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Christelle : je lui fais confiance, bien sûr, c'est lui le médecin

Je m’appelle Christelle et j’ai 40 ans.

L’histoire entre Essure et moi commence lorsque mon 3e stérilet Mir#na ne me convient plus. J’ai à l’époque 36 ans et 2 enfants que j’élève seule. Je prends donc rendez-vous début 2012 pour une stérilisation définitive.

Mon gynécologue m’informe qu’une nouvelle méthode est sur le marché, beaucoup plus sûre, plus rapide, plus efficace, bla, bla, bla.
Alors je lui fais confiance, bien sûr, c’est lui le médecin.

C’est ainsi qu’en juillet 2012 je me retrouve porteuse du système Essure, et de la mononucléose déclarée en août 2012 par la même occasion (étrange, cette maladie du baiser pour 1 maman solo ?).


Je dois vous dire que je suis une fan des cours de fitness et que je passe en plusieurs heures chaque semaine (en 2012) en salle de sport. J’ai un travail physique (services/hôtellerie), je suis donc en excellente santé. Puis voilà que s’installent, en dehors des cycles menstruelles hémorragiques, douloureux et à rallonge, des symptômes :

  • je découvre pour la 1ère fois de ma vie ce qu’est une vraie migraine,
  • je me surprends à avoir des épisodes de somnambulisme,
  • et des douleurs pelviennes,
  • des maux de dos de plus en plus constants.

Du coup, je vois régulièrement mon médecin traitant, qui m’envoie voir respectivement un neurologue, un rhumatologue, un radiologue, avec prises de sang et scanner du crâne. A cela s'ajoutent des échographies pelviennes et vaginale, des IRM du bassin. Et à mon grand regret, je prends environ 500 grammes par mois quoique je fasse (sport, limitation des graisses et sucres, cure de produit spécifique).
Tout cela se passe sur une période de 2 ans environ. Et personne ne trouve rien ! A part l’usure anormale de mes 3 derniers disques lombaires, qui après d’autres tests de ma rhumatologue s’avère être « d’origine mécanique », et la présence d’anciennes et de nouvelles inflammations dans le bassin révélées par IRM ou scanner je ne sais plus. En cherchant bien, on trouve des varices dans mon utérus. Mais bon, avec des antidouleurs et des anti-inflammatoires, je rentre chez moi, et j’attends que ça passe…
Entre temps, j’ai stoppé le sport totalement, car les douleurs lombaires et pelviennes sont trop intenses. Je ne peux plus, à cette période, courir ou marcher trop longtemps (la simple balade avec des grands-parents me fait souffrir). Je suis aussi très fatiguée, et ce dès le réveil, et ça dure depuis la pose des essures…( je fais pourtant des cures de magnésium, de vitamines, je fais attention à mon corps).

 

Christelle - mars 2016
Progressivement, d’autres symptômes arrivent : tics nerveux dans la paupière, dans les muscles des jambes, maux de tête très réguliers, sensation d’avoir le cerveau embrouillé, erreur de langage (comme pour Alzheimer), nausées, arythmies, urines foncées et malodorantes, douleurs et saignements pendant les rapports intimes, perte abondante de cheveux, et chaque effort musculaire me crée de nouvelles inflammations. Je pensais faire des otites nocturnes à répétition, mais mon tympan étant toujours clair, le Doc disait que c’était une inflammation intracrânienne qui faisait pression dessus. Je pense que j’en oublie.
Sans compter que mes cycles menstruels se raccourcissent (de 23 à 26 jours en moyenne, avec des pertes hémorragiques sur 5 jours) et m’obligent à me gaver d’antidouleurs.
Au fond de moi, je savais qu’Essure était en cause mais on m’avait bien prévenue : une fois mis en place, Essure ne s’enlève plus !! Alors que faire ??
A force de recherches personnelles, je trouve le groupe « Essure France : Alerte ! ». Là je commence à me sentir moins seule (car bien sûr, j’imagine que mon médecin traitant a dû marquer en rouge sur mon dossier que je m’invente toutes sortes de symptômes juste comme çà). Je découvre que l’on peut demander un retrait, de manière chirurgicale.
Retour chez mon gynécologue : Non, Madame G., Essure n’a rien à voir avec tout ça. On va faire des examens…(encore), qui révèlent toujours la présence de varices tapissant mon utérus. L’abondance des menstruations et les douleurs pelviennes pèseront dans la balance en ma faveur. Le Doc décide avec mon accord, une hystérectomie (ablation des trompes, de l’utérus et du col, pour ma part).
Opérée le 22 janvier 2016, je vis comme une véritable libération cette ablation. AU REVOIR Essure !!
Je REVIS. TOUS les symptômes cités plus haut ont disparu et je ne suis pas en train de vous vendre une solution miracle. Je n’ai pas encore repris le sport, mais j’ai déjà une nette amélioration.
Il faut maintenant laisser mon corps récupérer d’une chirurgie et de l’intoxication dont il a été victime par Essure.