , asthénie morale , perte de poids , douleurs pelviennes
    tendinites à répétition etc...
    Il s'est avéré que le Test au NICKEL était POSITIF +++++++. Dès lors j'ai décidé de retourner voir le génycologue .
    Il m'a proposé l'ablation des trompes et une hystérectomie car en plus j'avais un fibrome que je n'avais pas avant .
    Voilà , je me suis faite opérer il y a 15 jours maintenant , et je n'ai plus de douleurs articulaires ni de douleurs dorsales .
    Je récupère tout doucement , j'ai hâte de reprendre mes activités sportives et de voir si ma fatigue chronique s'est bien estompée .
    Le problème dans tout ça , c'est que j'ai du me faire opérer ( je m'en serais bien passée car je réagis très mal aux anesthésies ) , j'ai minimun 1 mois d'arrêt de travail , je ne peux pas reprendre d'activité sportive avant 2 mois si tout va bien et je ne vous parle pas du préjudice moral .
    Merci BAYER !!
    Ne restez pas avec ces implants , ils vous rongent de l'intérieur et n'attendez pas autant que moi pour les faire retirer .
    J'espère qu'ils ne seront bientôt plus sur le marché .
    Nathalie

  • #63

    Marie L. (jeudi, 20 avril 2017 15:08)

    Bonjour,
    Comme vous toutes j'ai tout ces symptômes douleurs articulaires et musculaires, maux de tête, mal au ventre surtout assise, démangeaisons et gonflement du visage, du ventre, fatigue.... J'ai tout simplement perdu 50% de mes capacités je fonctionne au ralenti en programment tout ce que je dois faire pour pouvoir y arriver. Mais si je témoigne c'est surtout pour remercier Marielle qui sans elle je n'aurais jamais su ce qui m'arrivait (la ménopause avait bon dos). Grace à mon marie qui l'a entendu témoigner à la radio et qui m'a dit "ça y est je sais ce que tu as, va voir sur internet". Aujourd'hui (au bout de 5 mois) après avoir vu un gynécologue qui devait me trouver un chirurgien et qui ne m'a toujours pas rappelée. Après avoir fait un test d'allergie au nickel (positif) j'ai enfin réussi à trouver un chirurgien qui veuille bien m'opérer. C'est un parcours du combattant. J'attends ce jour avec impatience et angoisse à la foi.
    Encore merci
    Marie L.

  • #62

    Stéphanie (mercredi, 19 avril 2017 21:20)

    Bonjour,

    Je m'appelle Stéphanie, j'ai 41 ans . Je suis maman de 3 garçons de 7 à 17 ans.
    En 2013, suite à un accident de pilule, puis un stérilet que je n'ai pas supporté, je cherche quelques informations sur la ligature des trompes et je découvre la méthode ESSURE, la méthode parfaite. J'en parle à mon médecin, puis à mon gynécologue qui sont aussi enchantés par cette méthode. Les 4 mois de réflexion ont été respectés et j'avais l'impression d'avoir reçu toute l'information nécessaire. Ma gynéco réalise elle-même cette intervention qui a lieu le 19 mars 2014.
    Intervention rapide, aucune douleur ni pendant, ni après. L'idéal.
    Début juin, je commence subitement à prendre du poids, 5 kilos en moins de 2 semaines, puis 10, puis 14 encore à ce jour que je n'arrive pas à perdre malgré quantité de régimes ... C'est le stress madame. Un mari absent car travaillant à l'étranger, travail intense, 3 enfants, une grosse fatigue s'installe entraînant des problèmes de mémoire et de concentration. Quant aux migraines mensuelles, n'en parlons pas, elles me gâchent la vie. 3 jours par mois à ne plus pouvoir réfléchir, ou supporter le bruit ... c'est quand même 10% de ma vie de fichue.
    Dès le mois de juillet 2014 j'ai vu mon médecin, fait un tas d'examens notamment pour surveiller la thyroïde (qui va très bien), un endocrino, un ostéo, une naturopathe etc etc. Je travaille entourée de médecins alors j'en parle, on cherche toutes les pistes mais rien de rien, personne ne trouve la source de tous ces maux. Je cumule, crise d'urticaire géante, infections urinaires, douleurs articulaires, genou, épaule ... Je ne veux pas tout mettre sur le dos d'ESSURE mais moi qui suis très peu malade, c'est quand même surprenant, mais non, c'était inerte et sans effet secondaire, ça ne pouvait pas être ça.
    J'avais changé de travail car l'ancien se passait très mal et j'avais été quelques mois sous anti-dépresseurs, l'arrêt de ceux-ci à cette même période ? L'arrêt de la pilule au même moment ? Personne n'y croit, non ça peut être que le stress madame !

    Il y a quelques jours une connaissance partage un article sur le sujet sur Facebook et tout se met en place. Je lis les témoignages et je me dis, et si c'était ça ? Tout allait très bien avant question santé. Depuis j'ai l'impression de ne devenir que l'ombre de moi-même, j'ai de moins en moins d'énergie, j'ai l'impression de perdre mes capacités de travail, de concentration. Mon médecin m'a fait faire des tests dans le cadre de la prise en charge de mon poids et me propose de voir un psychologue. Elle me fait cette réflexion surprenante : tout indique que vous êtes en dépression mais quand je vous vois, je suis convaincue que non, c'est votre corps qui va mal, pas votre tête ...

    Après toutes mes lectures j'ai acquis une certitude, garder ces implants en moi ne peut être que néfaste. Si ce n'est pas l'origine de tous mes maux, d'autres vont survenir. Mais quand même, toutes les femmes parlent de cette fatigue persistante ...

    Maintenant que faire, qui contacter pour déterminer si ces implants m'empoisonnent vraiment ou non, qui contacter pour envisager un retrait de ceux-ci avec quel type d'intervention ? J'avoue être abasourdie, perdue et j'espère que vous rejoindre m'aidera à y voir plus clair et à prendre les bonnes décisions.

  • #61

    delphine m (lundi, 17 avril 2017 21:39)

    Bonsoir
    J ai 42 ans...
    Pose de essure...operee en aout 2015, debut des galeres en octobre 2015.Articulation coude enflee douloureuse....via urgence, 3 semaines apres rebelote....decembre 2015..angine...affreuse..se terminant en flegmon a l hopital...
    debut 2016 . Douleurs diffuses,mains bras epaules bassin talons genoux. Douleurs nevralgique,,migraines vomissement diarhees..fatigue, douleurs nocturnes...donc insomnie donc fatigue donc douleurs...bref cercle vicieux
    je suis atteinte dd spondylarthrite ankilosante...donc tout est mis la dessus..mais trop mal je vais consulter un neurologue...diagnostic fibromialgie..traitement..morphine.opium...bref en travaillant et faisant de la route..cela devient tres tres difficile..moral a zero....zero energie...sensation de ne plus rien pouvoir faire.
    Irritabilite...atroce...on me dit que j ai mauvais caractere....
    j ai consulte un expert gyneco il y a 15jours..me voila partie dans le circuit pour enlever essure...j habite a 2hoo de route de l hopital ou se trouve l expert....les aller retour vont m etre un supplice de fatigue....
    j espere que cela va rentrer dans l ordre
    j ai fait poser ses implants pour ne plus avoir de contraception aux hormones, j ai ma soeur qui a deux ans de plus que moi..qui se bat contre son 3 ieme cancer hormono dependant......
    on nous tue avec ses medocs...et compagnie...
    Aidez nous a ne plus souffrir. Et a retrouver l'energie de notre age

  • #60

    Stéphanie L (mardi, 11 avril 2017 23:11)

    J'ai 44 ans, 1 an après la pose d'essure gauche (impossibilité de positionner le droit) je me retrouve enceinte malgré une hysterographie montrant une occlusion de la trompe droite. Avortement médicamenteux puis une ligature des trompes sans retrait de l'essure.
    Ensuite, une fatigue importante, malgré un changement de travail. Des douleurs abdominales, troubles du rythme, nauséeuse, des douleurs musculaires non soulagées malgré des séances importantes de kinésithérapie, une déchirure musculaire puis une arrivée aux urgences pour des palpitations cardiaques accompagnés de douleurs musculaires de moins en moins tolérables et un périmètre de marche diminué. Puis en avril 2017 retrait de
    l'essure.


  • #59

    Sylvie (samedi, 01 avril 2017 21:35)

    En juin 2016 je discute avec ma gynecologue qui me dit qu il va falloir stoppera pilule. 43 ans 2 enfants et test du sterilet non concluant pour moi car douleur abdominale
    On m oriente vers les implants facile rapide efficace ...on me vend les implants et j adhere.
    Comme il y a un delai de reflexion de 4 mois et des difficultes a organiser l intervention pour des raisons professionnelles.. l intervention est prevu pour fin janvier 2017.
    Une amie m appelle me dit regarde la tele on parle des implants ne fait surtout pas cela !!!
    Du coup je revoie le gynecologue pour qu il me rassure mais je decide de ne pas poursuivre l intervention et je viens de faire une salpingectomie a la place pour ne pas avoir de corps etranger.
    Je remercie toutes ces femmed courageuses qui temoignent sur internet pour mettre en garde les effets nefastes des essure et je leur souhaite bon courage et une bonne sante

  • #58

    Malika ROUSSEL (vendredi, 31 mars 2017 19:09)

    J'ai 40 ans, je suis maman de 4 enfants. J'ai toujours eu beaucoup de mal à supporter les différentes contraceptions. Alors quand ma gynéco m'a proposé Essure il y a 2 ans, j'ai eu l'impression de trouver La solution! Et je lui ai fait confiance...
    L'opération s'est bien passée, pas de désagréments selon moi..
    En parallèle, j'ai développé de nombreux troubles : fatigue chronique, maux de tête, douleurs musculaires, troubles de la conduite (phobies), troubles visuels et auditifs, pertes de mémoire voire des "bugs", baisse de la libido, prise de poids... la liste est longue et les diagnostics aussi!! Burn-out maternel, dépression, tout relevait du psy! J'avoue avoir été pris dans une spirale et j'ai accepté de prendre un traitement (SEROPLEX) pour avoir de nouveau une vie normale... peine perdue!
    Jusqu'au jour où j'ai entendu aux informations les problèmes posés par Essure et j'ai fait le lien...
    Rdv pris avec un nouveau gynéco sur Lyon qui applique le principe de précaution et qui propose le retrait aux patientes ayant des troubles très importants. Salpingectomie il y a 2 jours, résultats des analyses dans 15jours.
    Je ne suis sure de rien concernant mes troubles et le lien avec Essure mais j'ai la certitude d'être libérée. Je veux par ce témoignage alerter les femmes qui ont ce système d'être vigilante sur les dysfonctionnements de leur organisme et de faire le lien rapidement.

  • #57

    Laurie F. (vendredi, 31 mars 2017 15:11)

    Bonjour

    Je me décide enfin à témoigner

    A l'été 2013, je me suis fait poser les implants. Au départ aucun problème et pas de manifestations douloureuses ni de saignements. A l'écho de contrôle, implants bien posés, tout va bien. Progressivement est apparue une perte d'appétit, mais bon je me suis dit plus d'hormones et puis je vieillis, donc c'est pas anormal. Puis une perte d'énergie, une perte d'envie de faire des choses que j'aimais, des vertiges. Mais bon je me dis que ça va passer. Le problème c'est que depuis le mois d'octobre 2016, la baisse d'appétit s'est transformée en perte d'appétit complète et de très fortes nausées qui m'empêchent complètement de manger. J'ai perdu 7 kilos depuis octobre 2016. A cette période là j'ai eu deux cycles avec dès règles très hémorragiques et puis en milieu de cycle des pertes qui sentaient très mauvais mais ensuite ça ne s'est pas reproduit. Bon je me dis que ça n'est pas bien grave. Avant j'avais l'habitude de courir une fois par semaine mais depuis fin 2014 j'ai complètement arrêté car après mon effort j'étais prise d'une sorte de malaise. Je précise que j'ai passé tous les examens possibles et imaginables, pas de problème cardiaque. Depuis le mois d'octobre j'ai coûté très cher à la sécu, j'ai eu droit à écho des voies biliaires, gastroscopie, scanner du ventre. Tout cela s'est avéré à chaque fois négatif. Puis je vais sur le site de RESIST et je lis les témoignages et je vois quelqu'un qui parle de l'allergie au nickel et du lien avec certains bijoux. Et à ce moment là seulement je fais le rapprochement, je n'ai jamais supporté les boucles d'oreille fantaisises, uniquement l'or. Je prends donc rendez-vous avec ma gynéco pour le mois de février dernier et je lui parle de tout ça et de mes doutes par rapport aux implants. Et là sa réaction est sans appel, mais non mdame ça n'est pas possible, les femmes qui ont déclenché des réactions, ça a été juste après la pose des implants. Vous êtes stressée(ce qui n'est pas faux on le serait à moins). Prenez des anxiolitiques et ça ira mieux..... Je repars complètement désappointée. Et puis je décide de poursuivre mon enquête et je prends rendez-vous avec une allergologue. Cette semaine, le verdict est tombé, je suis allergique au nickel. J retourne voir ma gynéco le 11 avril et je pense que là elle n'aura pas le choix que de me les faire retirer. Je précise qu'avant la pose on m'a seulement demandé : êtes-vous alergique au nickel? Bah non pas à ma connaissance. On aurait pû creuser un peu en m'expliquant comment on peut soupçonner cette allergie. On ne m'a absolument pas parlé des manifestations possibles de cette allergie. C'est vraiment léger.

    Laurie 46 ans

  • #56

    Sandra C. (vendredi, 31 mars 2017 14:05)

    Essure depuis mars 2013 se fut un long parcours douloureux physiquement et psychologiquement
    Mes symptômes on commencé env 20 jours après la pose chutes ,démarche ebrieteuse,endormissement des membres perte de mémoire vision troubles extraxistoles faiblesse articulaire et musculaires douleurs *** plus d énergie dépression du à ses douleurs infernales nuit et jour et ce pendant 4 années
    En septembre 2013 les RDV et les examens les traitements enchaînent neurologue angiologue cardiologue rhumatologue psychiatre irm scintigraphie tep scan radio analyses ect rien sauf crp élevé ensuite les hospitalisations pour conclusion diagnostique fibromyalgie les mois passe les traitements non efficace et ma vie s écroulé d heure en heure de jour en jour la vie devient trop compliqué l envie de mettre fin à mes jours je me noie dans le silence plus rien ne compte seulement l envie de me fouttre en l air tellement je souffre une mamie de 90 ans les 6 derniers mois avant l intervention pour le retrait par salpingectomie bilatérale je n arrivée même plus à mangé une fourchette était trop lourde total perte de poid 20 kilos en 3 mois je n arrive plus à marché comme si mon corps se paralysé ne conduisait plus pas de menage pas de repas ne parler presque plus intéressé à rien mes douleurs m emprisonnés cercle infernal et en décembre un lueur d espoir Marielle jamais je ne serait comment te remercier tu a était ma lumière j y et crue et j ai bien fait Resist ma soutenue aider dans mes démarches jusqu'à ma libération le 26 Janvier 2017

    Les jours après l intervention on était simple sommeil réparateur mes douleurs physique on disparue les douleurs morales encore présente normal d après les médecins que j ai consulter a ce jour je revie comme la personne que j était avant essure reprise d activité de sortie regarde la television ecoute la musique ect de la joie dans mon coeur voilà mon parcours il en manque un peu mais 4 ans c est long mon regret pourquoi n avoir pas fait le lien avec essure c est comme sa l essentiel et de revivre

  • #55

    Pueyo magali (vendredi, 31 mars 2017 04:26)

    Jeudi 30 mars 2017 mon gynécologue m a enfin retiré la bombe à retardement ! Trompes coupées ! Plusieurs inscisions sur l abdomen car à droite l implant est descendu dans l utérus, j ai l'utérus mais plus les trompes !tout c est bien passé pas de complications ! Toutes les tâches rouge sont partis avec les démangeaisons il me faut 8 jours pour recuperer afin de profiter de la famille !

    Bon courage à celles qui possèdent essure encore patience tout rentre vite dans l ordre !

    Faites au plus vite car quand le ressort se déplace dans l uerus il peut avoir ablation e celui ci.
    Bonne chance

  • #54

    Thomazeau Fournier Sophie (jeudi, 30 mars 2017 22:15)

    Jeudi 30 mars 2017
    Bonjour
    Je m'appelle Sophie j'ai 45 ans dans quelques semaines. J'ai fait la pose des Essures en novembre 2013, c'était mon choix et j'étais ravie de le faire. Juste après l'intervention j'étais hyper fatiguée. Cette fatigue ne s'en ira pas. Des règles abondantes et hyper douloureuses pendant 6 mois. Je ne retrouverai pas un cycle régulier.
    A partir de décembre 2013 jusqu'en octobre 2014 j'aurai en permanence des douleurs articulaires, dorsalgie, cervicalgie, sciatique.... j'arrêterai de travailler début octobre 2014 pour ne plus reprendre.
    Fatiguée épuisée des douleurs diffuses dans le corps, raideurs, besoin de beaucoup de sommeil, perte de la libido, prise de poids, difficultés de concentration, d'attention, la lumière me gêne, je porte des lunettes de soleil même par temps gris.
    Janvier 2015 je suis diagnostiquée fibromialgique. Je serai licenciée et mise en invalidité.
    Je gère comme je peux l'année 2015. Notre vie a été chamboulée. Je fatigue vite donc peu de sorties sinon je mets des jours à m'en remettre. Mon mari est très compréhensif mais je sais qu'il en souffre.
    Mai 2016 à aujourd'hui un dérèglement hormonal c'est installé avec des douleurs aux seins. Je me demande si j'ai pas une autre maladie. Que se passe-t-il encore ?
    Nerveusement c'est dur...
    on me parle de pré menaupose, d'endométriose, de fibromes... on sait pas ! j'entend de tout.
    Je fais une mammographie. Tout va bien.
    Les douleurs intercostales et cervicales sont là plus que jamais. J'ai eu un peu de répit. Mais tout est revenu de plus belle. Rv kinésithérapeute ostheopathe accupuncteur.... se suivent. A présent mes bras sont douloureux également. J'ai le corps d'une vieille !!
    Cet hivers des amies m'interpellent sur les effets secondaires des implants Essures. Dans un premier temps je ne porte pas d'attention sur ce qu'elles me disent, je n'y crois pas. Elles insistent de nouveau en me parlant de l'association Resist.
    Là c'est le coup de grâce quand je lis vos témoignages !! Je me vois en vous !!!
    J'enchaîne échange avec l'association, visite chez le médecin puis chirurgien. Retrait des implants et utérus prévus le 12 avril prochain.
    Est-ce le bout du tunnel ? Quand je lis vos améliorations de santé je reprend espoir ! Je vais peut-être retrouvé mon corps, ma tête.... ma Vie ?
    Merci pour vos témoignages et un grand merci à l'association.

  • #53

    Anne (dimanche, 26 mars 2017 20:42)

    Toulouse, mars 2017
    Un message de soutien et de remerciements!
    à 37 ans et avec 3 enfants, ma décision est précise : plus d'hormones pour moi! j'éviterai une grossesse non désirée en adoptant une solution radicale.
    Mon gynéco m'a prévenue de la polémique qui entoure les implants Essure mais me propose tout de même cette solution. En effectuant quelques recherches, je comprends vite que tous les problèmes décrits sont dûs à des allergies au nickel, qui touche 10% de la population mondiale!
    Je décide donc, avant mon prochain rdv, de me rendre chez une allergologue pour en avoir le cœur net. Je n'ai pas encore sa réponse, mais aux vues des photos de mon dos, je connais sa réponse... Je voudrais remercier toutes celles qui témoignent de leur souffrance pour l'alerte qu'elles ont lancé et leur témoigner toute ma compassion dans ces moments difficiles.
    Au-delà de l'interdiction d'Essure demandée par certaines, je ne comprends pas pourquoi ce simple test cutané n'est pas imposé à toutes celles qui envisagent la pose d'implants Essure. Un test rapide qui permettrait d'éviter bien des malheurs!
    Bon courage à vous toutes

  • #52

    Sandrine (mercredi, 22 mars 2017 16:02)

    Bonjour,
    Je me suis fait poser les implants en 2009 et à partir de 2011, j'ai commencé à avoir des problèmes de santé, qui se sont aggravés en 2014. Je faisais beaucoup de sport, j'étais très dynamique et toujours la forme jusqu'au jour où la fatigue à commencer à s'installer, jusqu'à devenir invalidante puis les douleurs musculaires atroces dans les jambes au début, puis dans les bras, je me fatiguais très vite physiquement, j'avais de plus en plus de maux de tête violents, des vertiges, le ventre qui se mettait à gonfler, des douleurs dans le bas ventre, des irritations,.... J'ai passé des examens à n'en plus finir, d'abord pour une suspicion de SEP, puis de Myopathie, et d'autres pistes ont été évoquées mais les résultats étaient normaux...alors on m'a dit qu'éventuellement cela pourrait être une fybromyalgie...ou le stress... Ma vie a changé, j'ai dû arrêter la majeure partie de mes activités, j'ai souvent renoncé aux sorties familiales à cause de la fatigue et des douleurs qui m'empêchaient d'avancer.

    Début décembre 2016, j'ai été prise de vertiges et de maux de tête, mon visage devenait rouge écarlate, j'ai eu très peur... mon mari m’emmène aux urgences, je reçois un traitement pour stopper les vertiges, on me prescrit des séances de rééducation et je passe un scanner pour évincer le risque d'AVC ou de rupture d'anévrisme....grand soulagement, les résultats sont normaux. Lorsque je rentre chez moi ce soir-là, je vois l'alerte Essure à la télé, et là ça a fait tilt tout de suite, je me suis empressée de regarder sur internet, je n'en revenais pas, c'était peut-être ces implants la cause de tous mes soucis, je n'aurais jamais fait le rapprochement si je n'avais pas vu cette alerte.

    J'ai pris rendez-vous avec mon gynécologue, et je me suis fait retirer les implants il y a une semaine, j'ai eu une salpingectomie bilatérale. L'intervention s'est très bien passée, et il est peut-être encore un peu précoce de m'avancer sur ce que je ressens d'ores-et-déjà, mais je n'ai plus le ventre qui gonfle et je n'ai plus les violents maux de tête que j'avais plusieurs fois par semaine.

  • #51

    Sophie Marcon (lundi, 20 mars 2017 12:25)

    Nul besoin de retracer mon parcours ni de décrire les symptômes que j'ai ressentis durant une année, ils ressemblent traits pour traits aux vôtres. J'ai subi une hystérectomie totale mercredi dernier afin de retirer les Essures. Comment est-il possible que nous soyons si nombreuses à être mutilées et qu'aujourd'hui encore des gynécologues posent ce type d'implants ?
    Je trouve inconcevable que nous ne soyons pas entendues.
    Quel degré de souffrance faut-il atteindre ?
    Je vous trouve toutes tellement courageuses, tellement dignes...l'ablation d'une partie de notre corps ne changera pas ce que nous sommes : des femmes fortes.

  • #50

    PUEYO (samedi, 18 mars 2017 09:44)

    Je suis aussi concernée, par cet implant posé en Avril 2012, d'ailleurs avec 4 mois de réflexion et sans aucune explication sur le matériel et aucune documentation remise pour ma part sur le nickel alors que je sais moi même que j'ai une allergie au nickel avec des bijoux de fantaisie !!

    voici tous les effets secondaires graves dus à ESSURE !

    - palpitations cardiaques sur la maladie de Bouvret que j'avais avant la pose de l'implant, tachycardie avec malaises et pertes de connaissances avec ESSURE j'ai du aller voir mon cardiologue pour me faire retirer les palpitations violentes par une intervention chirurgicale !! lourde !

    - j'ai du me faire poser une bandelette ! par intervention chirurgical (parce que j'avais des incontinences urinaires) dues à ESSURE ! après mes deux grossesses j'ai fait le nécessaire sur la rééducation du périnée !

    - baisse de la libido

    - tendinites chroniques,

    - douleurs abdominales,

    - migraines, (jamais migraineuses auparavant)

    - une infection urinaire chronique,

    - suites psychiques, (obligée de prendre Paroxétine depuis 2 ans qui ne fait pas effet) et tester 4 antidépresseurs !! aucun de ne me convient !! tout est incompatible avec ESSURE !

    - irritabilité avec tout le monde à cause d' ESSURE, stress,

    - troubles du sommeil,

    - suivi par un psychiatre depuis 3 ans,

    - cycles longs,

    - prise de poids,

    - acnée et furoncles

    - staphylocoques et furoncles ( dans le nez ! deux fois) montés dans la tete j'ai failli perdre la vie, limite de la septicémie !!! courir pour prendre des antibiotiques !!

    - problèmes musculaires : au dos, à l'épaules, sous le pied (aponévrose), alors que j'utilise mes semelles orthopédiques correctement et les change tous les ans ! et ne met pas de tongues l'été !
    - retard de 11 jours de règles,

    - fatigue générale en permanence, (les vitamines n'ont servi à rien)

    - sinusites chroniques

    - otites à répétition,

    - ayant de l'asthme depuis mon enfance devenu sévère après la naissance de ma fille née le 16 mars 2010, j'ai fait une pneumonie grave ! due à ESSURE

    - aujourd'hui j'ai un mal de gorge alors que je n'ais plus mes amydales !! et en 2012 j'ai eu une angine très grave (inflammation dans la gorge) !!
    - problèmes phoniques plus de voix assez régulièrement !! (rien à voir avec mon asthme que je maitrise très très bien ! jusqu'au rinçage de bouche !!

    - je ne peux pas revenir dans le monde du travail avec ESSURE !! je perçois les minimats sociaux ! le 28 février 2017 dépot d'une demande AAH pour pouvoir subvenir à mes besoins et ceux de mes enfants.

    POURVU QU IL NE M ARRIVE RIEN D'AUTRES JUSQU AU 30 MARS 2017 ! je me fait retiter l'implant le jour cité ci dessus ! avec le retrait de mes trompes ! je n'avais pas demandé le retrait de mes trompes en 2012 ! chirurgie lourde ! ma famille a besoin de moi !!!
    - risque d'effets secondaires (asthme) après l'intervention car au bloc il fait 8 degrés !

    Bon courage à toutes les femmes qui subissent les effets secondaires d'ESSURE

    ENLEVEZ LE ASSEZ RAPIDEMENT !



    Magali de Montpellier





  • #49

    Sandrine H (lundi, 13 mars 2017 14:54)

    Bonjour à toutes,
    Comme prévu les implants m'ont été retirés le 06/03, salpingectomie bilatérale. Ils m'avaient été posés en 11/2011. J'espère que mes douleurs articulaires et musculaires vont maintenant pouvoir disparaître. Elles se sont un peu atténuées, j'ai diminué la prise d'anti-douleur, mais elles sont toujours présentes. Je me sens toutefois moins abattue. Maintenant, cela ne fait que 7 jours que je suis débarrassée de ces implants mais j'ai tellement hâte de retrouver une vie normale. Combien de temps faudra-t-il...? Bon courage à vous toutes. Bien sincèrement. Sandrine

  • #48

    chrystel Mascart (samedi, 04 mars 2017 10:09)

    Bonjour à toutes ,
    un retour sur mon retrait de Essure qui a eu lieu le 02/02/2017 après 12 ans de douleurs.
    L'opération s'est bien passée , à un mois de l'intervention, premiers essais ressentis : plus de douleurs abdominales inexpliqués .
    Par acquis de conscience, j'ai demandé à un allergologue de faire un test concernant les métaux, particulièrement le nickel, le chrome et le cobalt. Le test est positif +++ pour les trois !
    mon gynécologue ne comprend pas comment on a pu me poser Essure sans m'avoir fait ces tests avant !
    La pose de Essure est donc responsable de mon état actuel, et il y a de forte probabilité que le syndrome Fibromyalgique dont je suis en cours de diagnostique ( hospitalisation en centre anti douleur dans une semaine) en découle ...et qui malheureusement , malgré le retrait de Essure risque de perdurer au vu des 12 années durant lesquelles mon corps a été "empoisonné" par ces métaux...
    n'attendez pas aussi longtemps que moi pour retirer Essure !
    bon courage à toutes !
    chrystel

  • #47

    laetitia (jeudi, 02 mars 2017 23:10)

    bonsoir, je m appelle laetitia, je me suis fais poser les eassures il y a un an. Ma vie a virée en cauchemard. Plus de libido, ventre sans cesse ballonné je ne peux mettre que des joogging. Règles abondantes tous les 15 jours, douleurs, fatigue, prise de poids, perte de mémoire, costipation, baisse de moral.....
    Dans une semaine ma gynéco và me les retirer par célio salpingectomie bilatérale.
    Je ne sais pas à quoi m attendre et surtout est ce que tous ces symptomes vont disparaitre? et vais-je retrouver les forme de mon corps d avnt???
    Merci

  • #46

    nathalie.B (mercredi, 22 février 2017 21:29)

    je découvre les troubles causés par l essure
    on m a posé un essure en aout 2012 et depuis c est la descente aux enfers je n arrivais pas à mettre de mots sur mes maux
    ' fatigue+++,
    douleurs de plus en plus presentes qui me font pleurer tous les matins au lever et qui reviennent de plus en plus au cours de la journée (douleurs musculaires articulaires)
    hypertension
    prise de poids
    essouflement
    migraines
    j ai pris rendez vous chez un chirurgien pour l enlever car je n en ai qu un (j ai fait une grossesse extra uterine qui m a enlevé une trompe)
    je n en peux plus de cette vie j ai 45 ans et je ne peux rien faire l etat depressif dans lequel je me trouve me pese encore plus chaque jour je suis vraiment tres fatiguée et j espere que le chirurgien va vouloir me faire cette intervention de retrait car je ne suis pas folle je ressens bien ses douleurs et j espere qu elles vont disparaitre merci de m avoir lu

  • #45

    C.M (dimanche, 19 février 2017 21:05)

    Bonjour, je viens de lire tout vos messages et mes symptômes sont une jolie compilation de vos témoignages. Pose en 2012 et après. ... Analyses parfaites sauf que moi j'étais loin de trouver mon état parfait... à 46 ans, j'ai besoin de sommeil comme un nourrisson avec une activité réduite d'une centenaire... c'est ma magnétiseuse avec son pendule qui m'a dit que j'avais une présence de métaux lourds... et le lendemain l'annonce au JT ! Délivrance et fin des recherches. Rdv rapide chez mon gyneco qui a accepté de les retirer ( c'est son 2eme cas sur lyon ! ) et comme on a trouvé un VPH contre lequel mon système humanitaire ne fait pas face, le 14 mars prochain, on profite de la conisation pour enlever les trompes dans lesquelles sont nichés ces maudits ressorts. J'aurai la joie de voir flotter ces essures dans un bocal ! Je regrette d'avoir conseillé ce dispositif car c'est vraiment terrible d'essayer de faire le lien entre les maux, la vie, la famille, le boulot, la vieillerie, le désir de son chéri, la vue qui baisse en 1 semaine, la main qui ne tient plus un verre, etc.... j'ai hâte avec un soupçon de peur pour l'intervention.... mais je témoignerai quelques semaines après pour nous assurer d'un nouveau retour à la belle quadra-génie ! Merci à vous toutes pour ces détails qui inquiètent et qui rassurent.

  • #44

    CloClo (mardi, 07 février 2017 22:45)

    Bonjour
    Je suis avec mes essures depuis au moins 2 ans et à part des douleurs à la pose et dans les semaines qui ont suivi pas trop de soucis ...
    Par contre les petits saignements entre les cycles mais cela pouvait arriver avant ... donc je ne sais pas si c'est lié ; j'ai par contre un souci avec un essure qui n'est plus en place (j'ai une trompe en moins mais j'ai quand meme eu un implant ; l'implant est arrivé dans l'utérus et on doit me le retirer mais je ne suis pas tranquille ... Y a t'il des témoignages dans ce sens ? Merci d'avance !

  • #43

    monique (mardi, 07 février 2017 14:24)

    bonjour,
    ayant les implants ESSURE depuis août 2011,je fais le rapprochement entre eux et tous les effets indésirables énumérés chez beaucoup d'entre vous.
    enfin je réalise qu'à 48 ans,se sentir très très usée,n'est pas normal.
    j'ai même eu des idées tellement noires,que la vie ne me semble plus importante,malgré mes deux enfants et un mari attentionné.
    j'ai vu ma gynéco qui en dément et pense plutôt à de la fibromyalgie.
    elle m'a quand même envoyée voir un allergologue pour voir si je suis allergique au nickel.
    c'est un début.
    j'y vais le 22/02 et je vous redis.
    je retournerai voir le chirurgien qui me les a posés afin de voir.
    j'ai un goût de rouille dans la gorge depuis 4 ans,et on n'a rien trouvé...
    il me semble que tout mon corps est empoisonné,rouillé.
    j'espère me les faire enlever vite,car ce ne sera pas pire et je ne crains pas la douleur.
    mais dommage que ce soit tjs les femmes qui doivent se protéger
    et trouver des solutions!!!
    merci de m'avoir lue,pour ma part,d'avoir écrit,c'est déjà une délivrance.
    Monique

  • #42

    Véronique (aube) (mardi, 31 janvier 2017 22:55)

    Bonsoir,
    Je lis depuis quelques jours tous vos témoignages et viens également vous apporter le mien qui suis concerné aussi par des symptômes similaires à vous,je me suis fais poser les implants essuré en 2010,depuis cette date beaucoup de soucis de santé à savoir déjà une hypertension essentielle dont je suis en ALD avant la pose de ces implants,mais depuis cette date,hypertension encore plus importante,je suis même suivi par un cardiologue qui en Janvier 2015 m'a donné un traitement plus fort ne comprenant pas pourquoi le traitement n'agit pas comme il devrait.Mon médecin traitant également,,je suis atteinte également de douleurs diffuses dans tous le corps douleurs articulaires,fourmillements,accouphene,goût de fer dans la bouche,essoufflements démangeaisons,voir plaques sur le visage et bien d'autres tous comme vous,je suis suivi aussi par une rhumatologe qui m'a décelé depuis 2mois une fibromyalgie,je lui est fait part de l'information concernant la méthode essuré que j'ai vu tout au informations et n'en revenait pas car avant de diagnostiquer cette maladie elle cherchait ce qui pouvait déclencher toutes ses douleurs articulaires et musculaires et à admis que cela pouvait avoir été déclenché par la méthode essuré et m'a conseillé de voir ma gynécologue afin de lui demander de retirer ce système celle ci a carrément refusé (début janvier) quand j'y suis allé et ma dit de ne pas écouter les médias et de faire un régime (vu que prise de poids) depuis 2010,et bien entendu que j'étais en ménopause vu que je viens d'avoir 50 ans (peut-être possible) mais pas sur car mon médecin m'avait donné du lutenyl en septembre 2015 car j'avais des douleurs abdominales intenses et plusieurs fois des saignements dans le mois.Du coup la gynéco me l'a retiré en disant que j'en n'avais pas besoin et que les douleurs et tout ce que je ressens sont lié à la ménopause.Cela n'empêche que les symptômes sont bien là et également une éventration de nouveau après en avoir eu 3 en 2011,2012,2013,je ne sais pas si c'est lié.J'ai rendez-vous avec mon médecin le 5 février,pour voir avec elle ce que je peux faire pour retirer ces implants qui me gâche la vie et la santé (malgré que la gynécologue m'a dit qu'un utérus ne se retirait pas). j'ai été brève sur mon témoignage,je remercie les personnes qui ont eu le courage par leur action de faire une pétition et nous avertir du danger que ce moyen de contraception peux provoquer.Il nous faut le Courage à toutes et qu'une décision positive aboutisse pour le retrait de cette méthode essuré.

  • #41

    lolo (lundi, 30 janvier 2017 11:53)

    Bonjour,
    J'ai 44 ans et de gros soucis de santé depuis août 2016 mis sur le compte de la fatigue, du stress.... Mon mari a lu un article sur les implants ESSURE. Effectivement j'en ai depuis août 2014. La première année impeccable pas de problème. De plus j'ai une malformation cardiaque d'ou tachycardie importante résolu par la prise d'un comprimé. Or depuis novembre je me rends aux urgences pour que l'on m'injecte de la striadine dans les veines. Mes symptômes sont fortes douleurs au bas du dos, au niveau des articulations, prise de poids, ventre gonflé, maux de tête, fatigue importante et en continue, très irritable, règle plus abondante et surtout crise de tachycardie (plus de 200) après les règles depuis trois mois.

  • #40

    val. (mardi, 24 janvier 2017 13:51)

    Bonjour,
    j'ai 45 ans et je viens de parcourir les témoignages et je me retrouve aux niveau de certains symptômes...
    Je travaille dans un milieu décalé et je pensais que c'était mon boulot qui me rendais irritable (entre autre)
    J'ai eu mon petit loulou a 39 ans, et j'ai décidé avec mon mari de coupé court... la pilule ne me convenait plus de tout, migraines au moment d'être réglée...
    Ma gynéco m'a conseillé la méthode ESSURE...
    Il y a presque 3 ans, j'ai posée ces fameux implants et la première année c'est top... mais depuis quelques temps je suis devenue :

    - plus fatiguée (limite pétage de plomb)
    - maux de tête de temps en temps
    - règles qui durent plus longtemps et plus abondantes
    - douleurs articulaires et musculaires (dans les pieds et tibias)
    - ventre gonflé

    Je croise les doigts pour qu'il n'y est pas d'autres symptômes!!!!

    Merci, bon courage a toutes!!!!

    Val.


  • #39

    Suc estelle (lundi, 23 janvier 2017 20:39)

    Pour Morgane M.
    Je viens de me faire enlever mes implants essures le 6 janvier 2017 suite au rendez vous que j' avais demande a l'hopital au service gynécologique le 22 décembre 2016 -soit seulement deux semaines d'attente !
    Parce que -j 'ai insiste très lourdement pour qu'on me les enleve
    -Un de mes implants se promenait dans mon utérus depuis je ne sais combien de temps depuis le début peut être (2014)
    Donc courage les opérations pour les enlever se font ! Les chirurgiens ne disent pas non.
    Par contre les suites de l'opération ont été assez éprouvantes pour moi (coelioscopie,salpingectonie et novassure) : une semaine de repos obligatoire.
    Ainsi, je dirais a toutes les femmes de ne surtout pas faire mettre les implants essure car la méthode n'est pas au point et pour les faire c'est très éprouvant.
    Bon courage a toutes et merci pour RESIST qui m'a ouvert les yeux sur mes problèmes de santé suite a essue


  • #38

    Morgane M (mardi, 03 janvier 2017 15:56)

    Bonjour à toutes.
    Je m'appelle Morgane, j'ai bientôt 38 ans.
    N'ayant jamais eu le désir d'avoir des enfants, et devant changer régulièrement de pilule, je tannais littéralement ma gynéco à chaque consultation de contrôle pour me faire stériliser, et ce depuis mes 30 ans.
    Devant ma détermination et parce que définitivement, je ne supportais plus la pilule et refusais le stérilet, elle a fini par céder et m'a dirigée vers un chirurgien "le plus susceptible de ne pas refuser l'intervention"... Eh oui, lorsqu'on est une femme, apparemment, on doit forcément avoir envie d'avoir des enfants à un moment ou à un autre.... Autrement, quand on a un utérus, on doit forcément avoir envie de le remplir ????
    Bref...
    Le chir rencontré, contre toute attente, n'est pas opposé à l'intervention, mais comme je n'ai pas eu d'enfants, il préfère assurer ses arrières et me demande de consulter un psy pour être certain que mon non désir d'enfants est bien réel...
    OK... Va pour le psy...
    Sauf que je galère à trouver un psy qui comprenne que ce que je veux, ce n'est pas une thérapie pour m'expliquer le pourquoi de mon non-désir d'enfant, mais juste un papier qui dit que je sais ce que je veux, ou plutôt ce que je ne veux pas. Vous suivez ?? ;-)
    Bref ! Je finis par trouver une psy hyper chouette, qui ne me juge pas et confirme que mon souhait de ne pas enfanter est bien réfléchi.
    Le chir me propose 2 interventions : les clips ou les implants ESSURE. Par facilité, j'opte pour ESSURE.
    En juillet 2014, la pose se fait sous anesthésie générale, pour plus de confort selon le chir, car comme je n'ai pas eu d'enfants, mon col doit être très étroit et je risque de sentir le passage des instruments, même avec une anesthésie locale.
    3 mois après, je passe la radio de contrôle qui révèle la présence... de 3 implants !!
    Le chir reprend mon dossier et se souvient que j'ai eu un spasme lorsque qu'il a posé le premier implant dans la trompe gauche, et que par sécurité, il a préféré en mettre un second... "Au moins là, vous êtes sûre que c'est bien bouché !" me dit-il... OK, si vous le dîtes...
    Lorsque je revois ma gynéco, je lui parle des 3 implants car ça me chiffonne quand même un peu. Elle ne semble pas y voir un quelconque souci.
    En octobre 2016, je me décide à la consulter en urgence car mes règles sont de plus en plus longues et hémorragiques depuis juillet.
    Elle me fait une écho qui ne révèle rien. Elle me prescrit un traitement hormonal, qui n'a aucun effet positif mais qui cumule les effets négatifs, et que j'arrête en cours.
    Elle me dirige alors vers un autre chir pour une "petite intervention qui consiste à brûler l'endomètre".
    J'ai vu le chir le 22 décembre 2016. Il me propose la méthode NOVASURE.
    SAUF QUE... je lui parle des 3 implants au lieu de 2. Il n'a jamais vu ça et me dit que ça risque de poser un problème : si le 2ème implant dépasse trop dans l'utérus, l'opération n'est pas possible !!!
    J'ai donc rdv en février 2017 pour une hystéroscopie et on avisera ensuite : soit ça ne dépasse pas, et on opère normalement ; soit ça dépasse, et il faudra enlever les implants et donc les trompes (salpingectomie par coelioscopie ) et brûler l'endomètre...
    Je vous avoue qu'avec tout ce que j'entends ou lis, j'espère presque que le 2ème implant dépasse, histoire qu'on me les enlève !!


  • #37

    Catherine (nord) (mardi, 27 décembre 2016 12:28)

    Bonjour à toutes,

    Je m'appelle catherine, j'ai 39 ans et 1 fille de 14 ans.

    Après 3 semaines d'hésitation je prends, enfin, ma plume pour partager avec vous mon vécu avec essure. Suite à de lourds antécédents familiaux de cancer du sein ma gynécologue a toujours banni toute contraception hormonale me concernant. Après, une expérience douloureuse de 4 mois avec un stérilet cuivre ( règles hémorragiques, douleurs abdominales), la ligature se trouvait la méthode adaptée à ma situation. De là, en 2014 on me propose le produit miracle, SUPER, pas d'intervention chirurgicale lourde, dans 2 jours je suis au boulot, que du bonheur, enfin ça c'était il y a 2 ans.
    Sapeur pompier professionnel avec une activité physique régulière, des gardes de 24h, aujourd'hui je suis en arrêt depuis 3 semaines. Depuis 1 an plusieurs maux apparaissent, n'étant pas de nature à m'écouter, bien au contraire, sportive (marathon, trail, natation, vélo), en reprise d'études pour atteindre une évolution professionnelle, je n'ai pas le temps de m'apitoyer. Mais malheureusement à ce jour tous mes objectifs sont en stand by, car (par ordre d'apparition):

    - Sinusites chronique infectieuses (avec écoulements jaunâtre ) et goût de rouille dans la bouche.
    - mal de dos qui s'accentue en période de règles,
    - vertiges ( même au repos),
    - fatigue chronique ( nuits de 10 à 12 heures, qui ne me suffisent plus),
    - essoufflement,
    - Rythme cardiaque qui monte à plus de 200,
    - Pertes de mémoire
    - règles hémorragiques ( 2 serviettes maxi en moins d'une heure, caillots de sang, durée environ 10 jours par mois),
    - douleurs abdominales,
    - ventre gonflé avec changement au cours de la journée ( moi qui était si fière de mes abdos, on dirait que je suis enceinte de 5 mois).

    Et, il me semble que malgré tout cela, le pire c'est d'entendre dire que tous ces maux sont dans nos têtes, je cite: la crise de la quarantaine! WAOUH je suis précoce, dépression, et, le must, "faites un régime sans gluten pour les gonflements". Par contre, quand je dis, à tous ces soi-disant spécialistes,que lorsqu'en pleine nuit je suis sur une intervention à venir en aide à une victime et que le sang me coule sur les jambes, sous le pantalon de mon uniforme et que le moindre effort me procure des vertiges, là on me donne des compléments alimentaires. Et oui, des COMPLEMENTS ALIMENTAIRES!!!!! Je n'ai rien contre mais même si je ne suis pas médecin, je ne suis pas sûr que cela puisse m aider beaucoup, cela prouve juste que l'on ne me prend pas au sérieux. Aussi, en 2013 je fais finisher du marathonde Paris, aujourd'hui je ne peux même plus aller jusqu'au bout de ma rue sans être essoufflée. Mon corps à 70 ans et encore je connais des femmes de cet âge plus en forme que moi.
    Voilà, je comprends votre colère, puisque c'est mon cas. Aujourd'hui, je n'ai qu'une hâte que ces implants quittent mon corps, que je puisse reprendre ma vie que j'aime, faire du sport avec mon mari, dévorer mes bouquins pour obtenir ma licence en juin, réussir mon concours pour mon évolution professionnelle et assurer mes missions professionnelles comme avant. C'est en effet, un discours de femme dépressive, non !

    Bon courage à toutes et merci à Marielle d'être notre lanceuse d'alerte, nous sommes avec toi.

  • #36

    Marie (jeudi, 22 décembre 2016 04:41)

    Marie, 42 ans, essure en septembre 2014, retirés en novembre 2016
    Témoignage du 22/12/16

    Suite à ma demande de stérilisation, mon gynéco me propose la méthode Essure. Inconnue au bataillon pour moi!

    Il me montre alors un joli fascicule, haut en couleur, avec les bénéfices que cette méthode apporte, à savoir :



    - hospitalisation ambulatoire

    - durée d'intervention très courte

    - pose par les voies naturelles (pas de cicatrices)

    - stérilisation totale 3 mois après la pose



    RDV prit pour l’intervention (après les 3 mois de délai de réflexions obligatoire).

    L’intervention se passe bien et à mon réveil, le chirurgien m’annonce que j’ai pas 2 mais 3 implants.

    Surpriiiiiise !



    Les mois passent, tout va bien, j’oublie même la présence de ces ressorts et bien sûr, j’assume à 200% mon choix de ne plus être fertile.



    Mais au bout de 6 mois environ, je constate que ma libido n’est plus là, que mon bas ventre gonfle (genre, 4 mois de grossesse) à différents moments de la journée (sans même correspondre à une période précise du cycle).

    S’ensuit alors, une fatigue… mais une fatigue de dingue, comme je n’en ai jamais connue ! Une armure invisible envahit mon corps, je suis un véritable boulet ! Mes bras, mes jambes, tout est lourd. Je trébuche parce que je ne lève pas assez les pieds, faire la moindre activité, tâche ménagère, ballade du chien, etc… tout est devenu quasi impossible !

    Mais que m’arrive-t-il ?!

    Puis vient s’ajouter des crampes dans l’aine, qui par la suite seront tjrs présente en même temps que la fatigue assommante.

    Ensuite, apparition de vertiges, et cela, fatiguée ou pas.

    Les règles sont devenues hémorragiques (un tampon/heure).

    Et le pire, c’est quand tous ces symptômes sont présent en même temps… Je vous laisse imaginer les interrogations qui fusent dans ma tête…

    Et là, Eurêka ! Je trouve des témoignages de femmes dans le même cas que moi ! Elles aussi sont porteuse des implants. Hasard…

    Je décide de prendre rdv avec mon gynéco et le chirurgien qui m’a posé les implants.

    La douche froide !... « aucun lien avec essure » me dit l’un, « c’est psychologique » me disent les deux…

    Je décide donc d’aller voir ma généraliste. Elle ne connait pas cette méthode Essure mais au moins, elle m’écoute et décide de procéder par élimination en passant par une prise de sang complète, puis une autre pour la maladie de Lyme. Tout est ok mais ça, je le savais déjà…



    Je décide de prendre rdv avec un autre gynéco/chirurgien pour le retrait cette fois !

    Il ne croit absolument pas que mes bobos viennent des implants et lui aussi me dit que c’est phycologique… Là, je m’effondre !

    Mais Ô miracle ! Tout en étant pas convaincu, il me propose quand même de les retirer…

    Je quitte donc son bureau avec une date d’opération (salpingectomie bilatérale par cœlioscopie).



    L’intervention fût un succès et un mois plus tard, je peux que constater que mon ventre ne s’est pas transformé en kinder, que je n’ai pas eu cette fatigue, ni crampes, ni vertiges et que Dame Libido est revenue.



    Je suis une femme parfaitement équilibré (juste un brin de folie, minimum syndicale), je n’ai jamais regretté ce choix d’être stérilisée.

    Alors s’entendre dire « qu’inconsciemment, les femmes stérilisées n’assument pas de ne plus être fertile et se provoquent des symptômes » … J’ai envie de dire à ceux qui tiennent se discourt, 2 choses : « pas d’utérus, pas d’avis ! » et « je suis tjrs stérilisée aujourd’hui puisque je n’ai plus mes trompes, et pourtant, tout va mieux depuis le retrait des Essure »… Hasard…

    Aaaaah… la psychologie a bon dos…

  • #35

    Céline (lundi, 19 décembre 2016 11:25)

    Bonjour,

    Suite à l'alerte lancée par les médias le 9 décembre 2016, je me permets de vous envoyer ce mail car tout ce qui est décris sur votre site (ou presque tout) mets arrivé.
    En effet, je me suis fait opérer il y a trois ans et depuis je vis l'enfer, douleur dans le bas du ventre qui me réveille la nuit et surtout pendant les rapports, migraine qui ont augmentées même si de base je suis migraineuse, allergies déclarées (de contact au niveau de mes mains et gros psoriasis du cuir chevelu avec perte de plus de la moitié de mes cheveux et qui ne se soigne pas de puis presque deux ans, fatigue, stress, dépression,...).
    Mon gynécole a mis les douleurs sur le fait que j'avais une adénomiose découverte lors de mon opération. Après m'avoir mis sous hormones pour me soigner j'ai du tout arrêter car j'ai eu des saignements pendant deux mois qui m'ont conduite au bord du gouffre avec un arrêt d'un mois.
    Tout cela pour vous dire que j'ai rendez-vous le 31 décembre avec mon gynéco et que je souhaite, même si je connais la finalité (ménopause à 43 ans) et que je ne suis pas préparée, qu'il m'enlève tout je ne supporte plus ces douleurs constante qui m'oblige à prendre des cachets tous les jours pour me soulager.
    J'envoi aussi ce jour ma cotisation à votre association souhaitant être tenue informée de ce qu'il se passe.
    Vous avez tout mon soutien et je vous tiendrai au courant de la réponse de mon gynéco et des suites de mon opération.

    Bien à vous

    Céline (Val-de-Marne)

  • #34

    Natalie (41ans) Var - France (lundi, 19 décembre 2016 10:39)

    Merci à toute l'équipe Resist car grâce à tous vos efforts, je connais maintenant, la cause de tous mes problèmes. Après les recherches et prescriptions de mon médecin généraliste pour comprendre c'est en prenant connaissance de cette alerte et en lisant tous les témoignages de ces dames que j'ai compris que je n'étais pas la seule avec les mêmes souffrances !! Je contacte depuis des jours le gynécologue qui m'a posé les implants en vain. Je lui ai envoyé un email, toujours sans réponse et la secrétaire filtre les appels et ne me le passe jamais au téléphone (ce dernier est toujours occupé). La secrétaire me confirme qu'il va me rappeler et à ce jour Toujours aucune nouvelle de sa part. Elle m'a tout de même donner rendez-vous le 17 janvier. En attendant ce rendez-vous samedi matin j'ai adressé une lettre recommandée au gynécologue avec le détail de tous mes symptômes. Mais J'ai perdu confiance en lui. Ma frayeur de la nouvelle suite à cette alerte c'est apaisée...Suite à tous vos conseils je ne vais donc pas me précipiter. J'ai entendu parlé d'un très bon chirurgien qui se situe sur Aubagne (13) qui prend toutes les bonnes précautions pour retirer ces implants. Est-ce que quelqu'un peut me communiquer son nom, sa spécialité et ses coordonnés? Merci à toutes et à tous pour le suivi. J'espère de tout cœur que tout ira pour le mieux pour toutes les femmes porteuses d'Essure ... Bon courage à vous toutes Merci .. Natalie

  • #33

    Kervoaze Séverine (vendredi, 16 décembre 2016 20:12)

    Je m'appelle Séverine, j'aurais 47 ans le 31 décembre. J'ai trois enfants de 23,20 et 15 ans. La relation avec la maladie que l'on m'a diagnostiquée a changée depuis le 09/12/2016.
    Après un passé gynécologique assez compliqué, des spotting à répétitions et une ablation de la thyroïde en 2009, ma généraliste de l'époque me parle de la méthode essure. Je ne suis pas prête dans ma tête (perte de ma féminité) alors on teste encore des nouvelles pilules, stérilet etc...mais rien ne fonctionne correctement. Ma nouvelle généraliste ( après un déménagement sur Rennes), me parle aussi de cette méthode. Je prends un RDV avec un gynéco du CHU, dont je n'ai entendu que du bien. Il m'explique la méthode, mais je ne me rappelle pas qu'il m'ai parlé des effets secondaires ou des allergies possibles aux métaux contenus dans les ressorts. Après 4 mois de réflexion, en juin 2013, je me fais poser les implants sous sophrologie. L'opération, se passe bien malgré une très forte douleur à droite et des saignements continus pendant une semaine. Lors de l'examen de contrôle, je ressens une douleur insupportable qui étonne le radiologue et sa technicienne.
    Par la suite, les symptômes pré mensuels sont très forts et les règles très abondantes comme jamais avec des desquamations très importantes. Je choisie une nouvelle généraliste. Elle et le gynéco m'expliquent que c'est normal puisque dorénavant j'ai de "vraies règles" comme une jeune fille et qu'en plus lors de la pré-ménopause les règles sont très abondantes ( je n'ai jamais eu autant de saignements de ma vie). Dans le même temps des douleurs articulaires et tendineuses apparaissent: genoux, poignet, main, chevilles, épaules, pieds etc.... ainsi que des douleurs pelviennes, abdominales, dorsales, lombaires et lors des rapports. Après plusieurs examens, analyses et visites auprès d'une rhumatologue, on me diagnostique une fibromyalgie. Ma vie s'effondre: j'ai le squelette d'une petite vieille, le matin je ne peux me lever avant que mon corps se dérouille et on ne peut me soigner! Alors je fais un déni et continue à vivre comme avant. Je suis enseignante et plutôt du genre hyperactive. Alors je me noie dans le travail, pour oublier ma douleur, pour m'assommer afin de trouver le sommeil. Je tiens un an à ce rythme et d'un coup je craque: douleurs, fatigue, perte de mémoire, de patience, crises d'angoisses et de sanglots ont eu raison de moi. Depuis le 12 novembre 2015 je suis en Congé Longue Maladie; officiellement en dépression, burn-out, car la fibromyalgie n'est pas reconnue en France! Je me rend compte également que je cherche mes mots, que je perd de nombreuses choses, que je fais des choses " débiles" ( clefs dans le frigo etc...) et que j'ai du mal à suivre une conversation.
    Lorsque j'ai entendu que des françaises avaient déposé plainte contre Bayer, pour des effets secondaires graves à cause du dispositif essure, j'ai tout de suite fait le rapprochement.
    J'ai pris RDV avec ma généraliste qui m'a dit tout de suite " il faut enlever les implants". Ne savant pas quel est le protocole, elle a appelé devant moi mon gynéco. Celui-ci étant absent, elle doit le rappeler plus tard et me tenir au courant......Je suis donc dans l'attente.
    Je suis prête moi aussi, à déposer plainte. S'il est avéré que mes problèmes proviennent des "ressorts", j'ai l'espoir de me retrouver telle que j'étais avant...
    Courage à toutes et surtout MERCI à celles qui ont eu le courage de parler et de mettre en cause un géant de l'industrie pharmaceutique. Je veux bien participer à la lutte, étant encore en arrêt jusqu'au retour des vacances d'hiver.
    Bises

  • #32

    Isabelle (jeudi, 15 décembre 2016 11:16)

    Depuis vendredi 09 décembre 2016, ma vie a basculé. Depuis ce jour où j’ai entendu à la radio qu’un procès s’ouvrait contre le laboratoire Bayer, par des femmes qui accusent le dispositif Essure d’effets indésirables catastrophiques. Tout d’abord : MERCI MERCI MERCI ! JE NE SUIS PAS FOLLE ET JE NE SUS PLUS SEULE ! Tout ce que décrivent ces femmes, je le connais, tout ce qu’elles endurent, je l’endure depuis 6 ans maintenant.
    Pour faire court, après un passé gynéco très lourd mais deux beaux enfants malgré tout (de 24 et 19 ans aujourd’hui), je prends la décision de me faire poser ces implants en octobre 2009, je vais avoir 43 ans.
    L’intervention se passe bien (anesthésie générale quand même) et le contrôle post op 3 mois après montre que les implants sont bien en place.
    Et là l’enfer commence. Je parle d’enfer maintenant que j’ai lu tous les témoignages parce que comme tant d’autres je n’avais jamais fait le lien entre Essure et mes soucis. Donc quand une femme de plus de 40 ans se plaint de douleurs articulaires carabinées, d’une fatigue chronique intense, d’épisodes de suées nocturnes, de l’aggravation de son syndrome prémenstruel, de règles hémorragiques handicapantes, etc, on la regarde avec commisération : au mieux on lui dit que c’est la nature qui veut ça et que la ménopause qui arrive c’est pas rigolo, au pire on lui conseille d’aller voir un psy parce que c’est bien connu que nous sommes toutes des hystériques (dixit le président du CNOGF bravo).
    Et quand je lis des témoignages de femmes qui sont bien plus mal en point que moi, la colère ne me quitte pas de ne pas avoir été prévenue de tels effets, et surtout de ne pas être crue quand je demande s’il pourrait y avoir un lien. Je suis très sincèrement ravie pour les femmes à qui Essure ne pose aucun problème, mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas ECOUTER celles qui s’en plaignent.
    Et cerise sur le gâteau, je découvre qu’il n’y a pas de protocole médical de prévu pour le retrait d’Essure, que cela signifie une opération lourde (ablation des trompes au mieux, ablation de l’utérus au pire) et que tous les obstétriciens n’acceptent pas de le faire, que tous ne sont pas formés pour le faire… Je suis effondrée, humiliée, terrorisée, je ne pensais pas être obligée d'en arriver là.
    J’ai arrêté de pleurer hier seulement, puis j’ai rempli mon formulaire d’inscription à RESIST, et je vais aller rejoindre le groupe sur Facebook. A suivre….
    Encore merci à toutes pour vos témoignages, à Marielle pour son courage et son refus de la fatalité. Tout ça m’a aidée à prendre conscience qu’il y a bien quelque chose qui ne va pas (et pas dans ma tête mais dans mon corps) et que je ne suis plus seule pour vivre ça.

  • #31

    Laurence G. (mardi, 13 décembre 2016 17:25)

    Bonjour à toutes,
    Je viens à mon tour apporter mon témoignage sur ces implants.
    J'ai 51 ans et porte ESSURE depuis 2006, 10 ans déjà c'est long...surtout quand on souffre.
    En 2005 maman de 2 grandes filles et d'une dernière de 1 an, je deviens grand-mère dans la foulée et ne souhaite vraiment plus avoir d'enfant. Je ne supporte pas les pilules (presque toutes essayées) qui génèrent chez moi tous les effets secondaires. Cela fait un an que je n’ai plus de contraception, il faut que j’agisse. Venant d'emménager dans le Gard, je me renseigne sur un gynéco, j’en trouve un, qui après plusieurs essais (anneau vaginal, stérilet que je rejette…) finit par m’engueuler en me disant que
    si je supporte rien et que pour moi il n'y a que la stérilisation (comme les animaux en somme), il me dit qu'il le fera la semaine prochaine et me met dehors sans oublier de se faire payer. je sors de là démontée et exaspérée, je n'irai pas la semaine prochaine à la clinique vétérinaire faire mettre les clips, en tout cas pas de cette manière et surtout pas avec lui...Il se passe quelques mois et décide finalement de me faire "stériliser". Je recherche sur internet d'autres méthodes et trouve ESSURE. Pas d'opération, donc pas de soucis potentiels liés à la post opération. Génial ! me dis-je. Je cherche et trouve un gynéco à l'hôpital de Nîmes qui me les pose en nov. 2006, sans plus d'informations que ça au préalable. Il était apparemment avant sur Tours et avait déjà posé plusieurs implants depuis 5 ans me dit-il, donc pas de souci à se faire, c'est un pro.
    Par la suite, j'ai commencé à avoir des douleurs violentes dans le ventre comme des coups de poignard au bout de 3 ou 4 mois (je ne me souviens pas bien, cela fait 10 ans) et en général un peu avant les règles. Un an après je suis retournée le voir, tout était bien positionné, il m'a alors expliqué que ce devait être des ovules qui éclataient et que cela passerait. Oui mais ça fait déjà un an, tant pis c'est bizarre, douloureux mais je dois patienter, ça finira bien par passer...mais chaque fois que ça m'arrive (même aujourd'hui encore), je suis au bord de l’évanouissement tellement la douleur est forte et violente alors que je ne suis pas douillette du tout, je suis plutôt du genre à découvrir que j'ai eu 2 côtes cassées 4 ou 5 ans auparavant et qu'à l'époque j'ai cru à un faux mouvement qui a mis 5 mois à guérir. Cette douleur aux ovaires me plie en deux, et suivant les lieux, il n'est pas évident de s'asseoir pour attendre que ça passe. Après, je suis généralement comme un chewing-gum et je ne tiens plus debout. Je me dit une fois de plus que je suis spéciale et bizarre et que mon métabolisme doit se faire à ce corps étranger qu'il essaie de rejeter. Puis voilà que se rajoute une grande fatigue, mais je recommence à travailler la même année que la pose des implants et je me dis que c'est normal et que c'est ce nouveau rythme qui génère cette fatigue. Alors, je tiens quand même et essaie de me maintenir à flot comme je peux. Et puis j'ai le bras droit qui s'engourdit la nuit, mon médecin me dit que ce doit être un problème de canal carpien car la main devient violette et glacée, ou peut-être la maladie de Charcot, je ne supporterais par le froid, mais nous sommes au mois de juillet et dans le Gard qui plus est. Il me fait faire des examens et analyses, tout est clean. J'ai des examens de jeunes filles, bref il ne sait pas. (suite plus bas)

  • #30

    Myriam (mardi, 13 décembre 2016 01:29)

    Bonjour, depuis Vendredi dernier en me levant toujours avec de grandes difficultés ,(et oui à 48 ans je suis déjà une petite vieille) mon mari m'annonce qu'il viens de voir à la télévision que deux plaintes ont ètés déposées par rapport au implants Essures.
    Et là c'est le choc, posés depuis juin 2011 je n'ai plus de vie comme vous toutes avec un tas de sympthomes fatiguants et surtout insupportables , mes jambes , mes bras , mon dos , mes pieds ,mes dents , tout me fait souffrir .

    Je ne peux plus faire de voiture, juste faire péniblement mes courses puisqu'il faut bien manger.
    Noël arrive à grand pas , d'habitude malgré mes douleurs je prend sur moi je fait toujours ma grande décoration dans la maison, ce qui me demande environ 3 jours.

    Cette année plus rien ne me motive pour ces fêtes de fin d'année.
    J'ai donc appellé la secrétaire de ma gynécologue dès que mon mari m'a avertie de tout les problèmes reconnus avec cette stérilisation , j'ai obtenu un rendez-vous pour mercredi 14/12/16
    Mon mari était étonné et moi aussi de cette rapidité pour voir un gynécologue.

    Ce qui est le plus terrible et que je n'ai pas réussit à avouer à mon mari , c'est que depuis quelques mois je simule pendant les rapports une jouissance , je ne comprenai plus ce qui se passait en moi depuis mon généraliste m'a fait faire une prise de sang et que le taux de sédimentation s'élèvait à 50 .
    Donc signe d'une grosse inflammation dans le corps , mais pour lui c'est un problème un jour de tendinite , un jour de début d'arthrose bref depuis l'été c'est devenu insupportable.

    Comme vous je déprime , je souffre, je me demande ce qui va se passer avec ma gynécologue, surtout comment va t'elle réagir et ce qui m'attend par la suite.

    En tout cas moi non plus je n'ai pas eu de dépistage pour une allergie au nickel , mais j'ai pourtant bien prévenu que je faisais des rejets aux corps étranger et que les boucles d'oreilles de pacotille pour moi étaient totalement interdites, sous peine de me retrouver avec une infection du lobe de l'oreille.

    Voilà la galère commence pour moi avec déjà 8 interventions chirurgicales et passé encore par là me fait plus que peur.
    Je ne supporte plus les salles d'opération.
    Et cette fichue pose d'éssures pour moi n'a pas fonctionné dans l'ovaire droit , j'ai donc eu le droit après 3 mois à la ligature des trompes par clips.
    Je suis fatiguée mais encore capable de me battre pour retrouver la vrai vie, celle ou je pouvais faire du sport en salle , m'amuser avec mes amies et ma fille de vingt ans en faisant de la zumba et du body-attack avec des professeurs géniaux qui ont toujours été là pour moi après chaque opérations qui bien entendu demandaient cinq semaines d'arrêt de sport.

    Voilà mon témoignage , je remercie Marielle pour cette intervention à la télévision , car sans cela je n'aurai pas su que mes problèmes de santé venaient peut être de là
    Merci et bon courage à toutes les femmes qui subissent comme nous la médecine moderne.

  • #29

    Saint Blancat Christiane (dimanche, 11 décembre 2016 11:09)

    Tout d'abord un grand MERCI à Marielle,
    Ça fait 10 ans que j'ai été opérée avec la méthode essure, en octobre 2006 suite à une hémorragie cérébrale .
    Suite à mon avc je ne pouvais plus prendre de pilules et ne supportais pas le stérilet ( j'avais 41 ans ) donc ma gynéco m'a parlé de la méthode essure , operation par voies naturelles , en ambulatoire , méthode moins contraignante que la ligature des trompes . Elle m'oriente vers un gynéco qui pratique cette méthode et est un des premiers sur Toulouse . RV pris, consult avec ce gynéco , il ne m'a pas parlé des effets secondaires ni indésirables , ni que les implants étaient en nickel et que je pouvais être allergique . Nous avons fixé la date de l'intervention tres rapidement car ayant besoin d'un moyen de contraception et n'ayant pas d'autres solutions ( à part le préservatif ) j'étais ok pour le faire rapidement .
    Operation en ambulatoire , RAS , tout c'est bien passé , pas de douleurs .
    Je n'ai jamais revu ce gynéco car je suis suivie par une gynéco qui ne fait pas d'intervention ni accouchement.
    Quelques temps apres j'ai commencé à avoir des Regles abondantes ++ , j'en ai parlé à ma gynéco mais elle n'a pas fait de rapprochement avec essure, moi non plus.
    Et comment faire le rapproche entre :
    - Les troubles de la mémoire
    - Les troubles de concentration
    - Les tendinites aux poignets ( sans raison apparente )
    - Le ventre gonflé
    - Les articulations douloureuses ( surtout les doigts )
    - Fatigue
    Et comment ne pas faire le rapprochement quand on est gynéco ( elle devait quand même etre un pej au courant) avec
    - Une baisse + de libido
    - Des hémorragies quand je dis hémorragie c'est bien le mot , perte de sang comme si on avait ouvert un robinet d'eau , c'est impressionnant
    - Regles abondantes +++ et qui durent 10 jours
    - Kystes
    - Douleurs pendant les rapports
    Comment quand on est un spécialiste de la sante on ne peut pas faire le rapprochement entre les maux gynécologiques et les implants , ma gynéco ne sait jamais orientée dans cette direction alors comment moi j'aurai pu mi orienter. Avec le temps j'ai fait passé mes fatigues, mes pertes de mémoire , sur mon avc ,mes problèmes gynéco sur la faute de pas de bol " t'as des regles abondantes et douloureuses " , et tout mes " petits " maux sur le fait de viellir .
    C'est pour cela que je dis merci à Marielle , grâce à ton action qui a été télévisée j'ai pu me dire et si c'était ça pour moi aussi , car jamais mais jamais je n'aurai fait de rapprochement avec ma méthode de contraception , je vais vite changer de gynéco aussi car elle doit être un minimum au courant de tout les faits secondaires de cette méthode , elle connaît tout les symptômes gynécologiques que j'ai et n'a jamais suspecté les implants ( ça fait peur pour un spécialiste )

  • #28

    kherzane (samedi, 10 décembre 2016 21:40)

    Bonsoir j ai eu la pose de ses implants et depuis j ai toujours eu des désagréments évoqué dans les témoignages douleurs pendant les règles abondantes, fatigue intense ,douleur articulaire soulager plus ou moins avec des séances acuponcture vue avec le médecin traitant arthrose gynéco on a fait un contrôle pour voir si les implants n avaient pas bouger radio normale pourtant douleur au niveau du ventre sensation désagréable .J ai toujours eu l impression de ne pas être prise au sérieux de faire toujours une fixation de n être jamais soulager de part tout ses témoignages là on se pose des questions Je vais me rapprocher du gynéco pour lui en faire part et voir pour me retire ses implants en espérant être ecouter

  • #27

    Renard Chrystelle (samedi, 10 décembre 2016 17:22)

    Bonjour à toutes,
    J'ai 38 ans, je suis maman de 2 enfants. Je suis mariée depuis 15ans et j'ai bien failli tout perdre, bizarrement peu de temps après la pose des implants essure.
    J'ai mes implants essure depuis un an (pose à l'hôpital fin 2015 sans anesthésie) et je rencontre des difficultés encore aujourd'hui (douleurs, dépression).
    Vos témoignages m'ont été très utiles, je vous remercie toutes.
    Après la pose des implants, j'ai eu beaucoup de saignements. Puis, J'ai eu pendant 4 mois, des règles hémorragiques qui duraient 10 jours et très douloureuses. J'ai eu également une sensation étrange de fourmillements dans les trompes qui me donnait envie de me gratter.
    Au bout d'un an, mes règles sont redevenues normale, sauf de temps en temps où elles sont une journée douloureuse (au point d'être obligée de m'allonger). J'ai deux jours de migraine à partir du deuxième jour kJ'étais migraineuse avant mais pas forcément pendant les règles).
    De plus, lorsque j'ai des douleurs (une semaine par mois) je situe exactement où se situe mes trompes et les rapports sexuels sont difficiles à supporter.
    Suite à mon rendez-vous post-opératoire avec ma gynéco, j'ai développé une dépression. J'ai perdu confiance en moi, j'ai eu une sensation de ne servir à rien, suis devenue hyper sensible à tout. Et j'ai failli perdre toute ma famille. J'ai eu envie de m'éloigner de tout (marie, famille, joie de vivre), pendant 5 mois j'ai perdu le sens des réalités.
    J'espère que mes problèmes vont s'arranger avec le temps.
    Bon courage à toutes

  • #26

    CABRERA Gabriela (vendredi, 09 décembre 2016 22:27)

    Je m'appelle Gabriela , j'ai 41 ans , mariées et 3 enfants . En mai 2015 je décide de me poser les deux implants ESSURE, car dans le passée j'ai eu deux enfant né sans vie , d'ou la décision de ne plus avoir d'enfants... Arrive le jours J , on me pose un implant sur la trompe droite, et sur la gauche impossible car la trompe est boucher naturellement, donc le chirurgien decide de me poser un clip. Avant tout cela j'avais fait une IRM pour voir voir si tout été ok , donc la aucun souci . J'ai porter ESSURE en moi pour une période de 1 ans et demie. Juste après la pose j'ai eu des baisses de tension, nausées et grosse fatigue... Puis les mois qui on suivi de très très long saignement qui ne s'arrête jamais... J'ai commencer à m’inquiéter car les soucis on commencer, très grosses fatigue, vertige, tachycardie je sentais mon cœur palpiter, trouble de la vision, paralysie des jambes, plaque rosé partout dans le corp, problème ORL otite ( je n'avais pas eu une otite depuis l'âge de 10 ans ) problème respiratoire , j'ai fait quelques photos, enfin j'ai vécu l'enfer. Un ans et demie plus tard je decide de revoir le chirurgien , je lui parle de mes symptômes, je m'inquiète de c'est long saignement sans fin ( il me dit c'est rien et c'est pas ESSURE ) , puis il me propose de faire une Endométrectomie ( me brûler l’endomètre ) afin d'arrêter les saignements, il été sur de lui que tout redeviendra dans l'ordre... Suite à cette intervention les saignements son revenus encore pire... Donc mon marie qui travaille dans l'imagerie médicale décide de me faire une IRM... Verdict : Essure à migré dans l'uterus ( j'ai l' échographie on voit bien l'Essure et c'est flippant) , Adenomyose et Endométriose. Grâce à une radiologue, elle ma fait mettre en contact avec une grande chirurgienne qui ma sauver la vie, elle ma fait une Hystérectomie avec Salpingectomie ( retrait totale de l'utérus et les deux trompes ) en octobre 2016 ... Oufff Merci je suis sauvé ... Les plaques rosé et l'envie de me gratter est partie 15 jours après l'interventions, et je ressenti un vrai changement en moi, surtout la fatigue et les autres symptômes. Essure ma intoxiqué et à failli me détruire encore plus physiquement et mentalement. Donc NON A ESSURE.

  • #25

    Astrid (vendredi, 09 décembre 2016 21:54)

    Douleur au ventre,prise de poids,sinusite,mal de tête,fatigue générale,tu ronfle,plus de libido, douleur des articulations,furoncle

  • #24

    garcia (vendredi, 09 décembre 2016 21:09)

    Bonsoir,je suis effondrée par ce que je peux lire suite aux informations de ce vendredi 9 décembre .Tous ces symptômes dont beaucoup font partie de ma vie quotidienne seraient dus à la pose de Essure .....la terreur à cet instant, mais en mème temps je me dis qu' il y a peut être là ,la clef d une existence insoutenable. Cela fait des mois que je me bats avec des règles hémorragiques ,repoussant de jour en jour un curetage de l utérus pour endométriose.Dépression ,fatigue inexpliquée ,douleurs articulaires ,tendinites ,baisse de la libido,douleurs dans les seins ,forte irritabilité, problème de concentration et oeil douloureux ,etc ......que je mets sur le compte de la pré ménaupose .Je vais vite consulter et merci pour vos témoignages très révélateurs. Elodie,45 ans ,pose de l implant en 2011.

  • #23

    AC (vendredi, 09 décembre 2016 13:35)

    Bonjour
    J'ai des Essures depuis janvier 2013 après deux IVG, ne supportant plus ma pilule et ma gynéco refusant une stérilisation malgré mon insistance sous prétexte que je n'avais pas encore 40 ans !? (j'étais déjà maman de trois enfants).
    Depuis la pose, j'ai des règles très abondantes, des douleurs insupportables au ventre (impression que l'on me tord les trompes ou que je fais une crise d'appendicite aigüe). Je suis fatiguée en permanence, j'ai besoin d'au moins 10 h de sommeil par nuit pour tenir, je souffre de palpitations cardiaques, je m'essouffle rapidement. Je ne pense pas être allergique au nickel mais cela n'a pas été vérifié !
    J'ai en parallèle des tâches blanchâtres sur le ventre liées à une peau devenue extrêmement plus sèche (crèmes à gogo, luminothérapie, rien y fait, la peau est dépigmentée). Au niveau de la poitrine et du décolleté, des petits boutons blancs qui vont et viennent me laissant aussi d'innombrables cicatrices.
    En octobre j'ai fait des hémorragies pendant presque un mois, anémie totale, à la limite de l'hospitalisation. J'ai dû passer une écho pelvienne en urgence, rien à signaler et examen sanguin normal. Conclusion des médecins : état uniquement lié au stress et au surmenage, dossier clos, prise d'hormones à voir éventuellement si récidive alors que je ne les supporte pas !
    Je compte me faire retirer ce dispositif au plus vite avant de nouvelles complications, surtout que l'on vient de me diagnostiquer une bartholinite peut-être en lien avec ces implants !?

  • #22

    CHABRELY (vendredi, 09 décembre 2016 13:34)

    octobre 2009
    acoouchement de mon 5enfants (dernier) et methode essur dans la fouléé
    S'en suivent des maux inepliqués fatigue sensation de visage insensible sur une partie maux de ventre affreux migraines douloureuses
    Douleurs musculaires etc etc
    aujourd'hui je viens enfin de comprendre ce qui m'arrive aprés avoir lu le témoignage de mme klein
    tout les examen medicaux n ont pas pu me dire ce que j 'avai le medecin non plus mais la je viens de comprendre

  • #21

    Milie R. (dimanche, 27 novembre 2016 14:54)

    Je m’appelle Milie, j’ai 39 ans, mariée deux magnifiques enfants, mais un jour, comme beaucoup de femme, j’en ai eu assez des contraintes, je ne prenais plus la pilule depuis 5 ans, j’ai voulu stopper ma fertilité, j’ai donc envisagé de me faire ligaturer les trompes de Fallope.

    Ma gynécologue de l’époque, qui avait suivi ma seconde grossesse et en qui j’avais entièrement confiance, jusque-là, me proposa une autre méthode « aussi efficace et plus rapide, cela consiste à insérer deux petits implants de 4 centimètres, essentiellement composés de nickel-titane et de fibres PET, dans les trompes de Fallope, sans incision, ni anesthésie. Ces ressorts créent une réaction inflammatoire locale qui génère une fibrose. Au bout de trois mois les trompes sont bouchées, il n’y a plus de risque de grossesse », et c’est pris en charge à 100% par la sécurité sociale.
    « Formidable » me suis-je dit. On peut reprendre une vie normale après, cette intervention ne vous freine pas dans votre organisation familiale et professionnelle.
    Le rendez-vous est pris, je me suis fait implanter en mars 2015. L’intervention est faite sous hypnose sans complication. Trois mois plus tard les trompes sont bouchées et je peux arrêter toute contraception.

    Au bout d’un an, les troubles sont apparus. Cela à commencer par des problèmes ORL, perte d’audition avec une grosse inflammation sur toute la sphère ORL. Puis maux de tête, acouphènes, très grande fatigue, et des douleurs articulaires en continue, prise de poids…Contrairement à d’autres femmes, j’ai eu la chance de découvrir au même moment la pétition de Marielle KLEIN sur change.org. Cela m’a permis de faire le lien entre mes troubles et Essure. A travers la page Facebook d’Essure France ALERTE, j’ai rencontré et dialoguer avec des femmes qui avaient les mêmes symptômes que moi. Le groupe comptant de plus en plus de membres, Marielle K a donc fondé l’association R.E.S.I.S.T. (Réseau d’entraide, soutien et informations sur la stérilisation tubaire) afin que nous, victimes, puissions être prises au sérieux par le corps médical, qui jusque-là, ne voulait pas entendre notre détresse et nos douleurs.

    Nombreuses sont celles à avoir mis des mois, voire des années, à s’interroger sur le lien entre la pose d’Essure et la dégradation de leur santé, faute d’avoir été informé par les spécialistes de santé sur de possibles effets secondaires. Encore aujourd’hui des femmes se voient proposer en première intention cette technique sans qu’elles soient réellement informées sur les possibles risques.
    Face à toutes ces découvertes, j’ai d’abord été anéanti, puis s’en est suivi un sentiment de colère contre cette gynécologue qui m’avait vanté un dispositif et une méthode qui, en réalité empoisonne les femmes à petit feu. Puis j’ai pris le dessus avec l’aide et le soutien de toutes ces autres victimes.

    Avec l’aide de ma généraliste, j’ai fait différent test. Un test d’allergie cutané au nickel tout d’abord, qui s’est avéré négatif, mais le test d’activation lymphocytaire, qui est une recherche d’allergie aux métaux au niveau des cellules s’est avéré très positif. Mes cellules sont allergiques au nickel et au dioxyde de titane, les principaux éléments qui composent les ressorts Essure. Il faut donc pour, aller mieux, les retirer au plus vite de mon corps.

    Mais le parcours est long car s’il y existe un protocole pour poser Essure, il n’existe aucun protocole de retrait. Et certaine en ont fait la malheureuse expérience. Certains médecins ont réalisés des actes chirurgicaux afin de soulager leurs patientes, cependant la méconnaissance des risques au niveau du retrait a directement impacté la santé des patientes et certaines d’entre elles ont eu à réaliser une nouvelle chirurgie ou de nouveaux examens afin de réparer les erreurs réalisées (ressorts étirés, cassés, ayant perforés les trompes, l’utérus ou les intestins, migrations de fragments dans le corps…)

    Ces dispositifs doivent être retirés avec précaution, sans les tirer, ni les couper, ni les casser, car c’est le risque de se retrouver avec des fragments dans l’organisme. Les femmes qui veulent retirer leurs Essure doivent subir une salpingectomie (ablation des trompes), voire une hystérectomie (ablation de l’utérus). Une épreuve difficile que je vais donc subir prochainement, une épreuve que je n’avais pas forcément envisagée à l’aube de mes 40 ans.

  • #20

    CABRERA (mercredi, 05 octobre 2016 19:19)

    Bonsoir je m'appelle Gabriela , j'ai 41 ans , on ma poser un implant Essure côtér droit en mars 2015, et une pose de clip côté gauche ... Depuis 1 ans j'ai subi de nombreuse Hémorragie, démangeaisons , essoufflement comme du mal à respirer. Lors d'un examen en echo on n'a découvert que mon Essure se retrouve dans ma cavité utérine . L'Essure c'est étiré de la trompe jusqu'à l'utérus , puis s'ajoute que j'ai une Adénomyose et de Endométriose. Maintenant avec tout c'est témoignage je comprend d'ou vienne mes soucis de santé. Heureusement mardi 11 octobre 2016 on me fait une Hystérectomie et une Salpingectomie, même si c'est dur , je suis heureuse de me retiré cette implant et le reste.
    Bon cour

  • #19

    Lydie Journet (lundi, 26 septembre 2016 14:01)

    Je m' appelle Lydie , j' ai 46 ans , cela fait 8 ans que je me suis faite implanter avec la méthode ESSURE "le 11 septembre 2008"..Depuis six ans ma vie a basculé , une fatigue chronique s' est installée avec différents maux : Migraine , perte de cheveux, douleurs musculaires, règles hémorragiques, maux de ventre , parfois problème d'élocution. Je ne comprenais pas ce qu' il m' arrivait car tout les examens étaient négatifs. J' avais l' impression d' être non comprise alors que ma douleur était bien réelle. Ma maman me disait toujours "tu n' es pas bien depuis que tu as fait poser tes implants". Sceptique , j' ai décidé de faire des recherches sur le net et là à ma plus grande surprise je découvre toute les femmes malades avec ce dispositif. C' est alors que mon combat commence. Je suis allée voir mon médecin en lui expliquant tout ce qu' il se passait avec cette contraception et que mon état de santé depuis quelques années n' était vraiment pas normal. Très à l' écoute, elle me fait faire des tests d'allergies aux compositions d' ESSURE qui se révèlent très positifs. Prise de sang , échographie ,Radio ASP.... Je rencontre également un Gynécologue chirurgien très professionnel avec qui je décide de faire une hystérectomie totale conservatrice avec salpingectomie bilatérale afin d' être totalement débarrassée de ses poisons. C'est le prix à payer pour retrouver la santé. Mon opération a eu lieu le 13 septembre 2016.
    Ce que je peux en dire pour le moment : mes douleurs musculaires ont totalement disparues, cette fatigue écrasante n'est plus là et ceci depuis le jour de mon intervention .
    Aujourd'hui je suis convaincue que mes 6 années de souffrances proviennent bien de cette méthode de contraception " ESSURE"
    Mon CAUCHEMAR est enfin TERMINE !
    Je souhaite beaucoup de courage à toute ses femmes qui souffrent et qui se battent pour se faire retirer ses bestioles.
    La vraie vie après ESSURE existe bien ! je vous assure ! ;-)

Commentaires : 26 (Discussion fermée)
  • #26

    estelle (lundi, 24 avril 2017 21:16)

    Pose d'Essure en 2013 et 6 mois après opération de varices pelviennes.
    et différents symptômes sont apparus:
    - fatigue chronique
    - Règles hémorragiques
    - Saignements entre les règles
    - Envie fréquente d’uriner
    - Aggravation des symptômes en syndrome prémenstruel et pendant les règles
    - Douleurs dans les reins
    - Douleurs dorsales/lombaires
    - Douleurs musculaires généralisées par période
    - Migraine
    - Pertes de mémoire
    - Douleurs ventrales avec douleur irradiante dans les jambes


    Après plusieurs traitements hormonaux qui n'ont rien amélioré et la prise d'anti-inflammatoires pendant 3 ans quasiment toute l'année...... je me suis fait retirer les Essure en 2017 (après un test d'allergie au nickel qui était positif++++++++ ) alors que ma gynécologue me disait que des femmes allergiques les gardaient quand même !!!!!!!

    Et depuis 2 mois je revis sans douleurs divers mais avec mes trompes en moins!!!!

    J'ai vu aujourd'hui le chirurgien vasculaire qui m'a dit que tout allait bien au niveau de mes varices et que cette opération n'aurait surement pas due être faite.....car les douleurs pour lesquelles je me suis faite opérer ne venaient pas des varices


  • #25

    Corinne F. (mercredi, 22 mars 2017 18:12)

    ESSURE posé le 9 décembre 2013
    3 mois après l'arrêt de la pilule plus de règles (47 ans) était-il necessaire de poser les implants ???
    Début insuffisance rénale
    Premier symptôme en 2014, Douleurs pelviennes + aggravation problèmes estomac (gastrites)
    En 2015, problèmes articulaires et musculaires (genou et coude droit)
    En 2016, mars : problème neurologique +ORL
    En pleine nuit, le corps s'est totalement déporté sur la gauche à la marche, grosse frayeur!
    Au reveil, epitaxis des 2 fausses nasales avec déséquilibre et grosse fatigue durant 15 jours et le début des acouphènes constants ... consultations chez l’ORL qui n’a rien décelé
    Depuis cette date pertes de mémoire horrible, confusions et difficultés de concentration
    Juin : problème neurologique
    Sans cause apparente je me réveille avec de l'urine, accident durant le sommeil?
    Je ne m'inquiète pas de trop mais ceci perture toute la journée. Je consulte mon medecin traitant qui me dit que ceci n’est pas normal car c’est une incontinence trop brutale....
    ECBU RAS+Consultation Urologue, très intrigué ne comprend pas donc écho rénale si ça recommence
    Juillet : 2e épisode d'incontinence brutale,écho rénale RAS+2e consultation Urologue qui qualifie ceci de "phénomène bizarre". Il suspecte un problème neurologique mais lequel?
    Août début des premières grosses douleurs dorsales
    Août IRM mais rien n’est détecté donc j'abandonne
    Novembre : Énorme douleur abdominale+vaginale, ECBU grosse infection urinaire donc antibio durant 10 jours. Infection bizarre car aucune envie pressante ni brûlure lors de la miction
    Depuis cette date toujours gêne vaginale,
    J’ai quitté mon ancien gynécologue. ...
    13 février Hystérectomie totale non conservatrice par laparotomie
    Résultat Astralab : trompes présentent des zones de remaniement fibro-inflammatoires chroniques et myomètre un peu hyperplasique avec myomes intra muraux
    7 mars, Test d’allergie : allergie Nickel Cobalt +++ et chrome +
    6 semaines après le retrait, 1er changement je n’ai plus de douleurs après les repas et surtout ce ventre ballonné et douloureux le soir. Les acouphènes sont légèrement présents...

  • #24

    Born Catherine (samedi, 25 février 2017 12:58)

    Bonjour
    Voilà bientôt 4 ans que ai eu recourt à la méthode Essur sur les conseils d une amie. Tout allé très bien sauf qu au bout d un an mes règles sont devenues très abondantes hémorragiques même ! Souvent 2 fois dans le mois avec évidemment une extrême fatigue puis de grosses douleurs au bas du dos jusqu en dans la cuisse à ne pas pouvoir me lever le matin différents examens traitement anti inflamatoire anti douleurs très forts massages chez le kine ..... On pense à une hernie discale arthrose et disques uses j ai fait beaucoup de danse et très jeune je me dis que c est peut être normal !!! Je ne peux plus pratiquer aucun sport y compris la danse. Je rencontre des ostéopathes mais rien n y fait et je comprends à certain regard de médecin que c est psychologique . Je stoppe tout et vie avec ca : un jour ça va le lendemain je suis comme une petite vieille de 47ans !! Puis je suis de plus en plus fatiguée il m est arrivé de ne pas pouvoir faire quoique ce soit pendant plusieurs jours avec des douleurs articulaires dans tout le corps mais mon médecin généraliste n à rien trouve prise de sang rien. J ai régulièrement des douleurs aux ventres comme si on m enfonce des coups de poignards avec de gros problèmes digestifs pendant plusieurs jours accompagnes toujours d une grosse fatigue . Puis des démangeaisons sur tout le corps quelquefois localisées avec des rougeurs ça apparait puis disparaît. Suite à ce que j ai entendu dans les médias j ai commencé à comprendre que les implants essure étaient peut être la cause de mes soucis de santé et comme ça se dégrade j ai décidé de faire des recherches approfondis sur internet et suis tombée sur les témoignages dans la foulée j ai pris RDV avec le gynécologue qui m a opéré pour le mois de mars et vais lui demander de me retirer ces cochonneries d implants !!! J espère qu il ne va pas refuser de le faire .... Merci à toutes celles qui témoignent c est une aide précieuse c est pour cela que je témoigne à mon tour je témoignerai à nouveau après mon RDV avec le gynécologue pour vous tenir informé . A bientôt

  • #23

    Crystel Belloni (mercredi, 25 janvier 2017 19:04)

    Bonjour à tous et à toutes,

    Tout d'abord je voudrais dire un Grand MERCI � à toutes les femmes qui ont témoigné car sans cela je n'aurais jamais su d'où venaient réellement mes douleurs.
    Je vais commencer par la fin de mon histoire car depuis le 10/01/17 je suis "free ESSURE" et déjà je me sens beaucoup mieux, comme plus légère. Plus de douleurs articulaires, la fatigue écrasante n'est plus là non plus, plus de maux de tête ni de brûlures d'estomac avec aphtes dans œsophage, reste à voir avec le temps pour les troubles de mémoire ...
    En sept 2014 on me pose Essure, j'ai donc vécu plus de 2 ans avec et donc 2 ans durant lesquels j'avoue n'avoir pas beaucoup profité de la vie ni de mes 3hommes, mon petit mari et mes deux chouchous.
    J'avoue n'avoir jamais fait le rapprochement de mes problèmes avec Essure et pourtant tout à commencé juste après :
    - lombalgies aiguës
    -sciatiques
    - sacro-illite
    - grosse et énorme fatigue
    - pertes de mémoire
    - forts maux de tête
    - beaucoup de mal à me lever le matin, corps comme rouillé
    - règles anarchiques et très abondantes alors que j'ai toujours eu des règles normales et régulières
    Et tout ça sans un arrêt de travail car je suis à mon compte, je suis taxi et combien de fois en rentrant seule je m'endormais au volant.
    Par contre j'ai toujours eu de la chance dans mes rencontres avec le corps médical car de part mon métier, je connais bien le milieu. On m'a diagnostiqué fibromyalgique faute de savoir vraiment .....
    Et puis un jour de décembre j'écoute la radio et entend les problèmes dûs à Essure.
    Sur le coup je n'en fait pas cas et puis le week-end d'après je me suis mise à lire les témoignages, 1 puis 2 puis 3 puis au moins 50 et j'y ai retrouvé toutes mes douleurs et tous les problèmes, j'hallucinais et me disais "et si c'était ça !!".
    Le lendemain, j'appelle mon Gyneco qui me reçoit dans la foulée et, après m'avoir entendu, me dit "on ne va pas vous laisser comme ça plus longtemps, on les enlève ".
    Donc aujourd'hui je suis à J15 sans Essure et j'entrevois la vie que j'avais auparavant.
    Enlevez-les viiiiiite, ce n'est pas grand chose, une petite opération, deux trompes en moins et surtout deux horribles ressorts en moins..... une semaine pour s'en remettre et des années de bonheur à la clef.....
    C'est à vous maintenant....
    Bon courage à toutes���

  • #22

    Sabine COLOMAS (samedi, 21 janvier 2017 09:43)

    Bonjour
    Je vous avais écrit fin décembre 2016 pour vous témoigner ma consternation alors que je regardais le journal télévisé de 20h vendredi 16 décembre 2016 et que je tombe sur un rapport accablant sur la méthode ESSURE.
    Inutile de vous dire que j'ai commencé à réaliser que ces deux petits ressorts seraient la cause de tous mes problèmes de santé (j'ai un dossier médiacal dont la taille n'est pas en rapport avec mon âge) et familiaux car ma propre famille me prenait pour une folle et m'a tournée le dos au moment où j'en avais le plus besoin ! Depuis je ne les vois plus et mes enfants ne voient plus leur grand-mère maternelle, tantes et cousins !!!!
    Heureusement mon mari, mes enfants et ma belle famille ont toujours été proches.
    En tout cas sachant cela, j'ai contacté mon gynécologue qui était pour l'ablation de ces "engins".
    Donc j'ai subi le 3 janvier 2017 une hystérectomie totale par voie vaginale et une salpingectomie par cœlioscopie afin que les trompes soient retirées sans avoir à toucher aux ressorts.
    Depuis je suis en convalescence et les suites opératoires sont bonnes.
    Au bout de deux mois je retrouverai une "vie normale" entourée de mon mari, de mes enfants et de ma belle famille ainsi que d'amis qui se sont rapprochés encore plus.
    Si j'ai un conseil à donner à toutes les femmes qui ne veulent plus donner la vie pour x raisons, l'hystérectomie est peut être une méthode radicale mais tellement plus naturelle et surtout plus de règles hémorragiques douloureuses et plus de moyens de contraception qui au final ne font que nous empoisonnés à petit feu !
    Merci pour votre attention
    Je reviendrai témoigner d'ici deux mois pour vous donner la suite de mon état de santé.
    Bon courage à toutes.
    Je vous écris du Var.

  • #21

    Sandrine Fougerouse Bonanno (jeudi, 19 janvier 2017 05:38)

    Bonjour
    Je me permet de témoigner car en lisant je me retrouve dans beaucoup.
    J'ai 40 ans et les implants sont en moi depuis février 2014
    Depuis baisse de libido combat avec moi même pour éviter de nouveau la boulimie et addictions alimentaires
    En 2015 Accident de travail du à une névralgie cervico brachiale droite puis qqs mois après luxation de l'épaule gauche
    2016 Retrait d'un kyste ovarien qui était censé me gêner au quotidien
    Fin 2016 fatigue et combat perpétuel pour garder mon pep's et monter une belle aventure professionnelle et je découvre des sites comme celui ci ou je découvre que ces implants me bouffent à petit feu et voilà maintenant je dois trouver et me les faire enlever rapidement je suis vers Lyon si vous avez des pistes de médecins Gynecologiques à l'écoute dans la région je suis preneuse et pouvoir se rencontrer pour peut-être monter un collectif et se soutenir COURAGE à toutes

  • #20

    Marielle L. (mercredi, 04 janvier 2017 11:17)

    Bonjour,

    je tiens ici à témoigner sur des événements liés à ma santé depuis la pose du système Essure. La pose en elle même s'est bien passée le 11 septembre 2008, sous décontractant (Atarax), sans anesthésie générale et sans aucune douleur, en 3 mn chrono, après 4 mois de réflexion "légale" respectée quant à l'irréversibilité de l'acte sur la stérilisation définitive.
    Personne ne m'a demandé en revanche si j'étais allergique au nickel. 3 mois après l'intervention, une échographie de vérification montre que les implants sont bien en place. Rapidement et pendant 5 ans je me retrouve avec des hémorragies inexpliquées à chaque règle, des ballonnements et douleurs pelviennes: suspicion de fibrome puis d'endométriose, rien de tout cela pourtant, vérifié suite à une hysteroscopie réalisée par le praticien qui m'a posé les implants Essure: résultat d'examen qui ne montre aucun problème à l'utérus en 2010.
    Les différents gynécologues mettent ces saignements sur le dos de la pré-ménopause (à 42 ans), ne trouvant aucune autre réponse. 5 années de fatigue liée aux saignements importants hémorragiques qui ne trouvent aucune explication. On me donne du fer pour compenser car ma ferritine descend à 7.
    En 2012, je vis mes premiers vertiges paroxystiques de positionnement, problème d'oreille interne écarté, je ne trouve donc toujours pas d'explication à ces symptômes... Rapidement et de manière chronique s'installent en parallèle des douleurs diffuses articulaires, ligamentaires et musculaires. J'ai des lombalgies inexpliquées avec des douleurs ligamentaires qui partent du bassin pour atteindre les lombaires. Je passe par des stades de fourmillements nocturnes dans les avant-bras très incommodants qui font croire à un problème de canal carpien, écarté après un électromyograme non révélateur.
    Je passe d'un kiné à un autre pour essayer de soulager ces douleurs diffuses. Diagnostic: tendinopathies diverses ( mes tendons d'Achille souffrent, certain matin j'ai l'impression d'avoir 70 ans, je dois déverrouiller mes articulations avant de pouvoir marcher correctement). Toutes les analyses de sang sont réalisées par mon généraliste pour écarter toute possibilité de maladies auto immunes, de diabète éventuel.
    Deux éruptions cutanées à quelques mois d'intervalle envahissent mon buste sans qu'aucun dermatologue ne puisse donner d'explication à l'examen clinique. Urticaire? On évoque même un double zona?!??? Rien de tout cela, aprés une petite semaine et des démangeaisons, l'éruption s'atténue puis disparaît après un simple traitement à l'alcool à 70 degrés. Encore une manifestation désagréable physique qui n'obtient aucune explication. Les douleurs chroniques sont de plus en plus présentes. Pas un jour ou une articulation ne se fait pas ressentir, je ne peux faire de sport sans avoir mal, passer l'aspirateur me créé des douleurs à l'articulation du coude.
    J'ai en ce moment des douleurs importantes aux épaules qui occasionnent des difficultés dans les gestes de la vie quotidienne, comme mettre un manteau !!!tout ceci n'est pas normal et doit pouvoir s'expliquer... Le 9 décembre 2016 a posé un nom à toutes ces douleurs inexpliquées depuis des années... ESSURE semble être responsable des douleurs inflammatoires qui envahissent sournoisement mon corps depuis des années.
    Suis je allergique au nickel qui m'envahit? Trop de symptômes communs concernent toutes ces femmes qui témoignent ici sur ce site et vivent les mêmes manifestations que moi depuis toutes ces années. Les douleurs s'amplifient au fil des mois, je peux enfin en trouver la cause et en parler. Ni mon généraliste, ni mon gynécologue ont émis le moindre doute sur mes affirmations et ressentis, sachant que je suis allergique à certaines boucles d'oreilles ou bouton de jean. Rendez vous pris avec un chirurgien obstetricien le 23 janvier, que va-t-il me proposer? Une salpingectomie, une Hystérectomie? Une chose est sûre, il faut m'enlever ESSURE, responsable de tous ces maux communs qui sont relatés de toute part sur les associations RESIST.ORG et Erin Brockovitch aux États Unis par des femmes ayant choisi ce système de stérilisation .
    Ma santé est en jeu et j'irai jusqu'au bout de mes témoignages pour prouver la dangerosité de ce système si tel était le cas

  • #19

    chrystel Mascart (mardi, 27 décembre 2016 17:00)

    bonjour, Suite à la diffusion d'un reportage à la télévision, je suis restée sans voix.
    J'ai posé Essure fin 2005 sur les conseils du gényco. Dès 2006, j'ai ressenti de fortes douleurs dans le bas du dos, puis dans les cervicales, au point d’être hospitalisée aux urgences gynécologique, mon médecin traitant suite à des radios s'inquiétant de la position de Essure (un derrière la colonne, l'autre replié sur lui-même), mais le gynécologue a estimé que "tout est normal" et m'a renvoyé vers le service de rhumatologie. Je suis sortie du CHU au bout de 5 jours ,sans vraiment d'explication à part une crise de rhumatisme, mais gavée d'antalgique. Depuis je ne cesse d'avoir des douleurs dans tout le corps , tendinite, épicondylite, douleurs articulaires, décharges électriques dans les doigts, dans la mâchoire,les vertiges, plus la fatigue, l'hypertension ,la dépression qui s'installe au fil du temps ... Quand on vous dit que c'est dans votre tête...j'ai vu tous les spécialistes , ( rhumatologue, neurologue, cardiologue) On me parle de fibromyalgie... Après le reportage, j'ai informé mon médecin traitant qui a réagit aussitôt en prenant un rdv chez un gynécologue ( j'y vais courant janvier), sachant que je suis allergique +++ au nickel et que jamais on ne m'a demandé avant la pose ! ..cela fait maintenant presque un an que je suis en arrêt maladie à cause de tout cela... Mais peut être que 10 ans de souffrance vont trouver une solution??
    merci de m'avoir permis d'avoir une lueur d'espoir....

  • #18

    Laurence G. (mardi, 13 décembre 2016 17:27)

    (...)J'ai ensuite les 2 tendons d'Achille qui se sont bloqués en même temps, des tendinites aux bras à répétition. Moi qui n'ai auparavant jamais été malade, je commence à voir des médecins régulièrement pour toutes sortes de MAUX, pour lesquels ils ne trouvent rien. Mes douleurs au ventre sont toujours là, moins régulières et toutes les autres douleurs ne font que s'ajouter sans jamais disparaitre. Le plus terrible c'est le mal de dos qui est survenu dans les mois suivant la pose et qui m'empêche de dormir plus de 6 ou 7h d'affilée. Outre le fait que je me réveille plusieurs fois pour changer de position, je me lève depuis 10 ans aussi fatiguée que lorsque je me suis couchée, avec l'impression que mon torse entier est dans un carcan de fer, je dit toujours que mon corps est un seul et même bleu, tellement j'ai mal partout. Depuis un an environ maintenant j'ai mal aux os du bassin, j'ai mal dès que je me penche en avant, pour ramasser quelque chose ou faire du jardinage. J'ai passé des radios et refais des analyses mais je n'ai toujours rien. Les autres symptômes: Douleurs dans les articulations, les cervicales, plus du tout de libido, douleurs lors des rapports (heureusement que mon mari se satisfait de peu car d'autres m'auraient déjà quitté, remarquez ça a faillit), Trouble de la mémoire, et j'en oublie certainement car je me suis habitué à beaucoup de choses depuis en me disant que je vieillissais très mal, j'ai restauré une maison avec mon mari et j'ai toujours mis tout ce qui m'arrivait sur le compte des travaux lourds et importants que nous avons effectués.
    Et la semaine dernière, en partant travailler, j'entends à la radio qu'il y aurait un problème avec les implants ESSURE , mais je suis dans la campagne et la radio ne passe par partout. Ce n'est que le soir que je cherche sur internet et découvre votre site.
    Et là...LA REVELATION, tout ce que je subis (et par rapport à certaines, dans une moindre mesure) viendrait de là, on ne me trouve rien, maintenant je sais enfin pourquoi !
    Tout les médecins, gynéco, ostéos, rumatho, magnétiseurs, énergéticiens et autres que j'ai vu pour rien, et pas un seul instant, comme une imbécile, je n'ai pensé à ces foutus implants. Je n'ai qu'une hâte désormais c'est de pouvoir trouver quelqu'un de confiance qui puisse me les retirer convenablement. Je ne sais pas si même enlevés, les symptômes pourront disparaitre, mais même s'il n'y en a qu'une partie, ça vaut le coup.
    Je vous remercie d'avoir ouvert un tel site d'avoir pris le temps de me lire, car cela fait du bien de pouvoir en fin s'exprimer sur ce sujet.
    Bon courage à toutes et diffusons le plus possible sur ce sujet.

  • #17

    kally (samedi, 10 décembre 2016 13:40)

    Bonjour,
    Hier, je roule en voiture et écoute les infos... Les laboratoires Bayer mis en cause pour les implants Essure.... Rentrée tard , je commence à chercher de quoi il s'agit sur internet, quels sont les symptômes, des témoignages. Aujourd'hui j'ai envie de pleurer tellement je me reconnais dans certains témoignages. Je vis avec Essure depuis 2012. Quelques mois après la pose des implants, ma gynéco me découvre un kyste à l'ovaire et me remet sous pilule pour essayer de le résorber, sans succès. Il faut donc opérer. Arrêt de la pilule et à partir de là, descente aux enfers: je sombre dans ce que les médecins appellent un trouble anxieux grave, avec hospitalisation en clinique psy (à ma demande) . Mes règles sont abondantes mais je me dis que c'est normal , qu'après des années de pilule , la "machine " doit se remettre en marche... à chaque cycle je replonge en "dépression". Ma gynéco trouve une solution à mon problème: être sous pilule 365 jours par an pour éviter ses "fluctuations". Et ça marche. Je reprends une vie normale mais... normale pour moi après ce que j'ai traversé mais avec douleurs aux ovaires (violentes) migraines, vertiges, acouphènes, douleurs articulaires. En lisant les témoignages du site depuis hier , je me rends compte que ces symptômes sont les mêmes que ceux d'autres femmes implantées. Je me disais que j'étais fragile et qu'il fallait que je me secoue . J'arrive à vivre comme ça, j'endure, mais maintenant je me demande .... il faut que je digère tout ça, le fait que je ne sois pas seule, que tous ces symptômes viennent probablement des implants et réfléchir à l'avenir pour savoir que faire ...

  • #16

    Martine M. (vendredi, 09 décembre 2016 21:36)

    Bonjour à toutes,
    J'ai moi aussi des soucis de santé depuis quelques temps (qui je me demande pourraient être en rapport avec la pose des implants que j'ai effectuée le 22.03.2014)
    Beaucoup de mes symptômes se retrouvent dans vos témoignages.
    Aujourd'hui je me demande si il ne vaux pas mieux les retirer , si ma gynéco accepte ... mais savez-vous comment cela se passe pour le retrait ?
    Merci

  • #15

    valerie b (vendredi, 09 décembre 2016 13:18)

    aujourd'hui, un mot sur mes maux qui durent depUis 2011..période ou on m'a placé ces essures à 41 ans et ou ma vie a changé.L'a pause s'est mal passée; et après examen de contrôle y'en a une qui n'apparait pas ms ma trompe parait bouchée) Je suis passée par pleins d'etapes à ce jours;;;;douleurs musculaires très importantes depuis le debut et pourtant inexpliquées par ts les examens prescrits ;j'ai eu meme un electromyogramme; ;;;; douleur pelvienne plus plus(echos, scanner) tt allait bien;;;regles hémorragiques et dereglement hormonal ( a tel point , que les medecis et moi meme, avons cru a une ménopause avancée bien sur negatve apres ts les tests);;j'ai aussi des moments ou mon cœur s'emballe; aout 2013 hospitalisée pour des tests cardiaques ou on m'a dit que c'etait surement nerveux ;;après avoir été prise pour une patiente "Dérangée" , j'ai fini par tomber en dépression en 2014.Aujourd'hui, ms mes maux sont tjs là et très amplifiés à ce jour;surtout au niveau de mon cycle(entre 15et 20 js);;;et de la transpiration qui peut etre genante et surtout cette sensation de froid qui me prends tjs en milieu de mon cycle et qui dure Une semaine; je n'osais meme plus en parler car les médecins n'ont jms voulu entendre que ça pouvait venir de mes essures(car , dés le depart de mes symptômes, j'en ai parlé)
    a ce jour, en ayant entendu l'info à la télé, j'ai pri contact dessuite avec ma gyneco; j'attends de la voir;
    comment faire pour vs contacter car j'aimerai pouvoir en parler de vive voix; avec vs
    cordialement; valerie

  • #14

    Sophie B. (vendredi, 27 mai 2016 16:13)

    Au départ une amie me parle de cette méthode qui à priori à l'air très bien quand on ne supporte plus les pilules, les patchs ou le stérilet et que faire à 40 ans quand on doit toujours prendre une contraception, me voilà donc entrain de prendre RDV chez la gynécologue (nous sommes en juillet 2012) qui est la seule a le faire dans ma ville, elle me pose" toutes" les questions sur ma vie personnelle si je suis en couple si tout va bien si réellement je ne souhaite plus d'enfants etc.....aucun question sur l'allergie au nickel, elle m'explique en quoi consiste l'intervention en ambulatoire. Je suis donc sereine et dis OK on y va c'est ce qu'il me faut. Intervention en juillet 2012, je sors en fin de journée et tout va bien, contrôle au 3ème mois tout va bien...et la vie suit son court....sauf que fin décembre 2012/début janvier 2013 je commence à être fatiguée mais je bosse pas mal avec pas mal de stress, je suis chef d'entreprise, donc visite chez mon généraliste prise de sang rien de particulier, 6 mois s'écoulent toujours pareil à cela se rajoute douleurs musculaires et articulaires qui ne partent jamais jour et nuit retour chez le généraliste radios RAS donc séances chez le Kiné pour dénouer tout cela Ok pendant 1 ou 2 jours les douleurs reviennent inlassablement j'essaie un ostéopathe, un naturopathe, avec des traitement aux plantes, et puis se rajoute la fatigue je me traîne je n'ai plus envie de rien j'ai l'impression que je commence une dépression l'enfer pour moi en 2015 commence l'envie de ne plus travailler et pourtant je dois j'ai des employés il faut que je sois là, les troubles de la mémoire, de la vision, l'absence de libido se rajoute aussi, jusqu'au jour ou mon conjoint me dis mais quand nous nous sommes rencontrés tu n'étais pas comme ça et LA le déclic effectivement quand nous nous sommes rencontrés j'avais le même travail, le même rhtyme de vis mais pas ESSURE, je discute avec mon amie qui me les avais conseillé et là à ma grande surprise nous nous découvrons des symptômes identiques nous voilà parti chacune de notre côté dans les RDV pour les faire enlever, entre temps j'avais fais une écho car j'avais des douleurs au bas ventre avec un ventre gonflé, et très mal aux hanches avec l'impossiblité de pouvoir me lever sans attendre de me "déverrouiller" donc un petit IRM mais rien à signaler et les Essure sont bien positionnés, puis je trouve des forums votre site donc je me dis le gynécologue ne me les enlèvera pas comme ça donc je prends RDV en 02/2016 chez allergologue pour test au nickel il me fait la totale en allergie Nickel positif je prends RDV de suite chez le gynécologue et je lui dis que je souhaite les retirer car je suis allergique au nickel sa réponse OK on les enlève rapidement (bizarre non !!!) elle me dit mais je ne comprends pas je n'ai jamais eu de retour peut-être une personne (ben oui c'est mon amie un mois avant) donc j'ai même pu choisir ma date fin avril pour une salpingectomie (ablation des trompes) et depuis le CAUCHEMAR est TERMINE, plus de migraines, plus de douleurs de hanches de dos, et une semaine après au petit déjeuner mon conjoint me dit "tu as vu ta tête ? tu n'as plus de cernes tu as l'air bien reposé" et Oui je n'ai plus aucunes douleurs.......TOUT VA BIEN....Alors est-ce que cela a un rapport avec l'allergie au nickel, au cobalt, au mercure ou autre...en tout cas Essure pas pour moi....

    Courage à toutes c'est un peu le parcours de combattante, mais vraiment cela vaut le coup.....Merci à votre site à tous les forums il faut que cela se sache....

  • #13

    Corinne (mercredi, 30 mars 2016 11:33)

    Bonjour à vous qui lisez ces quelques lignes, je m’appelle Corinne j’ai 41 ans et deux magnifiques enfants de 4 et 2 ans nés par césarienne. Des bébés que j’ai eu tard par choix et il n’était pas question d’en avoir d’autres. Lors de la visite post accouchement de mon 2ème j’ai fait part à mon chirurgien obstétrique de ma volonté de me faire ligaturer les trompes. Il m’a parlé de Essure en mettant en avant le côté non invasif pas d’hospitalisation etc etc
    Quand vous sortez d’une 2 ème césarienne le fait de ne plus se faire découper est plutôt une bonne chose. Je me suis fait posé le dispositif en juillet 2014. Au mois de septembre, je retournais aux urgences pour des règles hémorragiques. Dans la foulée je voyais mon chirurgien qui m’affirmait qu’il n’y avait pas de relation entre les deux évènements et que si j’avais des règles abondantes c’était plus dû à l’âge et donc je devais prendre une pilule pour doser mes hormones. Dans les mois qui ont suivi, j’ai eu des douleurs lombaires qui pouvaient s’expliquer par le fait que je portais mes deux enfants ( bébé dans la coque et grand aux bras car il avait un plâtre au pied). J’ai eu une sécheresse oculaire (j’ai un œil qui est enflé depuis maintenant 9 mois), mais qui peut s’expliquer par l’âge et ma correction oculaire ( j’en doute) . J’ai des pertes entre les cycles que ma gynéco ne s’explique pas donc je prends du fer, j’ai des acouphènes, des pertes de mémoires et un manque de concentration, un nodule thyroïdien et des nodules à surveiller dans la poitrine, bref moi qui n’étais jamais malade, je cours les rendez-vous médicaux. Je suis en congé parental et je n’ai plus d’énergie du tout. Je me lève le matin aussi fatiguée que le soir au coucher.

    Mais ce qui m’énerve avant tout c’est ce que j’appelle mon paradoxe Essure :

    - moi qui ne voulais plus d’enfant j’ai un ventre gonflé comme une femme enceinte de 6 mois
    - moi qui ne voulais pas d’opération, je vais repasser sur le billard pour une mutilation ( je ne trouve pas d’autres mots pour expliquer qu’on va m’enlever des organes sains)
    - moi qui voulais un dispositif simple je me retrouve à devoir choisir entre faire enlever uniquement les trompes ou comme c’est préconisé enlever aussi l’utérus.
    - Mon plus gros regret : avoir choisit la facilité sans me renseigner avant. Si j’avais fait quelques recherches j’aurais certainement fait un autre choix. Cette pose Essure qui était très simple, vire au cauchemar.

    Si vous lisez ces quelques lignes car vous cherchez une contraception définitive réfléchissez-y est ce que les petites incisions d’une coelioscopie ne valent pas plus qu’une lourde opération et des mois de douleurs ? Si vous êtes là car vous vivez la même chose, faite comme moi, faites circuler l’information. Les médecins et chirurgien sont très bons dans leur pratique mais dès que cela sort du champ de leurs compétences, ils ne savent plus. Ils ne savent plus comment agir ni quoi dire. Nous, nous nous regroupons pour démontrer que les mêmes effets conduisent aux mêmes conclusions. Nos témoignages convergent vers le même point Essure ne convient pas à toutes les femmes !

  • #12

    MumuAix. (vendredi, 25 mars 2016 10:50)

    24/3/2016 : Je viens de recevoir mes résultats d'ASTRALAB (recherches d'allergènes spécifiques au nickel dans le sang) qui sont négatifs. Donc, mon test cutané et mon test sanguin se sont avérés négatifs pour moi alors que je confirme que ESSURE m'a bien rendu malade. On peut souffrir des implants ESSURE SANS ETRE ALLERGIQUE au nickel.

  • #11

    Christelle R-G (lundi, 21 mars 2016 09:34)

    Je m’appelle Christelle et j’ai 40 ans.L’histoire entre Essure et moi commence lorsque mon 3ème stérilet Mirena ne me convient plus. J’ai à l’époque 36 ans et 2 enfants que j’élève seule. Je prends donc rendez-vous début 2012 pour une stérilisation définitive. Mon gynécologue m’informe qu’une nouvelle méthode est sur le marché, beaucoup plus sûre, plus rapide, plus efficace, bla, bla, bla.
    Alors je lui fais confiance, bien sûr, c’est lui le médecin. C’est ainsi qu’en juillet 2012 je me retrouve porteuse du système Essure, et de la mononucléose déclarée en août 2012 par la même occasion (étrange, cette maladie du baiser pour 1 maman solo ?).
    Je dois vous dire que je suis une fan des cours de fitness et que je passe en plusieurs heures chaque semaine (en 2012) en salle de sport. J’ai un travail physique (services/hôtellerie), je suis donc en excellente santé. Puis voilà que s’installent, en dehors des cycles menstruelles hémorragiques, douloureux et à rallonge, des symptômes : je découvre pour la 1ère fois de ma vie ce qu’est une vraie migraine, je me surprends à avoir des épisodes de somnambulisme, et des douleurs pelviennes, des mal de dos de plus en plus constants.
    Du coup, je vois régulièrement mon médecin traitant, qui m’envoie voir respectivement un neurologue, un rhumatologue, un radiologue, avec prises de sang et scanner du crâne. A cela se rajoute des échographies pelviennes et vaginale, des IRM du bassin. Et à mon grand regret, je prends environ 500 grammes par mois quoique je fasse (sport, limitation des graisses et sucres, cure de produit spécifique).
    Tout cela se passe sur une période de 2 ans environ. Et personne ne trouve rien ! A part l’usure anormale de mes 3 derniers disques lombaires, qui après d’autres tests de ma rhumatologue s’avère être « d’origine mécanique », et la présence d’anciennes et de nouvelles inflammations dans le bassin révélées par IRM ou scanner je ne sais plus. En cherchant bien, on trouve des varices dans mon utérus. Mais bon, avec des antidouleurs et des anti-inflammatoires, je rentre chez moi, et j’attends que ça passe…
    Entre temps, j’ai stoppé le sport totalement, car les douleurs lombaires et pelviennes sont trop intenses. Je ne peux plus, à cette période, courir ou marcher trop longtemps (la simple balade avec des grands-parents me fait souffrir). Je suis aussi très fatiguée, et ce dès le réveil, et ça dure depuis la pose des essures…( je fais pourtant des cures de magnésium, de vitamines, je fais attention à mon corps).
    Progressivement, d’autres symptômes arrivent : tics nerveux dans la paupière, dans les muscles des jambes, maux de tête très réguliers, sensation d’avoir le cerveau embrouillé, erreur de langage (comme pour Alzheimer), nausées, arythmies, urines foncées et malodorantes, douleurs et saignements pendant les rapports intimes, perte abondante de cheveux, et chaque effort musculaire me crée de nouvelles inflammations. Je pensais faire des otites nocturnes à répétition, mais mon tympan étant toujours clair, le Doc disait que c’était une inflammation intracrânienne qui faisait pression dessus. Je pense que j’en oublie.
    Sans compter que mes cycles menstruels se raccourcissent (de 23 à 26 jours en moyenne, avec des pertes hémorragiques sur 5 jours) et m’obligent à me gaver d’antidouleurs.
    Au fond de moi, je savais qu’Essure était en cause mais on m’avait bien prévenue : une fois mis en place, Essure ne s’enlève plus !! Alors que faire ??
    A force de recherches personnelles, je trouve le groupe « Essure France : Alerte ! ». Là je commence à me sentir moins seule (car bien sûr, j’imagine que mon médecin traitant a dû marquer en rouge sur mon dossier que je m’invente toutes sortes de symptômes juste comme çà). Je découvre que l’on peut demander un retrait, de manière chirurgicale.
    Retour chez mon gynécologue : Non, Madame G., Essure n’a rien à voir avec tout ça. On va faire des examens…(encore), qui révèlent toujours la présence de varices tapissant mon utérus. L’abondance des menstruations et les douleurs pelviennes pèseront dans la balance en ma faveur. Le Doc décide avec mon accord, une hystérectomie (ablation des trompes, de l’utérus et du col, pour ma part).
    Opérée le 22 janvier 2016, je vis comme une véritable libération cette ablation. AU REVOIR Essure !!
    Je REVIS. TOUS les symptômes cités plus haut ont disparu et je ne suis pas en train de vous vendre une solution miracle. Je n’ai pas encore repris le sport, mais j’ai déjà une nette amélioration.
    Il faut maintenant laisser mon corps récupérer d’une chirurgie et de l’intoxication dont il a été victime par Essure.

  • #10

    emilie (samedi, 19 mars 2016 15:10)

    bonjour, je me présente , emilie maman de 4 enfants , ne souhaitant plus prendre de contraceptif et ne plus avoir d'enfant , j'ai donc recherché une méthode contraceptive définitive , ayant une trouille bleu des anesthésie générale je me suis donc penché vers la méthode ESSURE ....déjà pour la pose on dit qu'on ne sent rien ben moi j'ai eu très mal ! limite je ne pouvais pas marcher a la sortie de l’hôpital ... les premiers jours des douleurs lombaires m'empêchait de dormir correctement et la je l'ai depuis 1an et j'ai des symptômes inexpliqué , mon doc a fait les examens nécessaire et pour lui je suis en bonne santé alors d’où vienne ma fatigue continuelle , ma perte de cheveux , mes vertiges , mes maux de tête et la liste est encore longue ....et là , il y a quelques jour je tombe sur article qui parle de ESSURE et je me reconnais complètement , la réponse a mes questions est la sous mes yeux ! du coup j'appelle mon gyneco qui me confirme que effectivement il a entendu parlé de ce problème et que mes symptômes sont exactement ceux évoqué avec ESSURE ....me voila fasse a une décision difficile , moi qui ne voulait pas d'AG ben je crois que je vais pas avoir le choix ... je pensais être tranquille ...ben non ...il m'a dit de prendre du recul de voir l'évolution et que si nécessaire bien on enlèvera tout ....

  • #9

    Stephanie (dimanche, 13 mars 2016 11:23)

    bonjour, j ai des implants essure depuis décembre 2013, j avais 34 ans, 3 beaux enfants et ne supportais aucune contraception. j avais meme du enlever en urgence un stérilet Mirena à cause d une réaction d intolérance très forte (tres proche de ce que je vis avec essure mais ca j allais le découvrir)
    fort de ces éléments le gynécologue ne m'a pas laissé le choix ce sera essure, pourtant je voulais une ligature classique et j avais parlé de mon allergie au nickel mais il m a répondu que ca ne posait pas de problème et n a meme pas fait de test!
    j ai posé les essure sous anesthésie générale, au réveil j avais de fortes crampes qui ont duré 3 mois et des règles hémorragique qui durent depuis
    j ai en permanence mal au pelvis mais d après le gynécologue ce n est pas essure !!!
    j ai commencé tres vite apres la pose à souffrir de fatigue chronique, de douleurs diffuses, d essoufflement, de migraine, mon immunité est faible je chope tous les microbes qui passent et on m'a diagnostiqué une depression !!!! le problème c est que je sentais bien que je n étais pas déprimée et je suis tombée par hasard sur ce site et là une révélation !
    j ai eu la chance de changer de médecin traitant au même moment et il a de suite fait le rapprochement entre mes symptomes et essure !
    maintenant commence mon combat pour enlever ces implants j espère en être vite débarrassée !!!

  • #8

    laetitia (jeudi, 10 mars 2016 20:36)

    Je m'appelle Laetitia,j'ai 37 ans,3 enfants.Mon dernier est né en avril 2013 c'était une 3 eme césarienne,j'ai donc décidé de faire la méthode essure,le gynéco m'a dit aucun souci .Le 29 novembre 2013 je me suis donc fait poser ces fameux implants.Ca s'est bien passé,peu de douleurs après,j'ai donc repris une vie normale.mais quelques mois plus tard j'ai commencé a faire des infections urinaires 5 ou 6 en un an,envie de pipi toute les 5 minutes,mycoses.Et là depuis quelques mois j'ai toujours quelque chose qui ne va pas,jambes lourdes,mal de dos,sciatique,perte de libido,règles toute les 3 semaines abondantes,bouffée de chaleur,manque de fer et j'en passe.J'aimerai trouver un gynéco qui me retire ces fameux implants,car celui qui me les a posé a changé d'hopital et son confrère n'a pas l'air de comprendre la situation.

  • #7

    MumuAix. (samedi, 05 mars 2016 19:45)

    Je m’appelle Muriel, j’habite à Aix-en-Provence, j’avais 38 ans, un enfant et aucun problème de santé notable à fin 2010 lorsque je me suis fait poser les implants ESSURE à Marseille sur les recommandations de ma gynécologue. Dès l’été suivant, j’ai ressenti de l’essoufflement lors de mes randonnées. Dès l’hiver 2011, une fatigue très lourde m’est tombée dessus ainsi qu’une chute brutale de ma libido que je n’ai quasiment plus jamais retrouvée. Pendant 4 ans les problèmes de santé se sont enchaînés : on m’a diagnostiqué une hypothyroïdie pour laquelle je prends du Lévothyrox ; on m’a opéré d’un nodule thyroïdien et on m’a enlevé la moitié de la thyroïde ; je suis tombée en dépression et je prends maintenant des antidépresseurs pour pouvoir me maintenir à l’équilibre ; les troubles de mes cycles se sont changés en ménopause précoce à 41 ans (alors que ma mère a été ménopausée à 55 ans !) si bien que je prends maintenant un traitement hormonal substitutif pour éviter les bouffées de chaleur et les insomnies. J’ai des problèmes neurologiques, notamment des pertes de la mémoire à court terme. J’ai eu des problèmes de dos très importants au point d’être paralysée chaque nuit par des douleurs atroces, les massages du kinésithérapeute ne me soulageant absolument pas. Je n’absorbe plus la vitamine B12 ce qui m’a valu une fibroscopie et une coloscopie de contrôle. J’ai une rhinite chronique avec des écoulements dans la gorge et des problèmes de voix très handicapants pour mon métier d’enseignante et j’ai dû me mettre à mi-temps. Je demande aujourd’hui une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé auprès de la MDPH pour pouvoir conserver mon mi-temps ! J’ai même eu des crises respiratoires ressemblant à de l’asthme. Sur un plan plus personnel, mon compagnon m’a quittée. De 2011 à 2014, j’ai suivi un véritable parcours du combattant allant de spécialiste en spécialiste (endocrinologue, psychiatre, neurologue, gynécologue, ORL, phoniatre, kinésithérapeute, échographiste, radiologue, podologue, gastroentérologue, pneumologue-allergologue, etc….) car je n’avais pas fait le lien avec les implants Essure que j’avais même quasiment oubliés et avec lesquels je n’avais pas fait le lien ! C’est lorsque j’ai eu un kyste de 5 cm à l’ovaire gauche à l’été 2013 que ma mère m’a demandé : « et si c’était tes implants ? ». Ma nouvelle gynécologue m’a indiqué un spécialiste des métaux lourds (à Meyrargues) qui m’a fait faire un test de chélation, prouvant que j’avais un taux de nickel dans les organes bien trop élevé. C’est avec ce papier et la lettre de cette gynéco que j’ai pu convaincre un chirurgien (de Marseille à l’Hôpital Européen) de m’enlever les implants Essure (celui qui me les avait posés à l’Hôpital Nord de Marseille ne voulait rien savoir !). Une première opération (hysteroscopie en décembre 2013) lui a permis de tirer l’implant gauche qui est venu tout seul car il avait quasiment glissé dans l’utérus ! Une deuxième opération (salpingectomie par cœlioscopie en mars 2014) a permis de retirer l’implant droit très mal positionné, trop haut dans la trompe. Après cette dernière opération, du jour au lendemain, je n’ai plus eu aucun problème de dos, j’ai pu quitter les semelles orthopédiques. Mon dosage de Lévothyrox qui n’avait cessé d’augmenter depuis 2011 s’est stabilisé immédiatement. Ma libido est revenue plus ou moins. Je suis toujours sous antidépresseurs et traitement hormonal substitutif et mes problèmes de voix sont malheureusement toujours là. Cependant, je me sens libérée et j’ai retrouvé un équilibre, même si j’ai eu la sensation de vieillir prématurément et très brutalement entre 2011 et 2014. Et ça se voit (poches sous les yeux, cheveux blancs, varices, prise de poids etc…) ! A fin 2014, j’ai voulu faire le test d’allergie au nickel que l’on ne m’avait pas demandé au moment de la pose des implants. Ce test s’est avéré négatif, ce qui montre bien que ce test cutané n’est absolument pas fiable pour prédire si l’on supportera ou non les implants. Je vais bientôt faire le test de recherche des allergènes au nickel dans le sang et vous tiens au courant.

  • #6

    Florbela (samedi, 05 mars 2016 08:55)

    Pose de Essure en juin 2011, à la suite de cela , règles abondantes voir hémorragiques,Je passe les détails, douleurs intenses alors que je n'en avais jamais eu.J'avais fait retiré le stérilet à cause de règles hémorragiques et lors du retrait tout était revenu à la normale.
    Environ 1 an après j'ai commencé à accumuler divers problèmes, vertiges, on m'a découvert une polypose nasale, dérèglement hormonal alors que j'étais stabilisée, mon ventre à commencé a gonfler, on me disait souvent enceinte, ventre hyper tendu et douloureux.
    Puis les infections urinaires à répétition.
    A chaque fois les médecins ont essayé de mettre cela sur la cause du vieillissement.
    Parfois je n'ai plus de règles, puis elles reviennent.Une prise de sang a été faite afin de voir si j'étais en pré ménopause, mais rien tout est normal...
    Puis des douleurs inexpliquées dans l’aine, qui irradient parfois la colonne et se propage aux genoux, enfin je ne sais plus ou j'ai mal tellement ça se propage.
    Je ne parle pas de mes problèmes oculaires, sécheresse des yeux, la mâchoire qui craque, enfin je trouve que cela commence à faire beaucoup....coïncidence cela a débuter après la pose de Essure .

  • #5

    Laetitia Brunelot (vendredi, 04 mars 2016 20:57)

    Bonjour je souhaite temoigner de mon experience essure....
    Depuis août 2011 date a laquelle j'ai essure la vie c est compliqué niveau santé....moi qui etait d une nature joyeux et qui voyait le verre toujours a moitie plein voila que je le voit a moitie vide....
    Depuis essure je suis anémiee, j ai des regles hémorragique je suis fatiguée et je suis passe par la depression (ca va un peu mieux) mais toujours des crises d angoisses qui surgissent d un coup sans aucun motif (aucun soucis particulier)des le reveil la boule qui serre la gorge est la et ne pars plus pendant quelque jours malgres les medicaments....des douleurs en milieu de cycle jamais ressenti avant des douleurs de poitrine comme si on m arraché la peau des douleur d aiguilles lancinantes qui partes du bas ventee jusqu'à sous les côtés un essoufflement excessif sans effort une prise de poids des demangeaisons et j en passe.....j ai l impression qu'on nous vend du rêve avec essure et des que les complications se prensentent l enfer commence car pour faire admettre les effets secondaires et pour enlever les essures cela releve du parcours du combattant nous sommes incomprise pas ecoute pourtant qui mieux que nous meme connaissons notre corps....

  • #4

    Sandrine M. (69) (vendredi, 04 mars 2016 20:43)

    Bonjour,

    après 3 enfants et une maladie auto immune, je suis allée voir mon gynécologue pour lui demander une ligature des trompes car je ne pouvais plus avoir d'enfants car trop de risques. Le gynécologue me dit qu'une ligature des trompes c'était à l'époque je cite et qu'aujourd'hui il y a bien mieux on parle pas de ligature des trompes mais on dit ESSURE ! ah bon, je ne savais pas, bref ce qui m’intéresse c'est de ne plus pouvoir être enceinte, alors il me dit . Oui, j'ai bien compris, donc désormais il n'y a besoin que d'une demi-journée et terminée c'est MAGIQUE lui ai je dit, pas de traitement ? pas de douleur ? et pas de risque pour la suite ou d'effets secondaires ? NON absolument PAS me dit il, je ne pose plus que ça et aucun soucis, OK alors allons y et après les 3 mois de reflexion j'en à la clinique le18 novembre 2015 et à 14h je suis chez moi, fatiguée mais sereine, puis quelques semaines passent et mon ventre gonfle comme un ballon jusqu'au jour ou la phrase fatale me parvient en pleine tête : TU ES ENCEINTE ??? ahhh non du tout, mais mon ventre grossissait de jour en jour, et j'ai commencé les pharmacies pour tous les traitements pour ballonnements, puis la migraine tous les soirs, et les yeux et le nez tellement sec qu'il saigne quotidiennement, et alors le soir il me prend des le coucher d'être congeler mais vraiment frigorifié même sous les couvertures et très habillés, le dos me fait mal et le pire c'est cette fatigue qui dépassent tout, je m'endors en faisant les devoirs de mes enfants, devant l'ordinateur, au téléphone et quand je m'allonge je pars pour 3 heures et j'ai très peur de m'endormir en voiture...lorsque j'ai appelé le gynécologue la secrétaire rit et me dit : comment pouvez vous croire tout ce qu'on dit sur essure c'est des pures conneries, et vos symptômes c'est autre chose c'est sur, alors éteignez votre écran et ça va passé....nous sommes en mars et je souffre de plus en plus, j'ai eu l'idée de voir l'allergologue qui m'a fait un test sur le nickel car il y a du nickel dans Essure, et bingo j'ai une grosse plaque dans le dos qui me gratte alors imaginez être allergique et avoir du nickel dans l'utérus, cela doit être un volcan et une inflammation incroyable mais mon gynécologue ne veut rien entendre pour me l'enlever, et je me sens emprisonnée et je n'ai rien demandé, non surement pas ces douleurs, cette souffrance et que le propre médecin qui m'a opéré refuse d'enlever ce qui m'a mis. Je voulais ma liberté et je suis emprisonnée par ESSURE. Je suis de Lyon et j'aimerais trouvé de l'aide car j'ai 2 enfants en bas âge et je dois les assumer car je n'ai pas de famille ici. Merci beaucoup.

  • #3

    Céline (vendredi, 04 mars 2016 20:41)

    Je m'appelle Lili, j'ai 43 ans, deux enfants de 12 et 14 ans.
    Après une grossesse non désirée à 41 ans, je décide d'opter pour une ligature des trompes.
    Quelques copines l'ont déjà fait, elles sont ravies. Je me lance

    La pose des ressorts Essure est réalisée en Mars 2015, en ambulatoire, sans anesthésie.
    J'étais ravie, super rapide, pratiquement indolore, enchantée par cette méthode.

    Cela n'a pas duré longtemps. Les douleurs post op ne m'ont plus jamais quittée ; elles se sont même développées de mois en mois.
    Grosse fatigue, douleurs aux ovaires, douleurs aux reins qui remontent dans le dos et la nuque, perte de cheveux, ventre hyper gonflé (adieu les petites robes).
    A cause de ces douleurs de dos, j'ai du arrêter de jouer au tennis, mes cours de cardio. Rendez vous chez l'ostéopathe, le podologue, soulagée sur le coup, mais les douleurs reviennent ...

    Mon cycle s'est raccourci, passant de 28 jours, (j'étais réglée comme une pendule) à 20 jours. Des cycles ultra douloureux, hémorragiques, très longs et extrêmement fatiguant.

    Je suis revenue 4 fois vers le chirurgien pour lui dire qu'il y avait un soucis avec les Essures.
    Sur les 3 premières consultations, il était catégorique : mes ressorts étaient bien placés, les trompes étaient bouchées, aucun de ces maux ne pouvaient provenir d'Essure.
    Les femmes sous Essure ne se plaignent jamais d'aucune douleur. C'était le retour d'un cycle sans contraception qui me déroutait, c'était l'âge qui bouleversait mon cycle, c'était le stress qui faisait tomber mes cheveux.

    A la 4 ème consultation, j'ai parlé des femmes américaines, des plaintes déposées, de la page Facebook aux USA (celle en France n'existait pas encore), des douleurs listées
    Le discours du chirurgien a changé ; peut être que je ne supportais pas le essures, selon lui il était peu probable que mes maux viennent de la, mais il était d'accord pour me les enlever.

    Opérée 9 mois plus tard, ablation des trompes (salpingectomie).
    Opérée sous coelioscopie. Une semaine d'arrêt. Une vraie libération !

    Plus de maux de dos, plus de douleurs aux ovaires, j'ai retrouvé un cycle normal, un flux normal, un ventre normal, fatigue envolée

    J'ai quand même un doute qui m'effraie : Essure free depuis maintenant 3 mois, j'ai des démangeaisons sur le corps. Aucune plaque, aucune rougeur, mais ça démange de temps à autre
    Je croise les doigts pour que les ressorts aient été enlevés correctement et que des débris n'aient pas été éparpillés lorsqu'il a sorti les ressorts.

    Pour toutes les femmes qui s'interrogent sur la ligature des trompes : NE SUTOUT PAS CHOISIR CETTE METHODE

    PS : j'ai interrogé mes amies sur la longueur de leur cycle : les 2 ont des flux plus importants mais gérables selon elles, l'une a une ménopause précoce mais n'a jamais envisagé que cela puisse venir des esssures. C'est souvent le cas, les femmes observent des modifications plus ou moins handicapantes et/ou douloureuses mais ne font pas le lien avec Essure

  • #2

    Osmont sylvie (vendredi, 04 mars 2016 15:18)

    Bonjour
    Je me suis faite posée essure le 12 janvier 2015. J'avais alors 34 ans.maman de 7 magnifiques enfants ,je n'en souhaitais donc plus.mais depuis ma vie à tourner au cauchemars.
    -douleurs musculaires et articulaires
    -règles très abondantes (qui se prolonge par des pertes très malodorante)
    -extrême fatigue qui m'empêche de m'occuper de ma famille comme il faudrait.
    -une absence totale de libido
    -maux de tête très douloureux
    -tremblement des mains
    -pertes de mémoires et beaucoup de difficultés à ne concentrer.
    -sinusite
    -et la plus grave de toute pour ma part,une grosse dépression dont j'ai du mal à sortir.
    Donc c'est avec beaucoup d'acharnement que je ferais le parcours pour pouvoir me les faire retirés et espéré retrouver une vie à peu près normal.J'ai peut être oublier certains symptômes étant donner que j'en cumule pas mal déjà.
    Merci de m'avoir lu.
    Cordialement
    Sylvie

  • #1

    Emmanuel KLEIN (mercredi, 02 mars 2016 11:44)

    Bonjour à toutes,

    Nous avons créé cet espace afin que vous puissiez partager vos expériences et témoigner des différentes péripéties rencontrées.

    Vos messages seront affichés dès validation par le modérateur du site (sous 24 heures maxi).

    Courage à toutes !

    Emmanuel KLEIN